En 2015, Ebola pourrait coûter 809 millions de dollars au PIB cumulé des trois pays foyers

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Ebola, qui selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà tué plus de 2.460 personnes sur près de 5.000 cas détectées, n'est pas seulement une tragédie humaine. Son impact économique pourrait également être "catastrophique", a indiqué la Banque mondiale (BM) mercredi.
"Si le virus continue de se propager dans les trois pays les plus durement affectés - Sierra Leone, Guinée, Liberia - (...), son impact économique pourrait être multiplié par huit, infligeant un choc catastrophique à des Etats déjà fragiles", précise un rapport de l'institution.
Le produit intérieur brut cumulé des trois Etats pourrait en ce cas être notamment amputé de 359 millions de dollars en 2014 et de 809 millions en 2015. La croissance économique chuterait l'année prochaine de 11,7 point de pourcentage au Liberia et de 8,9 point en Sierra Leone, au risque de faire plonger ces deux pays pauvres en récession, calcule la BM.
Comme dans la quasi-totalité des précédentes épidémies mondiales (Sras, fièvre H1N1...), la peur, paralysant l'activité, serait le principal facteur de cette dégringolade:
L'institution, qui pointe également le risque de crise alimentaire, appelle la communauté internationale à mobiliser "plusieurs milliards de dollars" pour contenir l'épidémie. L'ONU a chiffré à 1 milliard de dollars (environ 770 millions d'euros) les fonds nécessaires pour enrayer l'épidémie.
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Pour leur part, les Etats membres de l'Union européenne apporteront 78 millions d'euros supplémentaires, a promis mercredi la commissaire européenne à l'Aide humanitaire, Kristalina Georgieva. Ces contributions nationales s'ajoutent aux quelque 150 millions d'euros déjà débloqués par la Commission européenne pour soutenir les trois pays les plus touchés.
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La France, avec dix millions d'euros, et le Royaume-Uni, sont jusque là les pays européens en première ligne.
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