La Fed maintient le cap de sa politique monétaire

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Le marché du travail ne s'est pas encore tout-à-fait remis, a dit Janet Yellen, mercredi 17 septembre.
"Le marché du travail ne s'est pas encore tout-à-fait remis", a dit Janet Yellen, mercredi 17 septembre. (Crédits : reuters.com)
La banque centrale des États-Unis a annoncé mercredi 17 septembre réduire de 10 milliards de dollars par mois ses injections de liquidités dans le circuit financier destinées à fluidifier le crédit et à soutenir l'activité. Elle maintient également qu'elle ne relèvera pas ses taux avant une période de temps "considérable".

Pas de changement de cap, comme prévu. À l'issue d'une réunion de deux jours à Washington, le Comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed a confirmé la réduction de 10 milliards de dollars par mois de ses injections de liquidités dans le circuit financier destinées à fluidifier le crédit et à soutenir l'activité.

À partir d'octobre, la Fed n'achètera plus que pour 10 milliards de bons du Trésor et pour 5 milliards d'actifs à long terme adossés à des créances immobilières, ce chaque mois.

Une activité économique en progression "modérée"

Si la conjoncture continue à s'améliorer, ce programme massif de rachats d'actifs lancé en septembre 2012 sera achevé "lors de la prochaine réunion" du FOMC dans un mois et demi, marquant la fin d'un troisième cycle d'assouplissement monétaire qui a fait gonfler le bilan de la Fed à des niveaux sans précédent.

La présidente de la Fed, Janet Yellen, a noté lors de sa conférence de presse, mercredi 17 septembre, que cela prendrait probablement "une décennie" pour que ce bilan (actuellement autour de 4.500 milliards de dollars), revienne à un niveau normal.

À l'appui de sa décision, la Fed relève que l'activité économique continue de progresser "à un rythme modéré".

Maintien du taux directeur proche de zéro

Pointant toutefois certaines faiblesses persistantes de l'économie américaine, la Réserve fédérale affirme qu'elle maintient son principal taux directeur proche de zéro, son niveau depuis fin 2008.

Elle réaffirme surtout qu'elle le conservera à ce niveau pendant une période "considérable" après la fin de son programme de rachats d'actifs. Janet Yellen a expliqué ce choix:

"Nous sommes à l'aise avec cette formulation étant donnée que les perspectives économiques ont peu changé par rapport à juin".

La Fed a jusque-là laissé entendre que la première hausse des taux - guettée avec anxiété par les marchés - devrait avoir lieu à la mi-2015.

"Sous-utilisation" des ressources sur le marché du travail

Pour justifier cette prudence, la Réserve fédérale pointe notamment une "sous-utilisation" des ressources sur le marché du travail américain, la "lente" reprise du marché immobilier et une inflation inférieure à son objectif à long terme (2%). "Le marché du travail ne s'est pas encore tout-à-fait remis", a dit Janet Yellen. Elle a souligné qu'à 6,1% le taux de chômage était encore "bien au-dessus" du taux indiquant le plein emploi soit entre 5,2% et 5,5%.

La Fed a d'ailleurs abaissé mercredi sa prévision de croissance économique pour 2014 et 2015. Le produit intérieur brut du pays (PIB) devrait ainsi progresser de 2,0% à 2,2% sur un an au dernier trimestre 2014.

      Lire aussi >> La Fed s'inquiète de la croissance mondiale en berne

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Commentaires
a écrit le 18/09/2014 à 15:56 :
Je lisais un article, il y a quelques mois, sur un travail d'estimation de la dette cumulée américaine, états, villes, prêts étudiants, perso, immobiliers ...
Le professeur ( d'économie) et ses élèves arrivaient à une somme très proche des
100 000 milliard de dollars, très au-dessus des chiffres officiels.
Je ne connais pas grand chose en économie, mais quand même, cela fait beaucoup pour par tête de "pipe".
J'aimerais que les experts de La tribune éclairent ma lanterne et surtout qu'ils aient le courage de fouiner dans ce genre d'études dérangeantes, plutôt que de nous faire avaler des stats arrangées. La tribune gagnerait beaucoup en crédibilité et en lecteurs...
Réponse de le 18/09/2014 à 19:41 :
dette publique + dette immo + dette conso (cartes, auto, études...) + dette des sociétés non financières, cela doit tourner autour de 50 000 milliards.
a écrit le 18/09/2014 à 13:18 :
Ah merde, mais la crise n'est donc pas dernière nous ? Mais on nous avait pourtant dit que tout irait mieux en 2015, heu non, 2014 ... ou 2013, à moins que ce soit 2012, .... peut-être 2011 ... :-| !!
a écrit le 18/09/2014 à 12:56 :
Bulle de subprimes sur les prets auto et les prets étudiants,lorsqu'ils exloseront la Fed sera obligée de racheter.S'ils remontent les taux,leur passif d'obligations pourries va exploser
a écrit le 18/09/2014 à 10:35 :
La Fed ne veut pas faire monter le dollar. Dommage pour les Européens qui croyaient bénéficier d'un euro plus faible.
a écrit le 18/09/2014 à 8:22 :
Monnaie de singe ... fuyez! ah mais non on ne peut pas on a que ça comme référence, trop dangereux de changer...
Pris dans le piège du dollar. Achetez de l'or et vite.

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