Moody's dégrade la Russie en catégorie spéculative

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La nouvelle note du pays, qui passe de Baa3 à Ba1, est par ailleurs assortie d'une perspective négative, suggérant qu'elle pourrait encore être dégradée dans les prochains mois.
La nouvelle note du pays, qui passe de "Baa3" à "Ba1", est par ailleurs assortie d'une perspective négative, suggérant qu'elle pourrait encore être dégradée dans les prochains mois. (Crédits : reuters.com)
L'agence de notation américaine a abaissé d'un cran la note de la dette à long terme du pays, en raison des risques posés par la crise ukrainienne, la chute des prix pétroliers et les sanctions internationales.

Après Standard & Poor's fin janvier, c'est au tour de Moody's de dégrader la Russie. L'agence de notation américaine a abaissé d'un cran la note de la dette à long terme du pays, vendredi 20 février. Elle place ainsi la Russie en catégorie spéculative. Cela signifie qu'il y a des risques importants que l'emprunteur n'honore pas ses échéances, selon l'agence.

La capacité financière du gouvernement va "matériellement s'amenuiser"

"La poursuite de la crise en Ukraine et les chocs des prix du pétrole ainsi que des taux de change vont saper la force économique de la Russie et ses perspectives de croissance à moyen terme en dépit des réponses budgétaires ou fiscales", explique Moody's.

La capacité financière du gouvernement va "matériellement s'amenuiser du fait de la pression budgétaire et de l'érosion continue des réserves en devises" du pays, le tout dans un contexte d'accès restreint aux marchés de capitaux internationaux et de fuite de capitaux, souligne encore l'agence.

Moody's estime aussi que les sanctions internationales "existantes et futures" qui touchent Moscou, ainsi que le plongeon des prix du pétrole et la progression de l'inflation "vont avoir un impact négatif sur les recettes, l'activité commerciale et la confiance des consommateurs".

La note pourrait être encore dégradée dans les prochains mois

La nouvelle note du pays, qui passe de "Baa3" à "Ba1", est par ailleurs assortie d'une perspective négative, suggérant qu'elle pourrait encore être dégradée dans les prochains mois. Elle pourrait ainsi être placée dans la catégorie des obligations "pourries".

L'agence avait déjà abaissé la note russe le 16 janvier dernier, estime que la Russie va faire face à "une sévère récession en 2015" et que "la contraction va se poursuivre en 2016".

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a écrit le 05/03/2015 à 11:48 :
Ils portent bien leur nom...C'est vrai que les EU avec leur endettement abyssal méritent la meilleure note....
a écrit le 23/02/2015 à 4:55 :
La propagande de Poutine : la vague promesse chuchotée à Gorbatchev par un secrétaire d’Etat américain sur le fait que l’OTAN ne s’étendrait pas à l’Allemagne de l’Est est présentée comme un engagement aussi contraignant que le Mémorandum de Budapest (1994), dûment signé et ratifié par la Russie. Cet accord rend Moscou garant de l’intégralité territoriale de l’Ukraine, en échange de la remise par Kiev à la Russie de toutes les armes nucléaires ukrainiennes. L’annexion rapide et unilatérale de la Crimée par Moscou est également comparée au long processus diplomatique, sous l’égide des Nations unies, qui finit par aboutir à l’indépendance du Kosovo. Rien à voir dans les deux cas.
a écrit le 23/02/2015 à 4:51 :
En Russie même les courageuses voix dissidentes qui s’expriment sur la radio Echo de Moscou et dans les quelques journaux encore critiques, ne se font aucune illusion sur ce que l’avenir leur réserve. Grigori Iavlinski, du parti d’opposition Iabloko, traçait en début de semaine dans la Novaïa Gazeta un tableau sombre et saisissant de l’isolement russe à venir. Une Russie dont les pôles de progrès du monde moderne se méfieront et qui s’enfoncera dans une provincialisation de ses élites, de ses scientifiques et de son économie. Une Russie dont la voix ne sera plus écoutée, car sa présentation idéologisée et puérilement anti-occidentale de tout événement l’a rendue inaudible. Une Russie encore plus aigrie, agressive envers ses voisins, exigeant d’eux tous une souveraineté limitée, mais unie pour longtemps derrière son leader… C’est avec cette Russie-là qu’il va falloir à nouveau composer, travailler, et faire preuve à la fois d’une «patience stratégique» et d’une fermeté à la hauteur des défis. Une Russie qui aura découragé à ce point tous ceux qui lui sont attachés et qui rêvaient de la voir enfin construire un Etat de droit solide et moderne, qu’elle court le risque de se retrouver bien seule pour affronter les défis du siècle, lorsqu’elle se réveillera de son nouveau rêve autoritaire…
a écrit le 23/02/2015 à 4:48 :
Bill Browder, le gestionnaire du fonds d’investissement Hermitage Capital Management, qui était autrefois l’un des plus importants investisseurs étrangers en Russie, a estimé la fortune du président russe Valdimir Poutine à 200 milliards de dollars. Un montant qui ferait de lui l’homme le plus riche de la planète, loin devant Bill Gates, l’ex-patron de Microsoft et actuel numéro 1, qui dispose d’une fortune de 79 milliards «seulement». Après 14 ans au pouvoir en Russie, Poutine a récolté une part de l’argent gagné par le pays ainsi que «l’argent qui n’a pas été dépensé dans les écoles, les routes ou les hôpitaux». Tout cet argent a été placé dans l’immobilier, sur des comptes suisses, dans des actions et dans des fonds gérés par Vladimir Poutine et ses amis.Vladimir Poutine, un ex-lieutenant colonel du KGB, est devenu Premier ministre en août 1999 et président en mai 2000. Selon Bill Browdern les huit à dix années du début de son «règne sur la Russie» ont été consacrées à «voler autant d’argent qu’il le pouvait».De 2001 à 2007, l’économie russe a crû en moyenne d’environ 7 % chaque année, et son PIB a été multiplié par 6. Poutine et ses amis ont alors profité de cet essor de l’économie, tirée vers le haut par le pétrole, pour se servir directement dans les caisses de l’Etat.
a écrit le 22/02/2015 à 12:51 :
A voir le comportement de Poutine (je ne dis pas le peuple Russe car je ne sais même pas si Poutine est légitime à les représenter), je ne peux que souhaiter leur faillite. Un pays sur le déclin, totalitariste, qui désinforme son peuple depuis des années. Même les informations sur la démographie du pays fait l'objet de manipulation. Comment ce peuple russe, si riche culturellement, si malin, peut-il être si mal gouverné depuis tant d'années...
Réponse de le 23/02/2015 à 0:03 :
La "faillite" de la Russie serait aussi celle de l'Europe. Comptez-vous sur l'Ukraine de Kiev pour notre croissance ? La Russie oui car elle est solvable avec ses matières premières et le marché demandeur est gigantesque. Vouloir la faillite de la Russie est vouloir votre propre faillite, c'est absurde. Mais c'est bien l'affaiblissement de l'UE et de la Russie qui sont visées par Washington. Les Russes commençaient à prendre un peu trop de place dans les échanges économiques avec l'UE aux yeux de l'Oncle Sam.
a écrit le 22/02/2015 à 11:49 :
Mais , comme tout le monde le sait , la Méthodologie qui permet à Moody's et Standard & Poors de Upgrade or Downgrade les différentes institutions n'a pas été publiée.
Why ?
Parce qu'elle n'est pas publiable.
Parce qu'il n'y a pas de Méthodologie.
Oui , comme vous venez de le dire...c'est Arbitraire. Tout à fait.
Réponse de le 22/02/2015 à 16:44 :
Pourtant, les raisons qui ont amené ces deux agences à considérer que l'économie russe risquait le chaos vous ont été fournie dans article lui-même.

L'économie, ce n'est pas de l'ingénierie. Il n'y a effectivement pas de "méthodologie", seulement des analyses de faits ...
Réponse de le 22/02/2015 à 17:40 :
@ Monsieur Renard

Oui , vous avez raison.
Mais , la Russie , c'est aussi le pétrole , et le seul gisement de la Mer de Kara dans le Cercle Artique représente à lui seul 6 fois les réserves de l'Arabie Saoudite.
La Russie ira mal tant que le pétrole ira mal.
A partir de 70 Dollars le baril , elle ira mieux.
a écrit le 22/02/2015 à 3:34 :
Pourquoi pas en Junk bond, Ils sont plus florissants que certaines contrées européennes. Venant d'agences qui n'ont pas vu 2008 arriver et qui mettez des AAA a des institutions pourries, cela laisse réveur!!!!
a écrit le 21/02/2015 à 20:56 :
Les autorités américaines et britanniques sont derrière les bataillons punitifs Azor et Pravy Sektor. Elles soutiennent une reprise d'offensive et envoient des combattants mercenaires payés par le département d'Etat par le biais de ses associations Academia et Blackwater, et du matériel lourd dit "défensif" mais pourtant qui a été trouvé par les insurgés dans les armements laissés sur place par l'armée de Kiev au Donbass et plus récemment à Debaltseve. Les déclarations mensongères de l'OTAN, tantôt en se disant pour "une collaboration avec la Russie", tantôt en diabolisant Poutine, laissent présager un affaiblissement probable de ce soutien en armes à ceux qui restent comme combattants en Ukraine, c-à-d, les "bataillons punitifs" constitués de nazis et d'extrême-droite. On ne peut pas en dire plus pour l'instant, mais les Russes, qui n'ont pas dit encore leur dernier mot, loin de cela, ne souhaitent pas laisser l'armée ukrainienne se doter des armes lourdes – quoique selon les experts elle ne sait pas faire l'usage – sans une "riposte adéquate". Et quand les Russes disent "une riposte adéquate" cela fait trembler plus d'un Américain. Ou d'un Britannique. (yvan d)
Réponse de le 22/02/2015 à 12:46 :
N'importe quoi franchement tout le monde voit bien qui est l'envahisseur et où celui ci veut en venir. Ces tentatives de désinformation sont vaines et ridicules. Seul le peuple russe peut y être sensible et encore, combien de temps avaleront-ils ces couleuvres ?
a écrit le 21/02/2015 à 20:00 :
Minsk1 Merkel et Hollande se sont fait rouler.
Minsk 2 Merkel et Hollande se sont fait rouler.
Poutine et ses généraux ne comprennent que les rapports de force et se rapprochent dangereusement des frontières de l'Union Européenne tout en menaçant les pays baltes.
L'Europe va t'elle enfin prendre ses responsabilités en prenant des sanctions sérieuses envers des entités russes?
Ou va t'elle continuer à faire l'autruche avec de mini-sanctions?
Est-ce que les certains médias vont continuer longtemps à diffuser des reportages partiaux?
Est-ce que les certains médias vont continuer à relayer la propagande de l'administration russe?
Est-ce que les intérêts de certains grands groupes priment sur la sécurité européenne?
Eli Wiesel, prix Nobel de la paix :
‘’La neutralité aide l’oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté.’’
Réponse de le 21/02/2015 à 20:46 :
Heureusement vous etes la pour nous devoiler vos solutions
Réponse de le 21/02/2015 à 21:05 :
A propos de citations de prix Nobel (haha) j'en ai une autre qui est aussi excellente :

"Je possède toutes les preuves que c'était un missile tiré par Vladimir Poutine qui a abattu le vol MH17."
a écrit le 21/02/2015 à 19:19 :
Le capitalisme, l'aigle courageux qui est devenu un vautour lâche….. je ferai les miennes les paroles d'un grand américain, Malcolm X :

"Il est impossible que le capitalisme survive, premièrement parce que le système capitaliste a un besoin perpétuel de sang à sucer. Le capitalisme était un aigle, c’est maintenant un vautour. Il était assez puissant pour sucer le sang de n’importe qui, des forts comme des faibles.
Mais aujourd’hui il devient plus couard, comme le vautour, et il ne suce plus que le sang des faibles. A mesure que les nations du monde se libèrent, le capitalisme a moins de victimes potentielles à sucer, et il s’affaiblit. Ce n’est qu’une question de temps avant l’effondrement complet."

Et cela il le disait déjà en 1964 ! les agences de notation et leur politique chaotique sont déjà sur la pente de l'extinction, croyez-moi.
Réponse de le 21/02/2015 à 21:40 :
Bon rappel, aujourd'hui il fait 50 ans jour par que ce grand Monsieur a été assassiné (le 21 février 1965).
a écrit le 21/02/2015 à 18:17 :
Que c'est marrant, La Tribune-AFP ne chôment pas dès qu'il s'agit de parler d'une (ô tellement attendu et sans surprise) dégradation de la note russe, toutefois ils font le plus grand silence quand il s'agit de parler de la dégradation de la note de…. l'Ukraine, zavez-vous remarqué ?

Par oubli…. ou par complicité…. ? hein ?….
Réponse de le 21/02/2015 à 20:07 :
La Russie est bien responsable de la dégradation de la sa note et de celle de l'Ukraine. Effectivement, cet article était incomplet. Merci pour ce rappel
Réponse de le 21/02/2015 à 22:47 :
La Russie responsable ? !!!
Arabie Saoudite et USA, non ?
Quant à Moody's ...
a écrit le 21/02/2015 à 18:10 :
Fondées sur des critères ou pour tout dire une politique principalement américaine, les agences dupliquent la position attendue. La confusion qui est faite ici est celle des "sanctions" totalement sans effet et celle de la baisse du prix du pétrole qui affecte chaque état. Il convient alors de faire l'analyse pour savoir quel sont ceux qui en profitent, peu nombreux, et ceux qui en pâtissent, presque tous. C'est ce tableau d'ensemble, au moins pour les pays en lumière, qui permettra une appréciation juste. Dans une grande mesure lorsque les revenus baissent, les commandes baissent d'autant et à ce jeu l'idée des "réserves" n'est pas opérante. Les américains dont le budget est en perpétuelle faillite vont bien s'en apercevoir. Il faudra que les agences nous disent alors comment compter.
Réponse de le 21/02/2015 à 18:33 :
Et quand on songe qu'à partir du premier jour d'avril les tarifs du gaz russe acheminé vers l'Ukraine seront multipliés pra 4 (!!) on peut bien se demander dans quel état va se trouver l'économie de ce pays à la fin de l'année.
Une solution c'est que les yankees achètent du gaz du Golfe pour faire cadeaux à ses amis putschistes de Kiev….
a écrit le 21/02/2015 à 17:49 :
C'est quand-même admirable quand un Américain ouvre la bouche pour parler de l'Ukraine, un pays dont il ne savait nullement où trouver sur une carte géographique il y a quelques mois de cela. Cet article, signé AFP, n'en démérite pas la mauvaise réputation que l'agence française a malheureusement construit ces dernières années, c'est de la propagande pro-Washington pure et dure sur toute la ligne. Et pourquoi une telle hargne de Obama et ses sectaires contra la Russie de Poutine ? Imaginez-vous un couple qui se divorce, une des partie se remarie à une autre personne et pourtant la partie qui a été délaissée, continue à tirer des boulets rouges (et totalement anodins) à son ancien partenaire. Et pour quelles raisons ? de la jalousie, tout court.

Il faut d'abord comprendre l'Ukraine mais ni Obama et ses sbires ni l'AFP peuvent ou veulent le faire. L’Ukraine est un pays, un État, mais pas une Nation. Ses dirigeants actuels se comportent comme les précédents : ils sont aujourd’hui pro-US, mais pourraient changer de bord s’ils y trouvaient un intérêt personnel. Ils reçoivent quantités d’armes de l’Otan pour écraser les Novorussiens, mais préfèrent les vendre au plus offrant —y compris aux Novorussiens ou aux Syriens— plutôt que d’attaquer Donestk. Pourtant, en pleine trêve, l’Otan continue à alimenter ce puits sans fond. Les Britanniques en ont fait l'expérience avec une vingtaine de blindés envoyés en Ukraine ces dernières semaines. Tous ont été vendus et on ne sait plus où ils se trouvent.

Par contre, la dépêche AFP ne dit pas qu'avec ou sans sanctions, les compagnies pétrolières occidentales (américaines et européennes) continuent à exercer leur activités tout comme avant en Russie, à côté d'autres sociétés russes et occidentales liées à l'aérospatial, à la recherche médicale et même à la technologie militaire.

Quand je lis une telle "info" et les réactions exaltées qu'elle provoque, je me pose la question : côté agences, qui veut-on leurrer ?
Réponse de le 22/02/2015 à 1:00 :
Erreur, l'Américain connaît très bien sa géographie: l'Ukraine, c'est quelque part à l'est. Et la France, c'est un peu à gauche du pays qui a la forme d'une botte ( authentique! )
a écrit le 21/02/2015 à 17:09 :
L'Amérique des néocons est hautement fâchée car elle et ses néonazis de Kiev ont perdu la guerre pour les prorusses. Là où l'OTAN et les USA passent, le chaos s'installe durablement. C'est pour cela qu'un autre nom pour l'Amérique c'est "L'Empire du Chaos". Il faut que Poutine prenne une décision et envoie deux de ses sous-marins sur la côte atlantique américaine, ils sauront bien quoi y faire.
Réponse de le 21/02/2015 à 17:27 :
Si à chaque fois que Obama se prend une cartouche, il force ses agences de notation à descendre la note de la Russie, je pense que le peuple américain finira pour le remettre vite dans son placard.

D'ailleurs on parle déjà en SÉCESSION aux États-Unis, une partie des hommes politiques américains et secteurs de la société civile ne se trouvent plus en accord avec Washington et ses néocons, l'image du pays se déteriore partout dans le monde et se trouve même à merci d'une guerre thermonucléaire qui pourra les anéantir.

Poutine doit se marrer avec ces "dégradations" de pacotille "made in USA". Je n'ose même pas imaginer le jour où il va rendre public les preuves que la Russie possède des attentats du 11 septembre, ce sera le chaos quoi…
Réponse de le 22/02/2015 à 16:39 :
C'est amusant de voir que les adorateurs de Poutine ont toujours l'espoir d'une tournure belliqueuse des événements en réponse à l'effondrement économique de leur tyrannie préférée ...
Sinon, quel rapport entre Obama et les agences de notation qui sont des institutions privées ?
Aucune, bien évidemment !
Vous devez confondre les Etats-Unis qui sont un véritable état de droit avec le régime Poutine qui veut tout contrôler en Russie mais n'est compétent en rien ...
a écrit le 21/02/2015 à 17:00 :
En Russie même les courageuses voix dissidentes qui s’expriment sur la radio Echo de Moscou et dans les quelques journaux encore critiques, malheureusement peu lus, ne se font aucune illusion sur ce que l’avenir leur réserve. Grigori Iavlinski, du parti d’opposition Iabloko, traçait en début de semaine dans la Novaïa Gazeta un tableau sombre et saisissant de l’isolement russe à venir. Une Russie dont les pôles de progrès du monde moderne se méfieront et qui s’enfoncera dans une provincialisation de ses élites, de ses scientifiques et de son économie. Une Russie dont la voix ne sera plus écoutée, car sa présentation idéologisée et puérilement anti-occidentale de tout événement l’a rendue inaudible. Une Russie encore plus aigrie, agressive envers ses voisins, exigeant d’eux tous une souveraineté limitée, mais unie pour longtemps derrière son leader… C’est avec cette Russie-là qu’il va falloir à nouveau composer, travailler, et faire preuve à la fois d’une «patience stratégique» et d’une fermeté à la hauteur des défis. Une Russie qui aura découragé à ce point tous ceux qui lui sont attachés et qui rêvaient de la voir enfin construire un Etat de droit solide et moderne, qu’elle court le risque de se retrouver bien seule pour affronter les défis du siècle, lorsqu’elle se réveillera de son nouveau rêve autoritaire…
Réponse de le 21/02/2015 à 17:29 :
Vous voyez trop la télévision ukrainienne, CHUT !
a écrit le 21/02/2015 à 16:57 :
Bill Browder, le gestionnaire du fonds d’investissement Hermitage Capital Management, qui était autrefois l’un des plus importants investisseurs étrangers en Russie, a estimé la fortune du président russe Valdimir Poutine à 200 milliards de dollars. Un montant qui ferait de lui l’homme le plus riche de la planète, loin devant Bill Gates, l’ex-patron de Microsoft et actuel numéro 1, qui dispose d’une fortune de 79 milliards «seulement». Après 14 ans au pouvoir en Russie, Poutine a récolté une part de l’argent gagné par le pays ainsi que «l’argent qui n’a pas été dépensé dans les écoles, les routes ou les hôpitaux», a expliqué Bill Browder . Tout cet argent a été placé dans l’immobilier, sur des comptes suisses, dans des actions et dans des fonds gérés par Vladimir Poutine et ses amis, a-t-il poursuivi. Vladimir Poutine, un ex-lieutenant colonel du KGB, est devenu Premier ministre en août 1999 et président en mai 2000. Selon Bill Browdern les huit à dix années du début de son «règne sur la Russie» ont été consacrées à «voler autant d’argent qu’il le pouvait». De 2001 à 2007, l’économie russe a crû en moyenne d’environ 7 % chaque année, et son PIB a été multiplié par 6. Poutine et ses amis ont alors profité de cet essor de l’économie, tirée vers le haut par le pétrole, pour se servir directement dans les caisses de l’Etat.
a écrit le 21/02/2015 à 16:54 :
Le Kremlin soutient où qu’elles existent toutes les thèses et les idées opposées à l’Union européenne, qu’elles viennent de l’extrême-gauche ou de l’extrême-droite. Ce n’est pas un hasard si le premier acte du nouveau gouvernement grec d’extrême-gauche allié à l’extrême-droite et dont la victoire a été saluée par Moscou a été de condamner les sanctions européennes contre la Russie. Ce n’est pas un hasard non plus si la Russie finance de nombreux partis politiques d’extrême-droite en Europe, à commencer par le Front National en France.
a écrit le 21/02/2015 à 16:52 :
La Russie pourrait perdre 180 milliards USD par an à cause des faibles cours pétroliers
( Source: Xinhua ) La Russie pourrait perdre 180 milliards de dollars par an en raison de la baisse des cours pétroliers, a déclaré vendredi un haut responsable du ministère des finances. "Le prix du pétrole a baissé de 100 dollars à environ 50 dollars le baril. Cela pourrait entraîner une diminution des recettes d'exportation de la Russie de l'ordre de 180 milliards de dollars par an", a déclaré Maxim Orechkine, directeur du département de planification stratégique du ministère, lors d'une réunion du Conseil de la fédération, chambre haute du Parlement russe. Cette estimation dépasse celle de la Banque centrale de Russie, qui avait indiqué précédemment que l'économie russe pourrait perdre 160 milliards de dollars par an si les cours pétroliers mondiaux se maintenaient aux alentours de 45 dollars le baril. La seule réponse possible pour l'économie russe serait de baisser ses importations en conséquence, pour maintenir l' équilibre de la comptabilité fédérale, a déclaré M. Orechkine. "La principale mission du gouvernement est d'apaiser ce choc et d'aider l'économie à parvenir à un nouvel équilibre dès que possible ", a-t-il déclaré, cité par l'agence de presse Interfax. M. Orechkine a observé que "la spirale de l'inflation" qui s' est élevée à 16 % (en chiffres annualisés) au cours de la semaine du 10 au 16 février, constituait le principal défi pour l'économie nationale. M. Orechkine a appelé la banque centrale à empêcher l'inflation de s'installer. La première vice-directrice de la banque, Ksenia Ioudaïeva, qui participait également à cette réunion, a convenu que l'économie russe était exposée à des conséquences à long terme. L'économie russe a beaucoup souffert en raison de la pression croissante des sanctions occidentales et de la chute des cours mondiaux du pétrole. Le gouvernement a publié en fin janvier un plan de lutte contre la crise de 38 pages destiné à faire face à la situation économique défavorable actuelle.
a écrit le 21/02/2015 à 15:21 :
Quelle est la raison pour laquelle on supprime mes réponses à certains commentateurs ?
Ils apportaient pourtant un complément d'informations à leurs errements économico-politiques ...
Est-ce dû à mon style quelque peu ironique ?
a écrit le 21/02/2015 à 15:05 :
Les empoutinés du coin peuvent toujours engager leurs allocations Cotorep en Russie, s'ils le désirent ...
Qui les en empêche ?
a écrit le 21/02/2015 à 14:41 :
Reléguer un des plus grands pays au monde, possédant une grande partie des ressources naturelles, au niveau "junk" est complètement absurde. Il s'agit d'un classement politique plutôt qu'économique :-)
Réponse de le 21/02/2015 à 17:12 :
Autant absurde est un pays en totale perte comme c'est le cas des US de continuer encore à faire son racket à travers ses agences de notation qui, entre nous, en vaut autant que leur dirigeants. Cela fait une belle jambe pour Poutine, la Russie est très bien notée par l'agence chinoise et c'est cela qui compte. Les US c'est du passée déjà….
a écrit le 21/02/2015 à 13:27 :
15% endettement Russe / 100% endettement US = Russie en catégorie spéculative.
Moi, niveau BEP en économie, comprend pas ! Enfin si, il n'existe aucun investisseur sérieux qui se réfère aux arguments et analyses des agences de notations. Sinon, c'est un trou d'uc. Tant que la proportion de crédules sera supérieure à celle des éveillés, les choses ne changeront pas... C'est pourtant pas compliqué de passer d'une catégorie à l'autre. Nabila n'est pas étrangère à cette situation...
Réponse de le 21/02/2015 à 15:15 :
C'est normal : l'endettement n'a pas d'importance en lui-même : c'est la capacité à rembourser vos dettes qui déterminent la catégorie dans laquelle vous serez placé.
Pour résumer de manière plus substantielle : "on ne prête qu'aux riches" ...
Moi sans la moindre qualification scolaire en économie, j'ai tout de même compris cela depuis longtemps, monsieur "l'éveillé" ...
a écrit le 21/02/2015 à 11:20 :
ces américains sont allés mettre par le menu, leur nez dans les comptes de la Russie. Mais Poutine , pour le faire plier , je pense qu'il en faut plus. Ils spéculent comme des malades contre le rouble, puis dégradent la note, un peu primaires ces agences.....
Réponse de le 21/02/2015 à 14:44 :
Les sanctions américaines ont peu de poids puisque les Etats-Unis échangent peu avec la Russie. L'Europe a pris ses responsabilités, pas besoin des US. D'ailleurs cette semaine, l'Europe a ajouté une vingtaine de personnalités russes et ukrainiennes à la liste noire. Est-ce que vous avez vu les Etats-Unis faire de même?
Peu importe les agences, le principal est de tondre l'ours.
Et comme, l'ours est en pleine forme, d'après les fans du dictateur Poutine, on ne va pas se priver pour augmenter les sanctions...............
a écrit le 21/02/2015 à 10:29 :
Le rouble faible ne nous empêche pas de passer nos vacances à l'étranger au soleil!!!!!
a écrit le 21/02/2015 à 10:12 :
Poutine doit trembler.
Réponse de le 21/02/2015 à 15:09 :
Poutine, assurément non mais les Russes se préparent tout de même à faire un trou supplémentaire à leur ceinture ...
a écrit le 21/02/2015 à 9:03 :
WOW ! Alors là vous nous livrez un vrai scoop : cela date de presque un mois déjà. Chapeau bas, les Tintins !
Réponse de le 21/02/2015 à 12:32 :
Vous venez de confondre Moody's et Standard & Poor's.
Ce qui signifie que vous ignorez ET la Méthodologie ET le processus Opératoire de ces deux Agences.
Le Tintin , it's Yourself.
Réponse de le 21/02/2015 à 15:08 :
Essayez au moins de comprendre les articles avant d'intervenir.
Le mois dernier, c'était Standard & Poors ; aujourd'hui, c'est Moody's.
Réponse de le 21/02/2015 à 17:15 :
Êtes-vous donc une spécialiste en "bullshit", ma belle ? et quelles sont les "méthodologies" d'une agence de rackett comme celles dont vous venez de citer ?

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