Diversifier ses placements. Tel est l'objectif d'Oslo qui a, dans ce but, annoncé mardi 2 décembre envisager que son fonds de pension public, le plus gros fonds souverain au monde, puisse à l'avenir investir dans les infrastructures. Alimenté par les revenus pétroliers du pays et pesant quelque 6.067 milliards de couronnes (697 milliards d'euros), le fonds doit être investi hors de Norvège en actions à hauteur de 60%, obligations (35%) et dans l'immobilier (5%) selon l'actuel mandat confié à la banque centrale norvégienne.
Le ministère des Finances a fait un pas vers en ce sens —alors que cette diversification est prônée depuis longtemps par les gestionnaires du fonds afin d'accroître son rendement— en annonçant mardi qu'il allait consulter la banque centrale et le conseil stratégique du fonds pour examiner la possibilité d'investir également dans les infrastructures non cotées en Bourse.
Une augmentation de la part de l'immobilier, qui ne représente encore dans les faits que 1,3% des actifs, sera aussi envisagée, a indiqué le ministère dans un communiqué. Si une diversification dans les infrastructures était finalement recommandée —comme tout semble l'indiquer—, une décision interviendrait au printemps 2016.
À lire également
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS
Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne
Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir
Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France