Grèce : la fonction publique, première victime de l'austérité

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La Grèce a réduit d'un tiers le nombre de ses fonctionnaires.
La Grèce a réduit d'un tiers le nombre de ses fonctionnaires. (Crédits : reuters.com)
Le nombre de fonctionnaires a reculé d'un tiers en 5 ans. La fonction publique grecque n'est pas davantage efficace, la plupart des services publics s'étant détériorés.

La scène est rapportée par le site euractiv.fr. Face à la persistance des sondages donnant Syriza en tête des sondages en Grèce, un « haut responsable de la Commission européenne » affirme que « si un peuple a envie de se fourvoyer, c'est son choix. » Mais qui se fourvoie ? C'est sans doute la question que ne saurait se poser ce fonctionnaire européen, mais que se pose sans doute la plupart des électeurs grecs avant le scrutin du 25 janvier. Car les « réformes » qui ont été imposées aux Grecs ont clairement montré leurs limites. L'exemple le plus flagrant est celui de la fonction publique.

Baisse massive d'effectifs

Présentée au début de la crise comme le cœur du problème grec, parce que, inefficace et corrompue, la fonction publique grecque a payé un lourd tribut à l'austérité et, en particulier, à la politique du gouvernement sortant. Les effectifs, qui s'élevaient à 825.000 personnes en 2009, ont été réduits de 25 %. A la fin de l'an dernier, 15.000 fonctionnaires ont ainsi été licenciés, les salaires ont été coupés. Mais y a-t-il eu pour autant une véritable « réforme » de la fonction publique ? Pas réellement. Stavros Koutsioubelis est membre du comité exécutif du syndicat des fonctionnaires Adedy. Pour lui, « la politique qui a été menée par la troïka et les gouvernements grecs n'a pas consisté à réformer en rendant la fonction publique plus efficace, mais seulement de couper dans les coûts et les effectifs. »

Le cœur de l'État grec affecté

Et de rappeler les conséquences de cette politique : des services publics désorganisés, inefficients dans l'éducation et la santé notamment. « Cette politique a affecté le cœur du fonctionnement de l'État et les Grecs ont souffert directement de cette dégradation de l'accès aux services publics », ajoute Stavros Koutsioubelis. Les preuves de cette réalité se voient partout à Athènes, dans les hôpitaux, mais aussi dans les rues. Dans une interview à la Tribune, la nouvelle préfète de l'Attique, la région capitale, reconnaissait ainsi que les services de collectes des déchets étaient « moyenâgeux. » Il y a donc eu pour les Grecs une double peine : celle de subir les effets directs de la « dévaluation interne », autrement dit le chômage (qui est à 25,8 % de la population active) et la pauvreté (qui touche près du quart de la population), mais aussi un accès dégradé aux services publics. Souvent, la disparition de l'État n'a été remplacée qu'en partie par des associations ou l'Église dont on réclame moins en Grèce la suppression des avantages fiscaux compte tenu de son rôle « d'amortisseur social. »

Justifier les coupes sociales

Pour Stavros Koutsioubelis, l'image qui a été construite d'une fonction publique paresseuse, inefficiente et corrompue est une « façon de justifier les coupes sociales et de créer un ressentiment entre les Grecs. » Et il est vrai que les gouvernements, et particulièrement celui d'Antonis Samaras, n'ont cessé de gloser sur les tares de l'administration. Mais, souvent, leurs discours ont été démentis par les faits. Ainsi, en août 2013, le ministre des Réformes Kyriakos Mitsotakis - fils de l'ancien Premier ministre - avait prétendu que 10 % des 85.000 fonctionnaires employés entre 2004 et 2009 avaient des fausses qualifications. En réalité, une enquête a prouvé que seuls 2.000 fonctionnaires pouvaient être accusés d'une telle faute, soit quatre fois moins qu'annoncé par le ministre ! Et pour ceux qui trouveraient que ces 2.000 sont de trop, il convient de se rappeler que le gouvernement était alors dirigé par Nouvelle Démocratie, autrement dit par le parti de... Kyriakos Mitsotakis !

Syriza pour des réformes

Certes, Stavros Koutsioubelis reconnaît qu'il faut changer la fonction publique hellénique : « nous ne sommes pas contre des réformes dans le secteur public, mais il faut que ces réformes offrent de meilleurs services publics, pas moins de services publics. » Du reste, même Syriza a fait de la réforme du service public un argument de campagne. Pour la coalition de la gauche radicale, les « réformes » n'ont pas mis fin au système de « cleptocratie » mis en place par les deux grands partis, le Pasok et Nouvelle Démocratie, depuis 1974. Syriza entend aussi réduire l'appareil d'État, notamment par la réduction à 10 du nombre de ministères...

Scepticisme

Syriza et Alexis Tsipras sont-ils des espoirs pour les fonctionnaires ? En grande partie. « Syriza a repris une grande partie de nos revendications dans son programme », relève ainsi Stavros Koutsioubelis. Le parti a ainsi promis de réintégrer une grande partie des fonctionnaires licenciés et de revaloriser les salaires et les retraites. « Une grande partie de nos membres vont sans doute se tourner vers Syriza, principalement pour briser la logique de l'austérité », ajoute-t-il. Mais quant à lui, ancien du Pasok fort déçu par l'attitude des Sociaux-démocrates, il doute des promesses du parti d'Alexis Tsipras. « Pour le moment, il ne dit rien sur le financement de ce programme, il est obsédé par la recherche de la majorité absolue », indique-t-il avant d'ajouter : « nous avons entendu tant de promesses avant les élections jadis que beaucoup n'y croient plus. » Quant à lui, il se dit ouvertement « sceptique » sur la capacité de financement du programme d'Alexis Tsipras.

Vigilance syndicale

L'Adedy promet cependant d'être vigilante et de se mobiliser après les élections pour défendre la fonction publique. « Pour nous, il n'est pas question de toucher à nouveau à la fonction publique en termes d'effectifs. En Grèce, la masse salariale n'est plus un problème et c'est une ligne rouge qu'aucun gouvernement ne devra franchir, même si aucun ne veut le franchir officiellement, il faudra résister aux demandes de la troïka !», menace Stavros Koutsioubelis. Mais l'Adedy pourra-t-elle mobiliser ? « Au début de la crise, nous avons eu une bonne mobilisation, puis avec les premières vagues de licenciements, les fonctionnaires ont pris peur, d'autant que le choix des licenciés était assez arbitraire, alors la mobilisation s'est tarie », reconnaît-il.

Reste que, face à la brutalité et à l'inefficacité de la politique de la troïka, beaucoup de fonctionnaires grecs pourraient préférer se « fourvoyer » avec Syriza que d'avoir « raison » avec la Commission européenne.

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a écrit le 26/01/2015 à 14:30 :
Dégraisser l'armée mais pas l'inspection des impôts sinon plus de remboursement possible de la dette aux riches milliardaires prêteurs et, à ce jour, anxieux.
a écrit le 25/01/2015 à 22:23 :
Pour cet article.
a écrit le 25/01/2015 à 19:50 :
On nous parle de la grèce, n'a-t-on pas du politicien fou qui fait la baudruche à -25% de PIB?
Ils ne paieraient pas leurs impôts, mais les français paieraient 50 milliards tous les deux ans?
a écrit le 25/01/2015 à 18:55 :
La Grèce si elle renégocie sa dette ne trouvera plus de new money nulle part donc m^me si elle dégage un petit solde primaire on voit mal comment elle pourrait financer son budget, sauf à sortir de l'Euro, ce qui AMHA est la ,seule solution pour ce pays qui est entré par effraction politique dans la zone Euro
a écrit le 25/01/2015 à 18:52 :
il faut supprimer la fonction publique qui est la vraie origine de l'effondrement de l' Europe !!!! ce sont eux qui organisent le chomage pour s'en mettre plein les poches
a écrit le 25/01/2015 à 18:42 :
ce titre est irréel , comment peut on dire qu'une corporation qui a profité d'avantages inouïs pendant des décennies et vécu à crédit sur le dos des contribuables peut être "victime" il s'agit d'un simple rééquilibrage et encore ...

et c'est valable pour le France bien sûr
Réponse de le 26/01/2015 à 11:42 :
@Enjoy: tout à fait, la fonction publique (qui ne produit rien) doit être réformée en profondeur, mais bon ce que voient les politiques, c'est les votes en leur faveur au lieu de mettre un coup de pied dans la fourmilière :-)
a écrit le 25/01/2015 à 13:39 :
L'austérité est un passage obligé , une conséquence quand on a vecu au dessus de ses moyens pendant des années . Les Grecs , s'ils avaient mieux géré leur budget , payés moins de fonctionnaires , créés plus d'entreprises auraient un niveau de vie compris entre l'actuel et celui de l'avant crise . Ce qu'il se passe est une remise a niveau . C'est triste pour les Grecs mais logique . Et ça sera valable pour nous à une moindre echelle . Quand on dit " c est la faute à la Troika " c'est faux . Seuls les grecs et leur gouvernants sont responsables et ont vecu sur un leurre . Scyriza ou pas ils paieront d'une façon ou d'une autre.
Réponse de le 25/01/2015 à 16:25 :
Ca nous arrangeait bien qu ils vivent au dessus de leur moyen pour acheter nos produits ....
Réponse de le 26/01/2015 à 14:28 :
Après la baisse de 22% du smic ils ne peuvent même plus emprunter alors leur vendre quelque chose…du coup, à ce manège, notre tour viendra.
a écrit le 25/01/2015 à 9:06 :
Les politiques d'austérité ont achevée la Grèce qui ne pourra jamais rembourser. Alors que si le départ de la crise des subprimes on avait fait un QE général nos aurions une croissance honorable. Mais l'Allemagne n'a voulu que tirer la couverture à elle. Et ce que l'on redoutait le plus va arriver : l'arrivée des extrêmes grâce à notre vision stratégique.
a écrit le 25/01/2015 à 0:33 :
La Grece de demain, c'est la France avec le gouvernement actuel.
Réponse de le 25/01/2015 à 12:20 :
Mais en toute honnetete les gouvernements precedents n'ont pas fait grand chose non plus. Sarko a joue le deficit massif pour amortir la crise, et aucun gouvernement n'a eu le courage de s'en prendre aux retraites des fonctionnaires, qui sont le fardeau le plus lourd du budget public.
Réponse de le 25/01/2015 à 12:51 :
Des arguments?
a écrit le 25/01/2015 à 0:11 :
Alexis Tsipras confirme que le parti Syriza est un parti européiste. Ses promesses sociales sont en contradictions avec l’austérité imposée par l’UE.
Il s’agit d’une impasse pour la Grèce et d’un report bénéficiant finalement aux spéculateurs.
La seule solution, dont l’urgence est rappelée par François Asselineau, pour les grecs est de sortir de l’ue, de l’euro et de l’otan par l’article 50 du tue.
A moins que Syriza crée la surprise s’il gagne ! Quelque soit le vote des Grecs, qu’il ait un avenir meilleur.
Réponse de le 25/01/2015 à 0:46 :
Si la Grèce sort de l'euro par choix ou à la suite de son comportement, la récession actuelle paraîtra luxueuse par rapport à ce qui va arriver ensuite: ils devront payer toutes leurs importations cash et en USD ou en euro, qu'ils ne pourront quasiment plus obtenir d'ailleurs, puisque tout tiendra uniquement sur le tourisme (à dos d'âne faute de pouvoir acheter de l'essence...). C'est sur ils morflent, mais d'un autre coté ils vivent aux crochets des autres, pourquoi paieraient on pour eux?
Réponse de le 25/01/2015 à 13:32 :
Les pays de l'UE qui ne sont pas dans la zone euro se portent très bien !
Vincent Brousseau ancien de la BCE explique dans « sortir de l’euro pourquoi et comment ? » sur le site de l’upr que c’est parfaitement possible car il existe toujours de fait autant d’euros que de pays.
D'autre part, l'exemple de l'Islande est révélateur et les Grecs comme beaucoup d'autres pays auraient dû faire de même après le dernier crash boursier. Comme l’explique François Asselineau sur le site de l’UPR, le président islandais Olafur Grimsson a refusé par deux fois de promulguer une loi qui prévoyait l’indemnisation, par les Islandais, de la Grande-Bretagne et des Pays-Bas dont les épargnants avaient été lésés par la faillite de la banque en ligne Icesave en 2008. Il a simplement indiqué que la banque privé avait fait faillite et qu’il n’y avait pas plus de raison de la renflouer qu’une entreprise en faillite. Juste du bon sens, l’absence de corruption, de l’intégrité et une finalité : le peuple. Reykjavik a de plus interrompu ses négociations d'adhésion avec l'UE le 12 septembre 2013.
a écrit le 24/01/2015 à 17:26 :
France : la fonction publique, première victime de l'austérité! et temps mieux !
Réponse de le 24/01/2015 à 17:45 :
L'orthographe, première victime de l'austérité.. et TANT mieux...
Réponse de le 24/01/2015 à 17:57 :
Chez les grecs oui !! mais pas en France : retraites qui ne baissent pas ( pas comme dans le privé) nombre qui augente ( 0.7% l'année dernière) salaires stables alors que par le jeux des embauches et démission les salaires sont plutôt en baisse dans le privé ( à poste égal à l'embauche) demandez aux jeunes ingénieurs
Réponse de le 25/01/2015 à 12:47 :
Les salaires des fonctionnaires progressent moins vite que dans le privé.

C'est pourtant pas difficile de le savoir, et vous le savez.
Réponse de le 25/01/2015 à 13:20 :
En France, les salaires baissent à euro constant (hors inflation) mais les retraites augmentent en fonction de l'inflation. Bilan : Nos retraités aisés et leurs enfants aidés tentent de faire diversion en pointant du doigt le public.
a écrit le 24/01/2015 à 15:48 :
Si l'on parle de la Grèce c'est parce que ce pays a un intérêt plutôt stratégique qu'économique pour les Etats-Unis – uniquement. L'Empire du chaos utilise la Grèce et le sud d'Europe dans leur but d'y installer de plus en plus de bases OTAN. Si ce n'était pas le cas, on ne parlerait de la Grèce que dans les livres d'Histoire ou de mythologie. Point barre.
a écrit le 24/01/2015 à 15:43 :
Après la Russie et la Chine, maintenant c'est l'Iran qui renonce à utiliser le dollar américain dans ses transactions avec d'autres pays. L'Inde doit en faire de même dans les mois à venir, suivie de biens d'autres pays.
En quittant l'euro, Madame la Grèce pourrait opter pour ne plus utiliser cette monnaie de singe, soit l'américaine, soit l'européenne et utiliser le drachme dans ses transactions internationales. Qu'en pensez-vous, les Grecs ?
Réponse de le 24/01/2015 à 17:54 :
ils vont être tristes,les grecs, la drachme ne vaudra probablement rien et alors bonjour le prix de leurs voitures, de leurs électroménager, de leurs ordis, ils ne produisent en effet rien et importent tout...à l'avance je suis triste pour eux
Réponse de le 24/01/2015 à 18:27 :
Bravo pour vos visions planétaires. L'économie américaine n'a jamais depuis longtemps été en aussi bonne santé (cf la chute de l'Euro) et vous proposez à la Gréce de sortir de l'Euro avec une formidable décote et d'utiliser les cacahouétes pour faire ses transactions. Étrange.
Réponse de le 25/01/2015 à 0:39 :
Avec quoi vont ils payer leur pétrole? La Russie vend son pétrole en USD, la Chine n'a toujours pas libéré le contrôle des changes, l'Inde a créé des conditions qui décourage l'investissement étranger. On ne fait pas des monnaies de réserve ou utilisées par la majorité des échanges internationaux avec des voeux pieux.
Réponse de le 25/01/2015 à 4:11 :
C'est surtout le renminbi qui est destiné à supplanter le dollar américain dans les échanges internationaux au regard de la déconfiture sociale et économique de l'empire colonial outre-Atlantique. Malgré les "bonnes" statistiques diffusées par les médias, de nombreux américains ont renoncé à trouver un emploi ce qui se traduit par une baisse du chômage sur le papier mais pas dans les faits. Il y a véritablement tromperie sur la marchandise!
a écrit le 24/01/2015 à 15:35 :
en tout cas si les grecs font défaut de paiement cela va couter 40 000 000 000 € à la l’état Français soit 660 € par Français, vous êtes combien dans votre foyer? chez moi on est 6 cela me fait environ 4000 € je suis content !!
Réponse de le 24/01/2015 à 19:30 :
Vous (et moi) devrez sans doute plus, n'oubliez pas que seulement la moitié des Français payent l'inpôt sur le revenu...
Réponse de le 24/01/2015 à 20:42 :
N'oubliez pas le cout de la perte sèche de votre retraite complémentaire ou/et de votre assurance-vie qui ne sera jamais remboursé de son placement en Grèce... j'oubliais le surcout de votre assurance (auto, logement,etc) qui devra bien compenser les pertes de leur placement financier !! Youpi !
Réponse de le 25/01/2015 à 12:54 :
Ce sont les libéraux, Sarkozy en tête qui ont fait acheter par des institutions publiques la dette détenue par des banques.

On a transformé de la dette privée en de la dette publique.
a écrit le 24/01/2015 à 14:50 :
Syriza n'est pas responsable de la dette de la Grèce. Syriza a d'ailleurs un programme qui ne propose pas de l'augmenter...ce qui n'est pas le cas des gouvernements français de droite ou de gauche depuis 40 ans. On peut être de gauche et même d'extrème gauche en équilibrant les comptes et en proposant de produire normalement des services publics sans corruption et sans surcoût excessif mais en payant les gens tout simplement pour le travail qu'ils font.
Réponse de le 24/01/2015 à 16:27 :
Je suis d´accors avec ce que vous ecrivez "ans. On peut être de gauche et même d'extrème gauche en équilibrant les comptes et en proposant de produire normalement des services publics sans corruption et sans surcoût excessif mais en payant les gens tout simplement pour le travail qu'ils font." Cés td´ailleurs ce que les communistes ont fait dans les pays de l´Est apres qu íls aient pris le pouvoir. Comme leur classe privilegiee etaient des ouvriers et non pas les fonctionnaires, ceux-si ont pas mal soufferts sous ce regime qui privilegiait les ouvriers et non pas les fonctionnaires qu´il considerait comme un mal necessaire. Les regimes communistes ont toujors etaient orientes vers la production et non pas vers la paperasse, qui pour eux c´etait un mal necessaire. D´ailleurs toutes les lois et les regles etaient editees par le Commite contral en non pas par ministeres.
Enfin, apres la chute du communisme, le nombre de fonctionnaires dans les pays de l´Est ne fait qu´augmenter. Et l´explosion du fonctxionnariat est venue avec l´entree de ces pas dans l´UE.
Réponse de le 25/01/2015 à 3:52 :
C'est clair que Pol Pot était un grand économiste de gauche... merci pour la leçon monsieur le professeur!
Réponse de le 25/01/2015 à 12:59 :
Les policiers, infirmières, enseignants ne produisent pas de la paperasse.

Les fonctionnaires travaillent. Ils font un travail qui n'est pas financé par les clients, mais par les contribuables.

Ce travail a donc un cout mais aussi une valeur.
a écrit le 24/01/2015 à 14:19 :
On comprend donc pourquoi Hollande, fonctionnaire en chef soit contre la baisse des dépenses publiques. Il protège sa corporation ou sa caste qui en retour vote pour lui. La France n'est pas sa priorité.
Réponse de le 25/01/2015 à 13:01 :
Vous avez bien choisi votre pseudo, vous raisonnez comme lui.

Le problème c'est que vous prêtez ce type de raisonnement aux autres.

Sarkozy a mieux traité les fonctionnaires que Hollande.
a écrit le 24/01/2015 à 14:10 :
Je serais ravi si l´extreme gauche obtient la majorite au parlement grec. Cela aura le merite de faire un test definitif de la malediction qui peut s´abattre sur un peuple. En Grece comme en France, le capitalisme n´existe plus depuis bien longtemps. C´est comme en France, le regime est aux mains de politiciens professionels interchageables: PS - UMP, donc regime UMPS permanent. En Grece la Nouvelle Democratie (se disant de droite) ou le Pasock (se disant de gauche), c´est blanc bonnet et bonnet blanc. Il est faux de dire que 25% de fonctionnaires ont ete licencies en Grece. Non! Ils ont ete mis en reserve, donc sans chargé de travail et avec salaire reduit , un chomage en quelques sortes. Alors vraiment pour voter une copie, c.a.d. encore un melange incipide Nouvelle Democratie-Pasock, autant elire lÓriginale: l´exteme gauche, pour qúe les Grecs en bavent un bon coup une fois pour toutes comme les electeurs francais l´ont fait en 2012. Pourquoi en effet elire Sarko, un crypto-gauchiste, autant elire Hollande. Comme cela la prochaine fois, l´electeur est prevenu. Malheureusement Le Pen c´est pas ca non plus: elle pose les bonnes questions mais y apporte des mauvaises reponses.
Réponse de le 24/01/2015 à 14:55 :
A votre avis qui endette le plus son pays dans l'ordre entre Syriza, Hollande et Sarko ?
a écrit le 24/01/2015 à 13:34 :
J'aime bien le mot "désorganisé" en parlant de la Grèce ! C'est plutôt le mot "bordélique et fainéant" qui serait mieux approprié pour décrire la situation dans ce pays :-)
Réponse de le 24/01/2015 à 15:58 :
Vos smileys n'arrivent pas à cacher votre état d'esprit nauséabond...
Réponse de le 25/01/2015 à 16:29 :
@Chich: tu connais la Grèce au moins avant de faire des commentaires de bisounours ??
a écrit le 24/01/2015 à 11:54 :
si , avec 25% de fonctionnaires qu'avant , c'est pas pire qu'avant , c'est déjà un gros progrès ! faisons la même chose chez nous
a écrit le 24/01/2015 à 11:28 :
Il est étrange de voir toujours les mêmes arguments à propos de la fonction publique. Ce sont les mêmes chez nous aussi. Les fonctionnaires sont des feignants, pas efficace. Bref, les services publics échappent à la mise au pas qui s'est effectue depuis les années 80 dans les entreprises privés. Oui mais, on a vu le résultat, les salariés du privé, loin des affects joyeux qu'on veut leur imposer, sont minuscule face au patron tout puissant et ses sbires les cadres supérieur ou inférieur. Bref l'entreprise privée écrase littéralement les salariés et s'est acheté les syndicats et voilà l'homme nouveau : un salarié soumis, désorienté, client.consommateur/salarié schizophrène. Le service publique a été préservé de cette folie libérale, c'est le privé qu'il faut réformer et dans un but d'humaniser un peu tout ça.
Réponse de le 24/01/2015 à 13:00 :
C' est pas étrange c ´ est la réalité . Les fonctionnaires sont un vrai problème, leur cout stratosphérique menace l existence même des usines , et donc des emplois privé.
Réponse de le 24/01/2015 à 13:22 :
Tous fonctionnaires ! Tous plus humain ! Le reve ! exactement comme en Coree du Nord.
Réponse de le 24/01/2015 à 15:31 :
et tu payes comment les fonctionnaires? avec les sous qui ont été produits par le privé! Les uns vivent au crochet des autres : c'est incroyable de cracher sur la main qui te donne à manger. on va finir dans le mur avec des raisonnements, non pardon des rêves, comme celui là
Réponse de le 24/01/2015 à 17:50 :
Je suis tout à fait d'accord avec vous
Réponse de le 25/01/2015 à 0:37 :
Commentaire delirant de fonctionnaire, on voit bien que vous ne mettez pas un pied dans la vraie vie.
He bien je confirme, de la commune, les conseils generaux a la DDT en passant par l'ONEMA ou les ABF, il y a de nombreux parasites improductifs.

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