Europe : ces 5 mauvais élèves qui ont reçu une lettre d'avertissement

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Cinq pays membres sont susceptibles de ne pas respecter les règles budgétaires l'année prochaine.

L'Union européenne a adressé un premier avertissement à cinq pays membres susceptibles de ne pas respecter les règles budgétaires l'année prochaine, a déclaré mardi Olli Rehn, le commissaire aux Affaires économiques et monétaires.

Devant des journalistes, il a précisé s'attendre à ce que les Etats concernés - la Belgique, Chypre, la Hongrie, Malte et la Pologne - prennent les mesures appropriées pour rectifier le tir.
Olli Rehn a également annoncé que la Commission européenne allait demander des pouvoirs de contrôle élargis afin que les budgets des Etats de la zone euro n'enfreignent pas les règles budgétaires européennes.

"Demain, la Commission présentera deux propositions qui apporteront davantage de stabilité à la politique budgétaire de la zone euro", déclare-t-il, selon le texte d'un discours. "La première proposition veut favoriser une culture nationale de stabilité (dans les pays membres) en exigeant des règles chiffrées en matière d'équilibre budgétaire qui soient en phase avec les objectifs à moyen terme du pacte de stabilité et de croissance."

Ce pacte - qui fixe les règles budgétaires européennes - prévoit sur le moyen terme un budget proche de l'équilibre ou en excédent structurel (hors service de la dette). La Commission appellera à ce que ces règles soient transposées dans les textes de loi nationaux, de préférence la constitution.
L'exécutif européen proposera également que les projets de budget soient établis à partir de prévisions indépendantes fournies par des conseils budgétaires nationaux.

"Mais pour les pays de la zone euro, nous devons nous assurer que les budgets nationaux soient en conformité avec les obligations du pacte de stabilité avant qu'ils soient mis en oeuvre", poursuit Olli Rehn. "De ce point de vue, la Commission devrait pouvoir examiner les projets de budget le 15 octobre au plus tard et, si besoin est, exprimer son avis."

Aux yeux d'Olli Rehn, une fois que la gouvernance économique de la zone euro aura subi de profonds changements, l'émission d'"euro-obligations" pourrait être envisagée.

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Commentaires
a écrit le 23/11/2011 à 10:54 :
Le cinquième suicide européen
le 20 novembre 2011 23H39 | par Jacques Attali

L?Allemagne et la France se sont trouvées à quatre reprises en un siècle, chacune à son tour, en situation de pouvoir, par des décisions absurdes, ou honteuses, transformer l?Europe en un champ de ruine. Et elles l?ont fait. En 1914, toutes les deux ont participé à l?engrenage qui a conduit à la première guerre mondiale. En 1919, c?est la France, qui a pris la mauvaise décision en exigeant de l?Allemagne qu?elle paie le prix de la guerre. En 1933, c?est l?Allemagne qui a pris le mauvais chemin en choisissant Hitler comme chancelier . En 1936, c?est la France qui commit l?erreur de laisser le Führer réoccuper la Ruhr, ouvrant la voie à la deuxième tragédie siècle. A chaque fois, une autre décision était possible, qui aurait fait du vingtième siècle un temps d?abondance.
Aujourd?hui, c?est de nouveau au tour de ?Allemagne de tenir dans sa main l?arme du suicide collectif du continent le plus avancé du monde : Si elle refuse d?accepter le chemin étroit qui passe par le rachat par la BCE des obligations arrivées à maturité, suivi de l?émission d?une dette souveraine européenne, remboursée par deux points de tva européenne et d?une réforme des traités permettant de mieux contrôler les laxismes des uns et les égoïsmes des autres, la catastrophe aura lieu.
Pour que Berlin ne soit pas, une fois de plus, responsable d?un suicide européen, l?Allemagne doit sortir de trois illusions :
1. Elle n?est pas le bon élève de l?Union, qui refuse de payer pour les erreurs des autres. Sa dette publique est de 82% du PIB, pratiquement égale à la dette française ; dix de ses banques, toutes publiques, qui fournissent 20% des crédits au secteur non financier allemand, sont en tres mauvaises situation. Sa consommation d?énergie dépendra de plus en plus du gaz russe, qui représente 37% de ses importations. Sa démographie est catastrophique au point que , en 2060, il y aura moins d?Allemands que de Français et que 44% de la population allemande aura plus de 65 ans contre seulement 35% en France, ce qui rendra particulièrement difficile le remboursement de la dette publique allemande. Enfin l?avenir de l?industrie allemande n?est pas si prometteur qu?elle le croit : selon une récente étude anglaise, sur les 100 entreprises les plus innovantes du monde, 11 sont françaises et seulement 4 sont allemandes.
2. Elle est le premier bénéficiaire de l?Union européenne , qui a financé en partie sa réunification, et lui a permis de gagner près de 15 points de parts de marché à l?intérieur de la zone euro et de devenir le premier pays exportateur de produits agroalimentaires en recrutant du personnel venu de l?Est de l?Europe au tarif de ces pays, ce que la France ne veut et ne peut faire.
3. Elle a tout à perdre à sortir de la zone euro, qui ruinerait son système bancaire et lui couterait, selon une étude suisse, de 20 à 25% de son PIB la première année et la moitié chacune des années suivantes.
4. Elle croit à tort qu?un soutien provisoire de la BCE à la liquidité des banques et des Etats européens entrainerait une inflation massive, qui ruinera ses vieux, majoritaires , alors qu?il ne peut y avoir d?inflation massive quand le chômage est aussi élevé et quand la financiarisation de l?économie freine la transmission de la monnaie vers l?économie réelle.
Lueur d?espoir : à lire les toutes dernières déclarations de la Chancelière, et le programme de son parti approuvé le 15 novembre, (souhaitant une évolution vers un fédéralisme européen, et laissant entendre qu?elle pourrait accepter de faire de la Banque centrale Européenne le garant de dernier recours) il semble que l?Allemagne se prépare à reconnaitre ces évidences. Il appartient maintenant à la France de la prendre au mot. Tout est encore possible.
Réponse de le 23/11/2011 à 12:31 :
Bien entendu que l'Allemagne est avantagée par la politique monétaire et que ses excédents se nourissent de nos déficits. Mais la contrepartie est seulement une ingérence budgétaire et n'engage aucun changement de politique monétaire qui favoriserait les pays en difficulté.
Ok on veut faire du fédéralisme bien on pourra emprunter gratuit, mais comment on rembourse nos dettes (reduire les déficits, retrouver la competitive...) avec une politique monétaire, budgetaire, fiscale commune? Le fédéralisme nous privera de nos choix économiques, au profit de qui? on ne sait pas trop la comission europeenne ou se coitoient anciens banquiers d'affaires, lobbies en tous genres, la BCE contrôlée par les industriels allemands, enfin bon on prend la solution la moins courageuse et qui nous coutera très cher a moyen terme
a écrit le 23/11/2011 à 6:35 :
Figaro économie, publié le 26/08/2011 à 16:51 Les Allemands, plus riches que jamais, (Ces statistiques ne tiennent pas compte des propriétés immobilières ou des biens non financiers.) C'est bien grâce à l'Euro,.....et ils se plaignent de devoir participer au "sauvetage" de l'Euro alors qu'ils on profitent plus que qui-conque!. Les avoirs financiers des ménages allemands (liquide, comptes en banque, actions, obligations, assurances etc.) ont atteint au premier trimestre leur plus haut niveau depuis la première publication de cet indicateur en 1991, a annoncé vendredi la Bundesbank. Ils atteignent 4.824 milliards d'euros, soit 4,4% de plus qu'au premier trimestre 2010, selon les statistiques publiées par la banque centrale allemande. Ce que l'Allemagne paye pour pouvoir profiter de l'Union Monétaire Européenne ne représente que très peu par rapport aux avantages qu'elle tire de l'Euro. C'est surtout dans ce sens que les traités devraient être modifiés, les économies les moins fortes de la Zone Euro sont en train d'être étouffées par l'économie allemande.
a écrit le 22/11/2011 à 14:02 :
à candide :
Toutà-fait exact : ce sont les prémices du lancement du MES. C.à.d. "l'instauration accélérée de blocs continentaux "intégrés", conformément aux v?ux du courant mondialiste".
Réponse de le 22/11/2011 à 16:24 :
haha
a écrit le 22/11/2011 à 11:03 :
Bonne nouvelle, nous ne faisons pas parti des 5 et , en plus, les 5 sont des petits pays. j' ai un doute, la courageuse Commission Europeenne n'aurait elle pas peur d'indisposer les gros ?
a écrit le 22/11/2011 à 11:02 :
Tout ceci n'est pas un jeu, des millions de personnes sont sans emploi suite à cette crise qui n'en finit pas.
a écrit le 22/11/2011 à 10:45 :
On ne peut se fier à aucun article concernant ce sujet, écrit en français. Ce n'est que du bourrage de crâne. La situation de la France est beaucoup plus précaire qu'on nous le dit. Il y a une élection au bout du chemin et puisque la Droite et la Gauche partagent le marasme dans lequel on vit; toute cette UMPS "s'écrase". Les vilaines surprises seront exposées en Juin 2012. Si les médias faisaient leur travail, on serait mieux informé; mais voyez qui sont leurs patrons!
Jean-Claude Meslin indigné et écoeuré par la médiocrité ambiante vouée au fric...
Réponse de le 22/11/2011 à 11:43 :
Comme tous ces indignés vous êtes bien naïfs. C'est sur qu'il vaut mieux croire les titres alarmants des anglo-saxons. Le message de cet article est que la commission européenne propose de modifier des constitutions nationales, on s'en fout que la France soit dedans, elle aurait pu citer n'importe quel pays, elle a choisit chypre, malte, (tout le monde s'en fout) et la Pologne n'est même pas concerné (hors euro). Demain c'est l'UE qui decidera de la hausse/baisse de nos impots, si on peut construire telle ecole ou tel hopital, alors 2012 lol. Reveillez vous.
Réponse de le 22/11/2011 à 12:56 :
exactement. Cette crise n'est qu'un prétexte visant à l'instauration accélérée de blocs continentaux "intégrés", conformément aux v?ux du courant mondialiste

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