"Le capitalisme de connivence, danger pour la croissance dans les pays en développement"

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Cette phrase sans fard a été prononcée par le gouverneur de la banque centrale indienne, lors d'une conférence lundi soir à Bombay, capitale économique et financière de l'Inde. Raghuram Rajan dénonce ainsi la collusion entre le pouvoir politique et des entreprises ou des individus qui, notamment par corruption, exercent une influence ou reçoivent des avantages.
Ancien économiste du Fonds monétaire international (FMI), Raghuram Rajan s'est fait connaître par son franc-parler qui détonne dans le monde mesuré des gouverneurs centraux. Et de poursuivre:
En substituant les intérêts privés à l'intérêt général, il "entrave l'expression démocratique", ajoute-t-il.
Ces propos font notamment référence au contexte indien. Pendant la campagne des législatives, le nouveau parti Aam Aadmi (l'homme du commun) a accusé le grand groupe énergétique Reliance Industries d'avoir tiré les ficelles politiques en coulisses (lien anglais), allégations que l'entreprise a systématiquement récusées.
La croissance en Inde est inférieure à 5% depuis deux ans, nettement sous les taux de 8% à 9% qu'elle enregistrait dans les années 2000 et qui lui sont nécessaires pour absorber l'arrivée de millions d'actifs chaque année sur le marché du travail.
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