Ainsi, un présentateur à la télévision d'État saoudienne a annoncé la mort du dirigeant saoudien, après 10 ans de règne. Salmane Ben Abdel Aziz, prince héritier depuis juin 2012 lui a directement succédé. Il s'est placé sur le devant de la scène ces dernières années, présidant souvent le Conseil des ministres et représentant à l'étranger le roi Abdallah qui, du fait de sa santé fragile, avait considérablement réduit ses activités publiques.
Il était aussi premier vice-Premier ministre, poste obtenu en même temps que celui d'héritier du trône en 2012 à la mort de son frère Nayef. Il cumulait également les fonctions de ministre de la Défense depuis octobre 2011.
Le prince Salmane a multiplié les visites en Occident et en Asie, ajoutant une stature internationale à sa carrière, focalisée jusqu'en 2012 sur les affaires intérieures.
En dépit d'une santé fragile, il a tenu à montrer "sa détermination à devenir roi ou, plus probablement, l'ambition de ses proches pour qu'il apparaisse ainsi", estime Simon Henderson, spécialiste du Golfe au Washington Institute.
Sa stature a toutefois été quelque peu fragilisée par la décision prise en mars 2014 par le roi Abdallah de nommer futur prince héritier son demi-frère Moqren, le plus jeune des 35 fils du fondateur du royaume.
Né à Ryad le 31 décembre 1935, le prince Salmane a été gouverneur de la capitale pendant près de 50 ans, la plupart des provinces saoudiennes ayant à leur tête des membres de la famille royale avec rang de ministre.
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"Ce poste lui a donné de l'expérience et il a supervisé l'émergence de Ryad comme capitale", souligne Eleanor Gillespie dans la Gulf States Newsletter basée à Londres. Il est considéré comme l'artisan du développement de cette cité bâtie en plein désert par la dynastie des Al-Saoud pour en faire une ville moderne.
Mais son poste lui a surtout donné l'opportunité de "jouer le rôle d'arbitre très respecté des affaires de la famille Al-Saoud", ajoute-elle assurant que le prince Salmane "a une réputation de probité". Jane Kinninmont, experte à Chatham House à Londres, précise que Salmane est "considéré comme relativement libéral" et pourrait à ce titre "adopter une approche plus réformatrice, mais dans le cadre des limitations et des lignes rouges du système".
Les prix du brut se sont orientés à la hausse vendredi dans les premiers échanges sur les marchés asiatiques en raison de l'incertitude provoquée par le décès du roi Abdallah d'Arabie saoudite et l'accession au trône de son frère Salman. L'indice américain WTI s'appréciait de plus de 2% à 47,76 dollars le baril dans les premiers échanges. Le Brent a ouvert en hausse de près de 1,5% à 49,10 dollars à 01h00 GMT.
"La peur de l'inconnu va soutenir les prix du pétrole brut", a jugé John Kilduff, partenaire chez Again Capital à New York. "Le roi Abdallah était l'architecte de la stratégie actuelle visant à maintenir une production élevée et à évincer les petits producteurs plutôt que réduire la production".
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