Ce jour est à marquer d'une pierre blanche pour les Tunisiens, qui devaient choisir leur président, près de quatre ans après la chute du régime de Zine Ben Ali. Près de 5,3 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes dans une cinquantaine de bureaux de vote, qui étaient ouverts jusqu'à 18h dimanche 23 novembre pour ce scrutin qui doit achever de doter la Tunisie d'institutions élues pérennes, une exception dans la région.
C'est en effet la première fois que les Tunisiens pouvaient voter librement pour leur chef d'Etat. De son indépendance en 1956 jusqu'à la révolution de 2011, le pays n'a connu que deux présidents: Habib Bourguiba, déposé le 7 novembre 1987 par un coup d'État de son Premier ministre Ben Ali. Ce dernier est resté président jusqu'à sa fuite en Arabie saoudite le 14 janvier 2011.
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Beji Caid Essebsi, qui a occupé de hautes fonctions sous l'ère Ben Ali et dont la formation politique est arrivée en tête aux dernières élections fait figure de favori, comme Moncef Marzouki, le président sortant. Sur les 27 candidats en lice, on compte également Hamma Hammami, figure de proue de la gauche, le richissime homme d'affaires Slim Riahi ainsi que Kalthoum Kannou, magistrate et seule femme candidate.
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