Béji Caïd Essebsi, favori de l'élection présidentielle en Tunisie

 |   |  217  mots
Beji Caid Essebsi, qui a occupé de hautes fonctions sous l'ère Ben Ali et dont la formation politique est arrivée en tête aux dernières élections fait figure de favori, comme Moncef Marzouki, le président sortant.
Beji Caid Essebsi, qui a occupé de hautes fonctions sous l'ère Ben Ali et dont la formation politique est arrivée en tête aux dernières élections fait figure de favori, comme Moncef Marzouki, le président sortant. (Crédits : reuters.com)
Les bureaux de vote ont ouvert dimanche 23 novembre en Tunisie pour le premier tour de la présidentielle, près de quatre ans après la chute du régime de Zine Ben Ali. C'est la première fois que les Tunisiens pouvaient voter librement pour leur chef d'Etat.

Ce jour est à marquer d'une pierre blanche pour les Tunisiens, qui devaient choisir leur président, près de quatre ans après la chute du régime de Zine Ben Ali. Près de 5,3 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes dans une cinquantaine de bureaux de vote, qui étaient ouverts jusqu'à 18h dimanche 23 novembre pour ce scrutin qui doit achever de doter la Tunisie d'institutions élues pérennes, une exception dans la région.

C'est en effet la première fois que les Tunisiens pouvaient voter librement pour leur chef d'Etat. De son indépendance en 1956 jusqu'à la révolution de 2011, le pays n'a connu que deux présidents: Habib Bourguiba, déposé le 7 novembre 1987 par un coup d'État de son Premier ministre Ben Ali. Ce dernier est resté président jusqu'à sa fuite en Arabie saoudite le 14 janvier 2011.

Une femme candidate

Beji Caid Essebsi, qui a occupé de hautes fonctions sous l'ère Ben Ali et dont la formation politique est arrivée en tête aux dernières élections fait figure de favori, comme Moncef Marzouki, le président sortant. Sur les 27 candidats en lice, on compte également Hamma Hammami, figure de proue de la gauche, le richissime homme d'affaires Slim Riahi ainsi que Kalthoum Kannou, magistrate et seule femme candidate.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 23/11/2014 à 17:09 :
Quelles que soient ses orientations, le prochain gouvernement doit jouer, en priorité, un rôle crucial pour sauver l'économie nationale d'une forte éventualité de défaillance avant d'examiner la question de sa relance. Pour y parvenir, une série de réformes conjoncturelles et structurelles s'impose en dépit du flou qui plane sur le paysage politique. Les Tunisiens vont soutenir, dès le 1er tour de la présidentielle, la candidature de Caïd Essebsi, seul homme capable de sauver la Tunisie du risque de retour en arrière Le principal objet de crainte des Tunisiens est de voir ce projet s'assombrir de nouveau par l'arrivée d'un candidat de la tendance islamiste tel que le président provisoire sortant, Moncef Marzouki, dont les idées sont très proches de celles des salafistes et de la milice des Ligues de protection de la révolutions (LPR) dissoutes par jugement du tribunal. Mais les Tunisiens ont retenu la leçon des élections de 2011. Ils doutent fortement de la sincérité et de la droiture des politiques qui ont utilisé leurs voix en 2011 à des fins personnelles. Le passage d'opportunistes au pouvoir a laissé une trace trop désastreuse dans l'histoire politique postrévolutionnaire. Kalthoum Kannou – qu'elle-même veuille le dire ou pas – est à l'opposé de ce que les islamistes d'Ennahdha et autres machismes tunisiens, affichés ou tus, souhaitent établir en Tunisie. Les scores du 23 novembre 2014 importeront peu. Que Kalthoum Kennou atteigne ou n'atteigne pas le second tour de la présidentielle importera peu, également. La signification de la candidature de cette femme la place bien au-dessus de ces considérations politiciennes ou partisanes et bien au-dessus du lot des 26 autres concurrents. C’était également un message pour le monde, qui démontre que la révolution n’a pas seulement apporté la liberté d’expression, mais qu’elle a permis aux femmes de s’ouvrir à la politique. Il est important de réformer les mentalités pour réaliser pleinement l’égalité entre les hommes et les femmes au pays de Tunisie
a écrit le 23/11/2014 à 15:34 :
Quel intérêt?
Réponse de le 23/11/2014 à 17:11 :
Qui êtes vous ?
Réponse de le 23/11/2014 à 21:16 :
Sebssi = ben Ali
a écrit le 23/11/2014 à 11:02 :
Espérons que les Tunisiens vont aller vers plus d’indépendance et de souveraineté. Je sais qu’une députée du parti du président sortant, M. Moncef Marzouki, concurrent de Béji Caïd Essebsi, avait voulu remettre en cause la « dette odieuse » tunisienne contractée dans la passé par Ben Ali. Voir ici l’article : upr.fr/actualite/monde/tunisie-fmi-ben-ali . Quelle est la position du favori Béji Caïd Essebsi sur ce sujet ?
Réponse de le 23/11/2014 à 17:49 :
Le 16 avril 2014, les députés européens ont approuvé à une large majorité le prêt « d’assistance macrofinancière » de 300 millions d’euros à la Tunisie. Cette décision contribue à faire perdurer une situation illégitime alors que la seule attitude responsable etait de décréter un moratoire sur le remboursement de la dette tunisienne afin de permettre à ce pays de réaliser un audit pour identifier et annuler sans condition les dettes odieuses et illégitimes Les forces démocratiques et progressistes tunisiennes qui se sont battues pour que ce prêt soit libre de toute conditionnalité portant préjudice aux intérêts vitaux du peuple tunisien et qui risque d’aggraver une situation déjà assez précaire. C’était constitué en une quinzaine de réseaux et organisation européenne amis de la Tunisie. La Tunisie aurait pu avoir un meilleur soutien, afin de soulager la contrainte des conditionnalités, si les partis politiques, organisations syndicales et les organisations tunisiennes avaient décidé de bouger en ce sens.
a écrit le 23/11/2014 à 10:16 :
5 000 000 d'électeurs,50 bureaux de vote,soit 100 000 électeurs par bureau?
Réponse de le 23/11/2014 à 17:23 :
10942 Bureaux de votes. Celui qui a écrit l'article est un amateur.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :