Ebola : le FMI promet 130 millions d'euros aux trois pays les plus frappés

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Sur le plan sanitaire, l'épidémie a fait au moins 2.917 morts en Afrique de l'Ouest sur 6.263 cas détectés, selon le bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Sur le plan sanitaire, l'épidémie a fait au moins 2.917 morts en Afrique de l'Ouest sur 6.263 cas détectés, selon le bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). (Crédits : reuters.com)
Cette aide d'urgence s'ajoutera aux programmes d'assistance du Fonds dans ces trois pays et servira à couvrir partiellement les "trous" budgétaires creusés par Ebola et estimés à 100 millions de dollars pour chacun d'entre eux.

De nouvelles aides. Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé vendredi une enveloppe supplémentaire de 130 millions de dollars en faveur des trois pays les plus frappés par Ebola (Guinée, Liberia, Sierra Leone) qui bénéficient déjà de plans d'aide de l'institution.

"Si elle n'est pas maîtrisée, l'épidémie va effacer les avancées que ces trois pays ont réalisées au cours des récentes années", a mis en garde la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, citée dans un communiqué.

La plus grande partie de cette rallonge budgétaire (49 millions de dollars) sera versée au Liberia, le montant restant étant à peu près équitablement réparti entre la Sierra Leone et la Guinée, selon le communiqué.

Couvrir les "trous " budgétaires causés par Ebola

Cette aide d'urgence s'ajoutera aux programmes d'assistance du Fonds dans ces trois pays et servira à couvrir partiellement les "trous" budgétaires creusés par Ebola et estimés à 100 millions de dollars pour chacun d'entre eux, indique le FMI.

"Des soutiens supplémentaires (...) de partenaires bilatéraux et multilatéraux sont nécessaires pour éviter de douloureuses mesures d'ajustement et préserver la stabilité macro-économique", a estimé Christine Lagarde.

Le 25 septembre, la Banque mondiale a quasiment doublé son aide d'urgence, de 230 à 400 millions de dollars (315 millions d'euros), tandis que la communauté internationale réunie à l'ONU à New York était appelée à faire plus pour enrayer l'épidémie.

Croissance économique affectée

Selon le FMI, Ebola pourrait faire perdre cette année jusqu'à "3,5 points de pourcentage" à la croissance économique en Sierra Leone (contre 11,3% prévus actuellement) et au Liberia (par rapport à 5,9%) et "1,5 point" en Guinée (contre 3,5% attendus).

"On commence à voir un certain impact dans les pays voisins. Cela ne fait aucun doute qu'il y a par exemple un recul du secteur touristique en Gambie ou au Sénégal en raison d'une forme de réaction de panique", a indiqué à l'AFP Antoinette Sayeh, directrice du département Afrique au FMI.

Sur le plan sanitaire, l'épidémie a fait au moins 2.917 morts en Afrique de l'Ouest sur 6.263 cas détectés, selon le bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

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Commentaires
a écrit le 28/09/2014 à 0:54 :
Des promesses de politiciens
Il faut etre le dernier des neuneus pour ne pas comprendre qu on aurait du mettre le paquet depuis 2 mois
Quand les morts se compteront pas 100 de milliers on cherchera peut être les responsables
Misères d élites imcompetante
a écrit le 27/09/2014 à 19:52 :
Je n'arrive plus à suivre , j'ai lu que les frappés coutent 7 à 10 $millions/jour !
a écrit le 27/09/2014 à 18:17 :
C'est surprenant de ne voir aucun commentaire ici !! Pas un pilote air France ... Plusieurs vols Conakry annules depuis le 15 septembre suite à la grève inique des seigneurs du ciel : Lors de cette grève des pilotes de la compagnie Air France, la plus longue depuis celle de 1998, plusieurs polémiques sont nées sur la méthode de calcul du pourcentage de pilotes grévistes, donc de vols annulés. Le staff du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) n'aurait-t-il pas faussé involontairement les chiffres ? En effet, ses principaux dirigeants n'ont pas été comptabilisés comme grévistes puisque, selon plusieurs recoupements, ils ne se sont presque jamais déclarés en arrêt de travail auprès de l'entreprise. Ils ont ainsi évité les pénalisations financières afférentes déduites de leurs salaires. Pas de petit profit même quand on fait perdre près de 300 millions d'euros à son employeur.

Un jour de grève pour un pilote se traduit sur la feuille de paye mensuelle par la déduction d'un trentième de la rémunération fixe mais surtout par la suppression des primes à l'heure de vol qui représentent 75 % du salaire. Comme dans toute entreprise privée, les représentants syndicaux ont droit à des jours de délégation. Ils sont payés - et même très bien à Air France - puisque le forfait appliqué crédite 6 heures de vol par jour, soit 105 heures par mois, ce qui correspond d'ailleurs aux plus gros salaires des navigants de la compagnie, de l'ordre de 28 000 euros mensuels.

Optimisation maximale

Les dirigeants du SNPL Air France ont utilisé toutes les ficelles pour éviter le moindre manque à gagner lors du conflit. Le président Jean-Louis Barber, par exemple, n'a déposé aucun jour de grève. Il a d'abord fait état de jours de délégation qu'il a annulés ensuite. Antony Poilliot, le vice-président, en combinant des jours où il n'était pas programmé en vol et d'autres posés comme repos, a réussi à ne se voir débiter qu'un seul jour de grève. L'optimisation est maximale chez Jean-Marcel Julien, le secrétaire général, et François Désenfant, un ancien président, qui combine astucieusement congés annuels et jours de repos. Guillaume Schmid, porte-parole du SNPL, a de la chance car la grève correspond à une période de formation et il n'a eu à déclarer aucun jour d'arrêt.

Paradoxalement, les dirigeants du Syndicat des pilotes d'Air France (SPAF), minoritaire (12% aux élections contre 72% pour le SNPL), sont meilleurs joueurs et ont tous déclarés leurs jours de grève, perdant ainsi une grande partie de leurs salaires.

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