Le Banque du Japon poursuit son rachat d'actifs

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Le gouverneur de la BoJ, Haruhiko Kuroda, a reconnu devant le Parlement que l'économie mettait du temps à se remettre de la hausse de la TVA de 5 à 8%.
Le gouverneur de la BoJ, Haruhiko Kuroda, a reconnu devant le Parlement que "l'économie mettait du temps à se remettre" de la hausse de la TVA de 5 à 8%. (Crédits : reuters.com)
La banque centrale a voté à l'unanimité le maintien de sa politique de stimulation monétaire instaurée en avril 2013 et qui se traduit par des rachats d'actifs de 60.000 à 70.000 milliards de yens par an (437-510 milliards d'euros).

L'impact de hausse de la TVA sous-estimé. La Banque du Japon (BoJ) a reconduit mardi à l'identique sa politique d'assouplissement monétaire face à une "reprise modérée", mais a nuancé son diagnostic globalement optimiste en pointant des signes de "faiblesse". Dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion, la BoJ écrit :

"L'économie japonaise continue de se redresser modérément mais il y a des signes de faiblesse dans la production [...] après le relèvement de la TVA"

L'institution reconnaît de ce fait l'impact de l'entrée en vigueur début avril d'une taxe sur la consommation à 8%, contre 5% auparavant. Le gouverneur de la BoJ, Haruhiko Kuroda, qui avait exceptionnellement interrompu la réunion dans la matinée pour s'exprimer devant le Parlement, a reconnu à cette occasion que "l'économie mettait du temps à se remettre" de cette mesure fiscale.

Jusqu'à 500 milliards d'euros de rachats d'actifs par an

Pour autant, il a estimé qu'"un cercle vertueux" était enclenché et que l'archipel avançait lentement mais sûrement vers une inflation à 2%, l'objectif fixé par la banque centrale, malgré le ralentissement observé au mois d'août.

Haruhiko Kuroda a donc écarté pour l'heure tout nouveau geste de soutien. Le comité de politique monétaire va continuer à augmenter la base monétaire au même rythme, c'est-à-dire d'un montant de 60.000 à 70.000 milliards de yens par an (435 milliards à 500 milliards d'euros), principalement via l'acquisition d'obligations d'Etat.

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Commentaires
a écrit le 07/10/2014 à 11:44 :
On peut déjà, depuis longtemps, parler de BBC. Bad Banques Centrales...

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