"La bulle immobilière chinoise risque d'éclater bientôt"

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Un éclatement d'une bulle immobilière est dangereux, car l'investissement immobilier représente 15% du PIB de la Chine, et de nombreuses entreprises et collectivités locales ayant beaucoup reposé ces dernières années sur ce secteur risqueraient de voir leurs problèmes de surendettement révélés au grand jour, explique Mylène Gaulard, maître de conférences à la faculté d'économie de Grenoble.
"Un éclatement d'une bulle immobilière est dangereux, car l'investissement immobilier représente 15% du PIB de la Chine, et de nombreuses entreprises et collectivités locales ayant beaucoup reposé ces dernières années sur ce secteur risqueraient de voir leurs problèmes de surendettement révélés au grand jour", explique Mylène Gaulard, maître de conférences à la faculté d'économie de Grenoble. (Crédits : DR)
Crise du système bancaire, bulle immobilière, ralentissement de l'activité... L'économie chinoise est-elle aussi solide qu'affichée, et peut-elle évoluer vers un modèle davantage fondé sur la consommation intérieure que sur les exportations ? Mylène Gaulard, économiste, qui vient de publier "Karl Marx à Pékin" (éd. Demopolis), répond.

Pékin prépare un nouveau plan de relance pour soutenir son économie. La banque centrale chinoise va accorder un montant total de 500 milliards de yuans (62,8 milliards d'euros) de liquidités aux cinq principales banques du pays, relevait le Wall Street Journal, mardi 16 septembre. Mylène Gaulard, maître de conférences en économie, décrypte pour La Tribune les remises en questions de la Chine sur son système économique et les origines de ses difficultés.

La Tribune : Les plans de relance successifs sont-ils les signes d'un essoufflement de l'économie chinoise?

Mylène Gaulard : Ces plans de relance, mis en place par les autorités publiques, sont les réponses au ralentissement de l'économie chinoise. Depuis le fameux plan de 500 milliards de dollars de 2008, en pleine crise internationale des "subprimes", le gouvernement chinois s'inquiète sérieusement de ce fléchissement, avec une croissance du PIB qui était supérieure à 9% jusqu'en 2011 pour n'atteindre plus que 7,7% en 2012 et 2013.

Depuis l'été 2014, de nouveaux chiffres ne cessent de tomber, pour mettre en évidence un ralentissement de la production industrielle et des ventes au détail, pour une croissance du PIB inférieure à 7,5% prévue pour l'année 2014. Afin de limiter l'ampleur de ce ralentissement, l'objectif numéro 1 du gouvernement est d'encourager le développement de l'infrastructure nationale, avec ces dernières années un essor important du secteur ferroviaire et de la construction immobilière. Il cherche également à stimuler la consommation des ménages afin que le pays devienne moins dépendant des exportations.

Les 500 milliards de yuans de liquidités offertes aux 5 grandes banques commerciales sont dans le droit prolongement du prêt accordé par la Banque centrale à la China Development Bank en juillet dernier. Il ne s'agit pas tant ici de relancer l'économie que d'éloigner les risques de crise du système bancaire. Depuis le milieu de l'année 2013, ce secteur se confronte à de sérieuses crises de liquidité, avec des montées très dangereuses des taux de refinancement interbancaires.

La Chine veut-elle passer d'un modèle basé sur les exportations à un modèle reposant sur la consommation?

Oui. La Chine veut incontestablement passer à un modèle reposant davantage sur la consommation (les fameux "rêve chinois", ou bien "société harmonieuse" évoqués par les autorités), mais elle ne le pourra pas forcément. La volonté des autorités serait que le pays dépende moins de ses exportations en élargissant la taille du marché intérieur. En considérant que la consommation des ménages ne correspond qu'à 35% du PIB, l'un des taux les plus bas au monde, alors que l'investissement frôle les 50% du PIB, il risque effectivement d'y avoir un problème si les exportations ne sont plus suffisantes pour absorber la production excédentaire.

Or, depuis 2007, l'excédent commercial ne cesse de chuter, et n'atteint que 3% du PIB en 2013, contre 9% en 2007. Il y a un ralentissement économique international, et une hausse du coût de la main-d'œuvre chinoise, cela pèse sur la compétitivité de ses exportations. Il est impératif de pouvoir compter davantage sur la demande intérieure. D'où la réforme du système de protection sociale menée depuis le début de la décennie 2000, la hausse des salaires et notamment celle du salaire minimum, ainsi que les encouragements divers du gouvernement en faveur de l'activité économique interne.

Toutefois, il n'est pas certain que cela soit suffisant. De nombreux secteurs d'activités sont de plus en plus confrontés à des problèmes de surproduction, et surtout à des capacités de production oisives atteignant parfois 50% de l'ensemble des capacités. On peut craindre que l'augmentation des salaires ne pèse encore plus sur la compétitivité internationale de l'appareil productif chinois, et qu'une partie de l'activité encouragée aujourd'hui ne soit purement spéculative (cas de la bulle immobilière).

Justement, y a-t-il un risque d'éclatement de la bulle immobilière chinoise ?

Oui, elle risque d'éclater bientôt, d'où l'intérêt pour les autorités de maintenir le système bancaire sous perfusion. Les prix de l'immobilier sont passés d'une moyenne de 600 euros par mètre carré en 2000 dans une ville comme Pékin, à plus de 2000 euros en 2013. Cela fut permis par un essor spectaculaire des crédits bancaires (crédits accordés aussi bien par les banques officielles que par la finance informelle, le "shadow banking"), avec des prêts au secteur privé susceptibles d'être bien supérieurs à 200% du PIB.

Or, depuis la fin de l'année 2013 pour l'immobilier commercial et le début de l'année 2014 pour l'immobilier résidentiel, on observe un début de baisse des prix (avec 500 millions de mètres carrés de surface vacante, attendant d'être vendue, sur l'ensemble du territoire, il était évident que la hausse des prix, reposant un phénomène massif de spéculation, ne pouvait pas durer), marquant peut-être les débuts d'un éclatement extrêmement dangereux de cette bulle. Un éclatement dangereux, car l'investissement immobilier représente 15% du PIB de la Chine, et de nombreuses entreprises et collectivités locales ayant beaucoup reposé ces dernières années sur ce secteur risqueraient de voir leurs problèmes de surendettement révélés au grand jour.

Dans votre livre "Karl Marx à Pékin"*, vous expliquez que "la formidable croissance de la Chine la mène à cette crise inévitable" car "depuis 1949, sous l'étendard d'un socialisme usurpé, le capitalisme et son cortège de contradictions s'y renforcent toujours plus." Que voulez-vous dire?

La Chine n'a jamais présenté de caractéristiques "socialistes". La prise de pouvoir du parti "communiste" en 1949 n'a servi qu'à stimuler une sorte d'accumulation primitive, avec un développement massif de l'industrie et les débuts du processus d'urbanisation. Ce n'est qu'en 1979 que l'ouverture s'est effectuée, car le marché pouvait alors se passer progressivement de l'aide de l'État. L'Europe de l'Ouest a d'ailleurs connu un développement similaire de son mode de production capitaliste dès le XVe siècle, même si j'insiste dans mon livre sur les caractéristiques de la Chine, et notamment sur son "mode de production asiatique".

Or, des économistes aussi différents qu'Adam Smith, David Ricardo, Malthus, Sismondi et Karl Marx, montraient bien dès les XVIIIe et XIXe siècles, que ce mode de production était soumis à de profondes contradictions, qu'il s'agisse d'une baisse de la productivité du capital (en gros, il faut investir de plus en plus dans des biens d'équipement pour dégager de moins en moins de profits), ou de la déconnexion croissante entre l'offre et la demande.

Ces difficultés sont clairement à l'origine du ralentissement observé dans les pays "riches" depuis la décennie 1970, et elles commencent à être observées en Chine. Elles sont d'ailleurs à l'origine des activités spéculatives, dans l'immobilier et, plus modestement, dans la finance dans le cas de la Chine. En raison d'un manque de rentabilité de l'appareil productif, les investisseurs se tournent vers des secteurs de plus en plus spéculatifs à l'origine de bulles dont l'éclatement est de plus en plus violent.

*Karl Marx à Pékin, Les racines de la crise en Chine capitaliste", Paris, Éditions Demopolis, 2014.

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Commentaires
a écrit le 05/03/2015 à 13:38 :
La croissance Réelle en Chine en 2014 est parait-il loin de 7,5%, mais
plutot autour de 2 à 3%, comment expliquer que nous ne soyons pas informer ?
Effectivement, je comprends que la crise arrive en Chine et va nous tomber dessus
a écrit le 26/09/2014 à 22:37 :
N'importe quoi... a Pekin le prix de l'immobilier c'est plutôt de 600 euros a 6000 euros, voire 10 000 au centre ville de Pékin....passez plus de temps en Chine mademoiselle...
a écrit le 23/09/2014 à 9:11 :
600 le metre carre en 2000, 2000 en 2013, ca fait du 9.5% (grosso merdo) par an d'augmentation des prix de l'immobilier ca...pas de quoi crier a la bulle immobiliere...
a écrit le 21/09/2014 à 17:31 :
Elle écrit un livre sur la Chine apparemment mais elle ne sait même pas ce que veut dire "le rêve chinois"... Ce n'est pas la consommation mais le développement de la plus grande classe moyenne. Quand à parler de la politique chinoise depuis 1949 jusqu'en 1979, il faut être très fort pour oublier qu'il y avait deux puissances mondiales avec lesquelles elle est rentrée successivement en guerre...
Réponse de le 22/09/2014 à 9:25 :
Mmmh...Merci Dom pour cette intervention brillante et très intéressante!...parce que bien sûr, l'objectif économique d'un "développement de la plus grande classe moyenne" n'a strictement rien à voir avec un vague espoir de booster la consommation qui en a bien besoin dans ce pays! Tu crois donc que le but est de pouvoir tourner une version chinoise de "Desperate Housewives" dans une zone pavillonnaire flambant neuve de Pékin? Ce serait une intention charmante du gouvernement chinois, mais c'est pas avec ça que l'économie marche mon bonhomme.
Quant à parler de politique chinoise depuis 1949 jusqu'en 1979, et surtout de géopolitique des conflits armés, dont tu as l'air d'être un grand expert "apparemment", je ne vois pas très bien le rapport avec le sujet de l'entretien, je ne suis sans doute pas assez fort moi non plus...Merci quand même!
a écrit le 19/09/2014 à 20:53 :
C''est trop facile de dire -d'affirmer- que le systeme financier peut exploser par la " bulle immobilière"Il y a une chance sur 2 qu'on dit juste ou l'inverse et si cela arrive on se bombarde visionnaire en tant d'occidentale de pays capitaliste...donneur de leçon...
a écrit le 19/09/2014 à 15:19 :
depuis 5 ans, on parlait toujours le bulle immobilière en Chine, c'est plutôt un volontaire de l'occident, pas la vérité
a écrit le 19/09/2014 à 13:25 :
Je suis toujours stupéfait de voir comment on peut commenter les chiffres de la croissance chinoise sans discuter un instant de leur pertinence méthodologique ...
a écrit le 19/09/2014 à 11:47 :
Merci à la Tribune pour cet article qui change...
a écrit le 19/09/2014 à 11:14 :
Ce n'est pas une mauvaise chose d'étudier Marx encore aujourd'hui, surtout si l'on n'est pas révolutionnaire! La pensée marxiste n'est pas morte à mon avis, elle dort silencieusement. Pour qu'une pensée marxiste existe, il faut plusieurs conditions : la pensée dialectique, qui perçoit le monde sous forme de contradictions successives, est l'une d'entre elle. C'est un moyen très puissant de penser le monde, utilisé notamment pendant le moyen âge, par les moines philosophes et la scolastique chrétienne. Le matérialisme est une seconde condition : tout n'est que matière. Une troisième est de concevoir uniquement l'être humain sous son rapport au circuit de production. C'est sur ce point que notre époque à la plus de risques de sombrer à nouveau dans le marxisme. Il y a sans doute d'autres conditions... Si l'on change légèrement certaines conditions, on peut arriver à des résultats très différents, c'est le côté surprenant de la pensée marxiste, car si elle est géniale sous l'angle de l'analyse critique (Engels plus encore) elle est sur le fond très abstraite au regard des conditions concrètes d'existence!
a écrit le 19/09/2014 à 11:14 :
Ce n'est pas une mauvaise chose d'étudier Marx encore aujourd'hui, surtout si l'on n'est pas révolutionnaire! La pensée marxiste n'est pas morte à mon avis, elle dort silencieusement. Pour qu'une pensée marxiste existe, il faut plusieurs conditions : la pensée dialectique, qui perçoit le monde sous forme de contradictions successives, est l'une d'entre elle. C'est un moyen très puissant de penser le monde, utilisé notamment pendant le moyen âge, par les moines philosophes et la scolastique chrétienne. Le matérialisme est une seconde condition : tout n'est que matière. Une troisième est de concevoir uniquement l'être humain sous son rapport au circuit de production. C'est sur ce point que notre époque à la plus de risques de sombrer à nouveau dans le marxisme. Il y a sans doute d'autres conditions... Si l'on change légèrement certaines conditions, on peut arriver à des résultats très différents, c'est le côté surprenant de la pensée marxiste, car si elle est géniale sous l'angle de l'analyse critique (Engels plus encore) elle est sur le fond très abstraite au regard des conditions concrètes d'existence!
a écrit le 19/09/2014 à 11:12 :
Ça risque bientôt ! Oui mais c'est pas certain ! L'avis de cette jeune dame est très intéressant. Oui mais ça ne nous avance pas. Ça fait 10 ans qu'on parle de cette bulle. Il y aura une correction comme pour tous les marchés, oui...
a écrit le 19/09/2014 à 10:45 :
les bulles immobilières sont extrêmement nocives pour les économies, et de manière générale le prix des biens immobiliers est toujours trop cher (je vais créer des palpitations d'énervement chez certains en écrivant ceci, je précise que je possède à crédit mon appartement). Keynes disait peu ou prou, les taux d'intérêts sont toujours trop hauts, ce qui est un moyen de "purger" des excès de valeur d'un côté de l'économie. Ce faisant, on les déverse en fait dans l'immobilier! Ce qu'on gagne d'un côté, on le perd de l'autre....
a écrit le 19/09/2014 à 7:13 :
Quand on voit comment l'éclatement des bulles immobilières ont lessivé les économies des pays touchés, on ne que s’inquiéter. J'avais cru lire, il y a 3 ou 4 ans, que le gouvernement chinois avait prit conscience du danger et que des mesures avaient été prise contre cette plaie mortelle.
a écrit le 18/09/2014 à 22:45 :
La paradoxe n'est il pas d'attendre que la consommation intérieure se développe alors que jusqu'à présent l'essentiel de leur croissance provient de l'avantage compétitif des bas salaires? La bulle immobilière semble être de deux natures, à la fois une bulle classique d'envolée des prix par spéculation (et qui absorbe ce qui devrait servir à consommer) et une autre forme encore plus pernicieuse, celle de la construction de logements uniquement pour créer des rentrées fiscales pour les collectivités locales. Les sommes en jeu dépassent l'entendement, le crash sera à l'échelle du pays
a écrit le 18/09/2014 à 19:30 :
Encore du vent d'économiste à deux franc six sous car cela revient au même que prétendre qu'après la pluie vient le beau temps. Pourquoi tant d'économistes sont planqués dans des universités et pas plutôt dans des salles de marchés?
Réponse de le 18/09/2014 à 19:51 :
Bravo Michel. C'est vrai quoi marre de ces gars qui savent pas de quoi qui causent. Haa mouais j'propose des ces des gars comme touai qui faut qui y aillent dans les universites, pour leur apprendre a traider comme tout monde!
Réponse de le 18/09/2014 à 22:45 :
Et vous connaissez beaucoup d'économistes qui appuient leurs analyses sur Marx..?? Moi, pas. Alors, il est clair qu'il faut avoir de solides connaissances en gestion et ne pas se faire payer par les plus riches. C'est SON cas. Soit, beaucoup trop rare.
Réponse de le 19/09/2014 à 8:39 :
@Michel. On fait de l'économie dans les salles de marché ? C'est nouveau ça !
Réponse de le 24/09/2014 à 5:53 :
@Jane Golt

Cela vous étonne? On fait même de l'économie au marché de votre quartier.
a écrit le 18/09/2014 à 15:46 :
Excellent article. Rares sont les économistes à affirmer que la cause de la crise est un problème de contradiction interne situé au niveau de la production, et non pas au niveau de la gestion du système. Et à affirmer que c'est ce problème qui engendre la crise financière, et non l'inverse. Ce qui revient à dire que la spéculation financière est une solution à la crise (temporaiment, en attendant l'éclatement des bulles), alors que l'idée la plus répandue est que la spéculation a causé la crise.
Réponse de le 16/03/2015 à 15:42 :
Tout a fait d'accord avec vous cridel. La situation deviendras intenable.Le pire encore que rien ne bouge. La bulle immobilière a frene de l'augmentation du chômage sauf que cette bulle se dégonfle...
a écrit le 18/09/2014 à 14:03 :
Dans le monde entier il y a des bulles immobilières...Sauf en France !
Vive nos médias, j'imagine aisement que pour un média chinois il y a une bulle immobilière en France et pas en Chine...
Réponse de le 18/09/2014 à 14:18 :
ah oui, c'est vrai. on ne peut parler que des failles de la France. à l'international, comme en France. la France est le souffre-douleur du monde et des Français.
a écrit le 18/09/2014 à 14:01 :
mon labo XANAX et compagnies vont devenir très très riches mais mon teinturier est pauvre!!!!!
a écrit le 18/09/2014 à 13:55 :
Le plan de relance n'était pas de 500 Mds de yuan mais de dollars.
a écrit le 18/09/2014 à 13:54 :
Félicitation à la Tribune de ne pas nous resservir la soupe des mêmes éternels économistes "de référence" comme savent si bien le faire les chaines de TV. Sans doute cette enseignante d'université n'est-elle pas assez télégénique pour eux?
Réponse de le 19/09/2014 à 8:43 :
Elle est pourtant très jolie.
Réponse de le 23/09/2014 à 9:51 :
Serieusement? un commentaire comme ca passe vos criteres de selection?...
a écrit le 18/09/2014 à 13:38 :
J'avais déjà laissé ici un lien vers une de ses conférences qui décapent car son analyse est claire, nette, et beaucoup trop précise pour les spéculateurs et zinvestisseurs. Merci à La Tribune de prendre cette dame en compte : elle, elle risque de ne se tromper pendant très longtemps.
a écrit le 18/09/2014 à 13:37 :
Alors attendons de voir la bulle exploser pour en tirer des leçons".La bulle ,la bulle" comme disais pépin dans mon enfance.En définitive ça ne feras qu'un petit Pschitt.
a écrit le 18/09/2014 à 13:34 :
Avec la mondialisation :La chine va augmenter les impôts sur le revenu de 15 % et pour ce faire être obliger d'augmenter le prix de l'exportation à l'étranger proportionnellement de la même manière .Par effet domino va nous augmenter (dette) le prix des produits dans les pays importateurs .Et qui payent ?Ceux qui achètent des produits bas coût car pas les moyens de faire autrement .La question est :Qui profite l'éclatement ?
Réponse de le 18/09/2014 à 22:27 :
En même temps, trouvez-vous qu’il soit normal que notre niveau de vie dépende d’esclaves à l’autre bout du monde ? Ce ne serait qu’un juste rétablissement des choses.

La mondialisation n’a aucun sens si elle ne se fait pas à armes égale. Ce ne peut être qu’une bonne nouvelle que les salaires chinois augmentent.

Dans le même temps, notre mode de vie est incompatible avec la planète. Il ne sera pas possible de le généraliser aux chinois et aux indiens par exemple. Alors, que fait-on ?
Réponse de le 23/09/2014 à 9:28 :
Option 1 : Extermination (epidemie, guerre) d'une large partie de la population humaine. (pas tres populaire, mais en partie en cours)
Option 2 : Exploration spatiale pour des nouvelles resources (programme un peu a la bourre, et resultats incertains).
Option 3 : Controle des naissances (tres peu populaire, et difficile a appliquer a grande echelle)
Option 4 : appropriation des resources par les "0.1%" de la planete qui a le pouvoir de le faire et maintien des "99.9%" restant sous forme d'escalavage moderne masque par une votocratie illusoire, et ce avec la collaboration des plus hauts 5% des 99.9% qui sont ok pour juste manger les miettes des 0.1%. (en cours...)
a écrit le 18/09/2014 à 13:20 :
Bonne analyse, avec la remarque succincte sur le ralentissement en occident.
a écrit le 18/09/2014 à 12:58 :
Bel article. Belle professeur

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