Les Grecs ne peuvent plus différer les décisions, affirme Nicolas Sarkozy
latribune.fr, avec Reuters
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"La zone euro demeure en danger, il faut que l'ensemble de la classe politique grecque comprenne qu'on ne peut plus différer les décisions pour régler la crise du pays", a déclaré le président français lors de ses voeux au corps diplomatique.
"L'Europe ne paiera pas davantage, c'est très clair, la France l'a dit, l'Allemagne l'a dit, et l'ensemble des pays qui ont décidé d'aider la Grèce ont défini une règle : on ne peut pas sortir de cette règle", a déclaré de son côté Jean Leonetti sur Europe 1. "La Grèce ne doit pas compter sur autre chose que la solidarité qui a été établie et la négociation qui est en cours et qui va aboutir avec ses créanciers privés", a-t-il ajouté.
La Grèce et ses créanciers privés ont repris leurs négociations vendredi et il semble que les positions des deux parties se rapprochent en vue d'un accord qui doit éviter un défaut incontrôlé. Un tel accord doit être conclu d'ici lundi afin de déclencher le versement d'une nouvelle aide qui doit permettre à la Grèce d'honorer 14,5 milliards d'euros de remboursements d'emprunts en mars. Cette aide proviendrait d'un plan de renflouement de 130 milliards d'euros concocté en octobre par l'Union européenne et le Fonds monétaire international.
Les négociations avaient été rompues vendredi dernier, en raison de divergences sur le coupon que devrait verser la Grèce sur les obligations nouvelles qu'elle émettrait en échange de celles détenues par ses créanciers privés. Mais les discussions rouvertes cette semaine auraient permis d'arrondir les angles.
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"L'atmosphère était bonne, des progrès ont été réalisés et nous continuerons demain après-midi", a précisé le ministre des Finances, Evangelos Venizelos, à l'issue des discussions tenues jeudi. L'Institut de la finance internationale (Ifi), organisme qui représente les créanciers privés, a jugé les discussions "productives".
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