Journée de vote en Grèce

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Les bureaux de vote devaient fermer leurs portes à 17h GMT (18h, heure de Paris) et les premières estimations sont attendues à la même heure.
Les bureaux de vote devaient fermer leurs portes à 17h GMT (18h, heure de Paris) et les premières estimations sont attendues à la même heure. (Crédits : © Yannis Behrakis / Reuters)
Les législatives qui se déroulaient ce dimanche en Grèce marquent le début de semaines électorales frénétiques, car elles seront suivies d'une présidentielle en février, voire d'une deuxième élection législative en mars en cas d'impossibilité des partis à s'entendre pour former un gouvernement.

L'heure est au vote à Athènes. Les Grecs devaient élire 300 députés à la proportionnelle renforcée : 238 le seront dans la cinquantaine de circonscriptions du pays, et 12, généralement des personnalités, le seront à partir de "listes d'Etat", ce qui les dispense de faire campagne. Le parti arrivé premier dispose d'un bonus de 50 sièges supplémentaires, à choisir parmi les suivants de liste. Par ailleurs, seuls les partis ayant réuni 3% des voix peuvent avoir des députés. L'enjeu est donc pour le parti arrivé premier d'obtenir 151 députés, soit la majoprité absolue.

Syriza donné gagnant dans les sondages

Les ultimes sondages annoncent une victoire du parti anti-austérité Syriza avec 2,9 à 6,7 points d'avance sur Nouvelle Démocratie (ND), le parti du Premier ministre conservateur Antonis Samaras. Son gouvernement de coalition (avec les socialistes du Pasok) a accepté depuis 2012 presque toutes les réformes ordonnées par la troïka des créanciers (UE-BCE-FMI) en échange de 240 milliards d'euros prêtés à la Grèce depuis 2010 pour assurer sa survie.

Lire aussi : Un Français sur deux est contre la sortie de la Grèce de l'UE en cas de victoire de Syriza

Reste que cette élection législative fait suite à la dissolution du Parlement, provoquée en décembre par le refus de plus de deux cinquièmes des députés d'élire à la place de Carolos Papoulias (dont le mandat expire en mars) le candidat proposé par l'actuel gouvernement d'Antonis Samaras (ND), l'ex-commissaire européen Stavros Dimas. Or la Constitution grecque prévoit que dans ce cas, la nouvelle chambre des députés, qu'un gouvernement ait été formé ou non, "procède aussitôt après sa constitution à l'élection du président de la République". Le premier tour de scrutin pourrait avoir lieu dès le 7 février, suivi de deux autres, le cas échéant, à cinq jours d'intervalle.

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Commentaires
a écrit le 25/01/2015 à 18:05 :
Chouette, ce soir la Grèce dégage de la zone Euro! Dehors le boulet!!!
a écrit le 25/01/2015 à 14:22 :
L'état de leur économie ne peut pas justifier que ce pays reste dans l'euro, voire même dans l'UE: ca les rend malheureux et ca nous ruine, pourquoi continuer?
a écrit le 25/01/2015 à 13:40 :
C'est sûr qu'une élection non contrôlée par l'otan, ça fait peur... Ils n'avaient qu'à placer un gars de glodman sachs, comme d'hab.
a écrit le 25/01/2015 à 11:53 :
Il est à craindre de faux espoirs de la part de ce parti alter-européiste qui promet de renégocier la dette tout en voulant rester dans l'UE et l'Euro, se mettant d'emblée en position de faiblesse et de contradiction. Si les grecs veulent maîtriser leur destin ils doivent quitter l'UE et récupérer leur souveraineté qui leur a été ôtée par les traités européens : minilien.fr/a0nuf1. Espérons quand même une heureuse surprise ce soir.
a écrit le 25/01/2015 à 10:31 :
Pauvre Grèce à la recherche du sauveur, insatisfaite de son PIB/habitant de 26 000 USD, soit environ 6 fois le PIB/ habitant des ukrainiens: votez bien, car il y a encore de la marge pour toucher le fond...
Réponse de le 25/01/2015 à 13:43 :
Légère erreur, Bernard-Henry : le PIB de l'Ukraine est passé à 47 000 USD/habitant depuis leur rattachement à l'otan.

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