Football : le marché des transferts internationaux n'a pas connu la crise en 2014

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Le football, ce n'est pas qu'un ballon et de l'herbe
Le football, ce n'est pas qu'un ballon et de l'herbe (Crédits : reuters.com)
La FIFA vient de publier son rapport annuel concernant l’état du marché des transferts internationaux des joueurs de football. L’année 2014 marque une nouvelle hausse due notamment à un effet Coupe du Monde. Explications…

Grâce aux données récoltées via le système TMS, la FIFA peut établir chaque année un état des lieux du marché des transferts internationaux. Sur l'année civile 2014, ce marché a connu une nouvelle hausse avec l'enregistrement de 13 090 transferts internationaux pour un montant total de 4,06 milliards de dollars. Pour la première fois, le marché des transferts internationaux dépasse la barre symbolique des 4 milliards de dollars d'investissements.

Par rapport à l'année 2013, le nombre de transactions a progressé de 2,9%. Concernant le montant total des transactions, la hausse a été de l'ordre de 2,1%. Une hausse moins importante du montant qui signifie une valeur moyenne de transaction plus basse en 2014 qu'en 2013.

En nombre de transferts, le Brésil a été le pays le plus actif. Le championnat brésilien a enregistré plus de 1 300 mouvements internationaux au cours de l'année 2014 : 646 joueurs en provenance d'autres pays ont débarqué dans le Brasileirao et 689 joueurs ont quitté le pays pour découvrir de nouveaux championnats.

Si le Brésil domine en nombre de transactions, les cinq pays majeurs européens (Angleterre, Espagne, Allemagne, Italie, France) dominent toujours les investissements sur les marchés internationaux. Les cinq championnats concentrent un investissement de 2,3 milliards de dollars sur les marchés internationaux, soit 56,6% du montant total du secteur. L'Angleterre est le premier investisseur en 2014 sur le marché des transferts internationaux avec une dépense de 1,2 milliard de dollars. L'Espagne est le pays qui a reçu le plus d'investissements sur l'année 2014 (667 M$).

Existe-t-il un effet Coupe du Monde ?

Clairement, l'étude dressée par la FIFA prouve qu'il existe un véritable effet Coupe du Monde, surtout pour les nations performantes de la compétition. Ainsi, pour les nations atteignant les quarts de finale de la compétition, les joueurs de leur nationalité ont connu une hausse de 18% en nombre de transactions par rapport à 2013 sur le marché des transferts internationaux. Une progression qui est encore plus forte en valeur avec une hausse de 27%.

En juillet dernier, le Financial Times publiait dans ses colonnes une possible envolée des prix des joueurs de nationalité costaricaine après l'excellente Coupe du Monde réalisée par le pays. Le quotidien économique américain ne s'est pas trompé : alors que le marché international des joueurs costaricains a concerné 29 joueurs pour un montant total de 1 M$ en 2013, ce dernier a connu une croissance exponentielle en 2014 avec le transfert de 38 joueurs pour un montant total de 10 M$. Une hausse qui ne tient pas compte du transfert de Kaylor Navas - passant de Levante UD au Real Madrid - car il ne s'agit pas d'un transfert international.

Enfin, les différents intermédiaires dont notamment les agents, ont perçu au total 236 M$ sur le marché des transferts internationaux. Cela représente 5,8% de la valeur du marché total selon les données fournies par le système TMS de la FIFA.

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