Japon : plusieurs ministres menacés par des révélations financières

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Lors du premier mandat de Shinzo Abe à la tête du pays, entre septembre 2006 et septembre 2007, il avait dû affronter plusieurs départs de ministres sur fond de scandales financiers.
Lors du premier mandat de Shinzo Abe à la tête du pays, entre septembre 2006 et septembre 2007, il avait dû affronter plusieurs départs de ministres sur fond de scandales financiers. (Crédits : Reuters)
Alors que le ministre japonais de l'Agriculture a du démissionner en début de semaine, les ministres de l'Éducation, de l'Environnement et de la Justice du gouvernement de Shinzo Abe font face à des révélations concernant leur financement politique.

De nouveaux scandales financiers en perspectives pour le Japon ? Trois ministres du gouvernement japonais de Shinzo Abe se trouvaient sur la sellette vendredi 27 février, soupçonnés par la presse d'irrégularités de financement politique, après déjà la démission lundi, pour une raison similaire, du détenteur du portefeuille de l'Agriculture.

Le ministre de l'Education, Hakubun Shimomura, est forcé de se défendre face à des accusations de fonds recueillis pour son compte par des organisations qui ne sont pas officiellement enregistrées comme participant à son financement. L'homme nie que ces groupes œuvrent pour lui et assure n'avoir pas perçu d'argent de leur part, contrairement à des informations données par un hebdomadaire japonais.

Des dons mineurs dont les ministres nient avoir eu connaissance

Par ailleurs, le quotidien Asahi Shimbun affirme vendredi matin en Une que le ministre de l'Environnement, Yoshio Mochizuki, a pour sa part perçu des fonds d'une entreprise de logistique qui s'était vu allouer des subventions publiques moins d'un an auparavant, ce que proscrit la loi. La somme avancée est de 1,4 million de yens (un peu moins de 10.000 euros). Quant à la ministre de la Justice, Yoko Kamikawa, elle se voit reprocher le même type de versement de la part de la même société de la préfecture de Shizuoka (sud), de 600.000 yens, mais nie comme son collègue qu'il y ait illégalité.

Le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, a indiqué vendredi matin qu'il ne "pensait pas que ces cas posent problème du point de vue légal, puisque les deux ministres ont affirmé ne pas avoir eu connaissance de ces dons".

Plusieurs précédents au cours des six derniers mois

En début de semaine, le ministre de l'Agriculture, Koya Nishikawa, qui a démissionné en début de semaine pour une affaire du même acabit. Il avait reconnu avoir reçu un don d'un million de yens (7.400 euros) d'une compagnie dirigée par un groupe réunissant divers fabricants de sucre, auquel le ministère avait accordé quelques mois plus tôt une allocation d'un montant de 1,3 milliard de yens.

Le renoncement de ce ministre a été le seul pour le moment parmi les membres du gouvernement nommé en décembre, mais déjà deux détentrices de portefeuilles (Justice et Industrie) dans le précédent exécutif avaient dû jeter l'éponge à cause là aussi de mauvais usage d'argent.

Lors du premier mandat de Shinzo Abe à la tête du pays, entre septembre 2006 et septembre 2007, il avait dû affronter plusieurs départs de ministres sur fond de scandales financiers. L'un deux s'était même suicidé et Shinzo Abe avait aussi choisi de partir au bout d'un an.

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Commentaires
a écrit le 27/02/2015 à 15:38 :
Le Japon est le pays du Soleil Levant Problématique.
Cela n'ira qu'en empirants. Classe politique Ringarde.
a écrit le 27/02/2015 à 15:22 :
Le Japon nous fait plaisir. C'est un des rares pays "démocratiques" et "développés" qui à des politiques encore plus nuls que la France.
a écrit le 27/02/2015 à 14:13 :
Et en France, le procureur de Mongolfier dit que des noms de premiers ministres ont été enlevés des listes des fraudeurs Swissleax and co
Qui sont-ils?

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