Un conseil européen hanté par la Grèce

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Sous l'impulsion de Berlin, le sommet de ce lundi s'efforcera de se concentrer sur son ordre du jour, croissance et emploi.

Lors du conseil des chefs d'États européens qui s'ouvre à Bruxelles ce lundi, la situation de la Grèce devrait figurer en bonne place des discussions. Depuis plus d'une semaine, Athènes ne passe pas un jour sans déclarer qu'un accord avec les investisseurs privés sur un effacement d'une partie de sa dette est sur le point d'être conclu. Pour l'instant, rien n'est fait. Selon l'agence Bloomberg, les investisseurs privés auraient accepté un coupon moyen de 3,6 % sur les nouvelles obligations à trente ans qu'ils échangeraient contre celles qu'ils détiennent. Cela correspondrait à une dépréciation de près de 70 %, contre 50 % fixé au départ des négociations il y a trois mois. Ce changement est justifié par la détérioration de l'économique grecque, le but de l'opération étant de réduire le fardeau de la dette du pays à 120 % du PIB.

conditions de prêt européen

Cet accord est l'une des conditions à l'obtention d'un deuxième prêt de l'Europe et du FMI à la Grèce d'un montant de 130 milliards d'euros. Or selon les experts de la Troika des bailleurs de fonds, cités par Der Spiegel, cette aide devrait s'élever désormais à 145 milliards d'euros pour donner une chance à la Grèce de s'en sortir. Outre la Grèce, il est inscrit à l'ordre du jour de ce conseil européen, la croissance et l'emploi en Europe. Sur le terrain de la croissance, les discussions porteront sur la capacité des banques européennes à financer l'économie. « La question est de savoir comment rendre le marché commun plus fluide et comment les banques seront capables d'assurer le financement des petites et moyennes entreprises » précise-t-on au bureau de la chancelière allemande, Angela Merkel. Pour l'Allemagne, le règlement des difficultés que rencontrent la zone euro passe par le financement de l'économie et donc des banques. S'agissant de l'emploi, on sait simplement que les discussions porteront sur le problème de l'emploi des jeunes, sans évoquer la moindre piste. La question des euro-obligations a quant à elle d'ores et déjà été écartée par François Baroin, ministre des Finances français et son homologue allemand Wolfgang Shäuble lors du Forum économique international de Davos vendredi dernier. Quant à la question d'une fusion du FESF et du MES, soulevée jeudi dernier par Christine Lagarde, on explique à Berlin que « le MES a vocation à remplacer le FESF et que sa mise en place effective a déjà été avancée » et on ne comprend ni l'intérêt ni l'opportunité de la déclaration de la présidente du FMI. La seule surprise de ce sommet pourrait provenir de la conclusion d'un accord sur l'union fiscale. Au ministère des Finances allemand, on assure qu'il est « presque bouclé ».

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