En imposant son plan aux Grecs, l'Europe commet une faute politique historique

En faisant le choix de mettre la Grèce sous tutelle politique et économique, en installant un contrôle direct sur les comptes grecs pour "geler" l'effet des élections d'avril, les gouvernements européens jouent avec le feu. Et sèment en réalité l'humiliation et la paupérisation, là où l'Europe devrait redonner l'espoir et favoriser la croissance. Une analyse de Romaric Godin.
L'Europe confirme au grand jour le fond de sa pensée, celui qui circulait dans la presse allemande au début de la crise : le peuple grec est incapable de prendre en main son destin, il a besoin de tutelle pour revenir sur le bon chemin. Photo : Reuters
L'Europe confirme au grand jour le fond de sa pensée, celui qui circulait dans la presse allemande au début de la crise : le peuple grec est incapable de prendre en main son destin, il a besoin de tutelle pour revenir sur le bon chemin. Photo : Reuters (Crédits : REUTERS)

L'accord dont a accouché une nouvelle fois la nuit bruxelloise de lundi à mardi est un événement. Mais ce n'est pas un événement financier ou économique. Les Européens n'ont finalement rien accordé de plus, ou presque, que ce qu'ils avaient promis le 21 juillet dernier. A la mesure de cette crise, quelques milliards de plus ou de moins comptent finalement fort peu et ne changeront pas grand chose.

Non, cet accord est en réalité un événement politique.

Mise sous tutelle

Il restera dans l'histoire de la construction européenne comme le moment où l'Europe s'est définie dans son opposition à la démocratie. Car l'essentiel de cet accord repose sur les conditions politiques imposées à Athènes. Les bailleurs de fonds occidentaux ont exigé de la Grèce que ses finances publiques soient désormais mises à la disposition de ses créanciers. Ils ont ainsi exigé, sous le bel euphémisme d'une proposition grecque, que la priorité soit constitutionnellement donnée au remboursement de la dette. L'aide versée à la Grèce sera désormais retenue sur un compte bloqué, versé aux échéances des créances et réservé à ce seul effet. Voilà qui permet de relativiser le raccourci trop souvent employé de « sauvetage de la Grèce ». Qui est ici sauvé ? Le peuple grec soumis à la paupérisation, au manque de perspectives et à l'absence d'emploi ? Ou les créanciers, dont certains jouaient encore ces derniers jours à acheter à prix cassé des titres dont, malgré les décotes annoncées, ils tireront un large bénéfice garanti par les grands argentiers européens ? Pour finir ce sombre tableau, la Commission va établir une « présence renforcée et permanente sur le sol grec » (ce sont les termes - fort martiaux - du communiqué officiel) afin de « développer sa capacité à fournir et à coordonner une assistance technique ». En clair, les commissaires de Bruxelles vont se charger eux-mêmes de ce que les fonctionnaires européens appellent non sans dédain « la construction de l'Etat grec ».

A l'abri des élections

Avec ces mesures, l'Europe confirme enfin au grand jour le fond de sa pensée, celui qui circulait dans les colonnes des journaux allemands dans les premiers jours de la crise : le peuple grec est incapable de prendre en main son destin, il a besoin de tutelle pour revenir sur le bon chemin. Car l'accord européen n'a en réalité qu'une seule fonction : mettre la dette grecque à l'abri des élections qui devraient avoir lieu en avril prochain et qui devraient, à l'évidence, balayer les forces politiques traditionnelles qui sont les responsables de la situation du pays. Pour les ministres des Finances, il fallait empêcher à tout prix qu'un gouvernement issu de ces élections ne fût tenté de couper franchement le n?ud gordien qui garrotte le pays depuis trois ans. Il fallait donc à tout prix « neutraliser » la démocratie, l'empêcher d'agir pour l'empêcher de nuire. Une telle dérive européenne n'est pas une surprise : elle est le fruit d'une école de pensée. Celle qui, considérant que le peuple est en permanence soumis « aux plus bas instincts », il ne peut être l'artisan de la politique économique, fût-ce par ses représentants. Une telle pensée a conduit à l'indépendance stricte des banques centrales et à la constitution de la Commission et des instances bureaucratiques européennes. En Europe, Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, est le champion de cette conception, et le président grec, la semaine passée, ne s'y était pas trompé. Dimanche, dans une interview au Tagesspiegel, Schäuble s'offusquait ainsi que les Grecs n'aient pas accepté les propositions allemandes « d'assistance technique ».

En 1831 déjà, un roi bavarois...

Il y aurait fort à dire sur la responsabilité des grandes puissances européennes qui, depuis l'indépendance, font la pluie et le beau temps en Grèce, dans la gabegie de l'Etat grec. Mais un rapide rappel suffira. En 1831, les grandes puissances d'alors jugèrent déjà les Grecs trop « immatures » pour se gouverner eux-mêmes. On leur envoya un roi bavarois accompagné d'une armée de fonctionnaires allemands. Le résultat fut un désastre économique et politique. Il est donc à craindre que les Européens, encore une fois, fassent fausse route. Là encore, les erreurs et l'aveuglement des Européens sont manifestes : Comment une démocratie pourrait accepter de faire passer les intérêts de ses créanciers avant ceux de son peuple ? Comment les Européens peuvent-ils aujourd'hui s'appuyer en Grèce sur les deux partis responsables des erreurs du passé et sur une élite économique largement corrompue ? L'Europe sème en réalité l'humiliation et la paupérisation, là où elle devrait redonner l'espoir et favoriser la croissance. Elle prend des risques considérables en refusant d'accepter la logique fondamentale de la démocratie. « Le peuple, écrivait Bakounine, peut se tromper souvent et beaucoup, mais il n'existe personne au monde qui puisse corriger ses erreurs et réparer le mal qui en résulte toujours que lui-même ».

Si cette réparation ne peut intervenir par les urnes, elle interviendra inévitablement par la rue. Et encore une fois, l'Europe aura été, par sa volonté de « civiliser » les Grecs, le mauvais génie du peuple hellène.

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 72
à écrit le 09/05/2012 à 9:31
Signaler
Énorme surprise ! Six mois après le référendum avorté... le peuple grec enfin consulté, ose faire une réponse "politiquement incorrecte", (mais aisément prévisible): il rejette une politique humiliante qui fait diminuer son espérance de vie... dans l...

à écrit le 22/03/2012 à 11:33
Signaler
Mes autres commentaires sur le meme sujet vous pouvez les voir a mon intervue a l' Rtbf au link http://www.rtbf.be/info/monde/dossier/europe-crise---actualit%C3%A9/detail_echange-et-contestation?id=7665783

à écrit le 22/03/2012 à 11:30
Signaler
Il y a 2500 ans les Atheniens ont introduit la Democratie. Il y a 200 ans un Grec, Ioannis Kapodistrias, a introduit le meme type de Democratie en Suisse. Il s' agit de la Democratie reelle, la Democratie Directe. LaDemocratie representative qui est ...

à écrit le 09/03/2012 à 13:59
Signaler
la 1ère erreur politique de l'europe a été d'accepter l'entrée de la Grèce dans la communauté européenne, sans avoir vérifier SERIEUSEMENT si les critères pour y rentrer étaient respectés scrupuleusement. Les instances européennes sont responsables d...

le 22/03/2012 à 11:43
Signaler
Vous parlez d' une erreur politique de l' Europe. Malheureusement c' est pire que cela. Il s' agiissait d' un complot: C' est maintenant prouve que le faut des donnees de ELSTAT (service statistique Grec) etait connu tres bien par le EUROSTAT et les...

à écrit le 09/03/2012 à 12:15
Signaler
Toute la Grèce fonctionne au black. Evidemment, les gentis faiseurs d'opinion disent que ce n'est pas de la faute des citoyens cette situation ... Mais bien sûr !

à écrit le 09/03/2012 à 11:17
Signaler
Les grecs ont tout compris même sans avoir Free, il faut trafiquer ses comptes pour entrer en zone euro, vivre des années au dessus de ses moyens, ne pas payer d'impôts où si peu puis bénéficier d'une quasi annulation de leur dette avec pour finir un...

à écrit le 01/03/2012 à 22:19
Signaler
La France va suivre les même trace que la Grèce si elle ne réagit pas vite. C'est inéluctable ... pourquoi ? Tout simplement parce que la Dette qu'elle quelle soit (Allemande, Grecque, Italienne .... ) ne peut-être réglée car mathématiquement impossi...

à écrit le 01/03/2012 à 15:45
Signaler
à quand les chars franco-allemands dans les rues d'Athènes ?... et un gouverneur militaire français ou allemand ?

à écrit le 01/03/2012 à 9:07
Signaler
Cela semble être une constante européenne de substituer des "comités" indépendants (Commission, BCE, cours de justice) à la démocratie. Le résultat est pitoyable. Churchill disait "la démocratie est le ptre des sytèmes, à l exclusion de tous les autr...

à écrit le 24/02/2012 à 10:15
Signaler
L'UMP et le PS ont en commun de ne pas vouloir/pouvoir reconnaître l'erreur tragique pour "les 99%"... que constitue leur soutien à l'UE de Lisbonne en général, et à la zone Euro en particulier. Le choix politique de la concurrence plutôt que de la ...

à écrit le 24/02/2012 à 8:44
Signaler
on lit les réactions sur cet article, alors on se dit que ce pays est véritablement socialiste. Les socialistes "conservateurs" incarnés par l'UMP, et les autres, incarnés par le PS. L'enbobinement idéologique est général et tout le monde croit encor...

à écrit le 23/02/2012 à 19:25
Signaler
Ne pensez vous pas qu'un gouvernement qui accepte que l'espérance de vie de sa population diminue, afin de sauvegarder les "intérêts"... des créanciers internationaux, ne mérite que du mépris ? Le droit international a défini quels sont les devoirs ...

à écrit le 22/02/2012 à 22:20
Signaler
Nous ne sauverons pas la Grèce, et en plus nous allons l'humilier. Nous en paierons le prix fort. L'Espagne, l'Italie, le Portugal ne sont certainement pas prêts à se laisser humilier. L'Allemagne, la France et quelques pays du Nord vont passer pour ...

à écrit le 22/02/2012 à 20:39
Signaler
Cet article pose les bonnes questions et fort bien , petit retour en arrière, école de Chicago, Hayeck Friedmann, premières expériences dans les juntes du cône sud de l'Amérique latine techniquement aidée ainsi que la CIA par l'expérience d'Aussaress...

le 24/02/2012 à 8:45
Signaler
Un militant du Front de gauche parmi nous !:)

à écrit le 22/02/2012 à 16:54
Signaler
C'est difficile d'en arriver la. La Réalitée est que les gouvernements successif de Grèce n'on rien su ou osés faire. Que faire dans un pays ou ils sont incapable de faire rentrer les impôts, de même pour la TVA. Je suis tout à fai daccor avec ce qu'...

à écrit le 22/02/2012 à 15:15
Signaler
Discours dans l'air du temps : Victimaire et sans fond. Vous préférez peut-être l'abandon pur et simple ou la guerre pour se payer sur la bête. C'est plus que de l'angélisme que de plaider ainsi pour la démocratie. Après plus de 2 ans d'incapacité à ...

à écrit le 22/02/2012 à 11:03
Signaler
Et pendant ce temps là les partis politiques dits responsbles et les économistes médiatiques viennent nous dire comme en 2005 toujours plus d'Europe. les peuples ne se trompent pas et rejettent cette Europe anti démocratique mais les politiques ne tr...

à écrit le 22/02/2012 à 9:06
Signaler
Cet article est tristement vrai. Nous sommes en train de sacrifier la démocratie sur l'autel de l'Europe des technocrates...

à écrit le 22/02/2012 à 8:46
Signaler
Cette analyse serait tout à fait pertinente s'il ne s'agissait pas...de la Grèce! Depuis 30 s'est installé un système politique clientéliste qui a corrompu toute l'administration du portier du ministère jusqu?à son ministre lui-même. Vivant dans ce p...

à écrit le 22/02/2012 à 8:45
Signaler
La vérité vraie, c'est que les Grecs eux même ont perdu toute confiance dans leurs propres "élites" politiques. Dans ces conditions, comment voulez vous qu'un prêteur malgré lui (car comprenez bien que Personne aujourd'hui ne veut prêter à la Grèce,...

le 22/02/2012 à 16:23
Signaler
Je serai Grec, je dirai que ceux qui ne veulent pas me preter peuvent s'assoir sur ce que je leur dois. soit ils reviennent a la table des discussion, soit le sujet est clos. Les peuples d'europe n'ont pas a payer pour des dépenses qu'ils n'ont pas e...

à écrit le 22/02/2012 à 8:29
Signaler
Bravo M. Godin. Quelle honte cette humiliation infligée à la Grèce ! Laissons-les en toute indépendance et ne nous melons de leurs affaires en aucune manière.... ni prêt privilégié à fonds perdus ni tutelle humiliante. Que la Grèce suive son chem...

à écrit le 22/02/2012 à 8:24
Signaler
Je ne suis absoluement pas d'accord avec cette analyse .Une vrai solidarité impose une assistance forte pour permettre à un pays de reparer ce qui doit l'être .On sait que l'incompetence et la corruiption d'une partie de l'administration grecque tire...

le 22/02/2012 à 10:37
Signaler
alors pourquoi ça n'a pas commençé par virer tous els incompétents de ce gouvernement pour mettre en place des elections anticipées?? et obliger à mettre aux postes clés des gens non corrompu prêt à se sacrifier pour redresser leur pays? la recette e...

le 01/03/2012 à 8:20
Signaler
Même en France, si vous voulez virer tous les incompétents, il restera plus grand monde. Vous ne voyez pas l'étendue du désastre ? Et à qui la faute ?

à écrit le 22/02/2012 à 7:55
Signaler
tout à fait d'accord avec cet article l?Europe se fourvoie et tout cela se terminera mal on peut envisager un rejet violent du peuple grec de cette mise sous tutelle

à écrit le 22/02/2012 à 7:40
Signaler
Très bon point de vue. Parmi les médias économiques, vous êtes les seuls à avoir soulevé cette question pourtant cruciale.

à écrit le 22/02/2012 à 5:14
Signaler
Bravo!!! article realiste et courageux qui se denote et sort du lot habituel pour sa juste analyse du systeme hideux qu est l europe....Encore merci

à écrit le 22/02/2012 à 4:13
Signaler
Qui a dit qu'il n'y avait plus d'"espoir" d'assister à la décomposition économique de la Grèce ou d'un autre pays européen après sa chute hors de l'Euro ? Ici, en tout cas, ce type d'"espoir" semble bien entretenu.

à écrit le 22/02/2012 à 1:05
Signaler
Tapez " l'or" ou " or " dans le moteur de recherche de la Tribune, il n'y a aucune archive liée à cette recherche.... c'est pour le moins étrange pour un magazine économique :/

à écrit le 22/02/2012 à 0:14
Signaler
Cher M. Godin, que retiendra l'histoire si l'UE éjecte la Grèce de l'euro voire de l'UE? Irresponsabilité? Crime contre la nation fondatrice des idéologies de nos sociétés occidentales? Ne tirez pas sur l'ambulance en faisant passer l'Europe pour le ...

à écrit le 21/02/2012 à 23:34
Signaler
C'est un excellent article pour un excellent journal.

à écrit le 21/02/2012 à 23:23
Signaler
Bravo monsieur Godin. Superbe article .L'Europe paiera très cher cette folle politique qui consiste à asservir tout un peuple et à l'atteindre dans sa dignité. Les commentaires de certains sur cette situation sont tout simplement affligeants . J'att...

à écrit le 21/02/2012 à 21:48
Signaler
Effectivement, c'est un déni de démocratie. Mais peut-on encore parler de démocratie quand : - Les 2 plus grosses fortune du pays ne paye pas d'impôt (église et armateur) - La Constitution grecque accorde aux armateurs une immunité fiscale - L'état ...

le 21/02/2012 à 23:23
Signaler
Parce qu'en France c'est démocratique ? Avec un référendum sur le traité de Lisbonne et l'usage démocratique qui en a été fait après. Avec un arrangement arbitral pour le sieur Tapie. Avec 55 % de la population qui ne paie pas d'impôts sur le revenu...

le 22/02/2012 à 0:04
Signaler
Excellente analyse de Bonborda. En peu de mots c'est assez tranchant.

le 22/02/2012 à 5:02
Signaler
Si l'on veut une véritable démocratie il ne faut pas que l'on puisse faire carrière en politique. Un mandat, deux mandats et retour à la vie normale. "Le pouvoir corrompt", Churchill le clamait à qui voulait l'entendre. "Aucun responsable politique n...

le 22/02/2012 à 22:29
Signaler
Complètement d'accord pour une limitation des mandats. La professionnalisation de la politique conduit inexorablement à des attitudes déviantes, à la corruption, aux petits arrangements entre amis, à la manipulation des médias, donc des masses.

à écrit le 21/02/2012 à 21:30
Signaler
très belle article auquel je souscris . Oui, il aurait été normal d'attendre les résultats des prochaines élections pour présenter aux nouveaux responsables politiques de la grèce le plan Européen.Mais rien ne dit qu'à vouloir forcer la démocratie gr...

à écrit le 21/02/2012 à 21:10
Signaler
"Et sèment en réalité l'humiliation et la paupérisation" : c'est bien là la quintessence du sakozysme. Blesser, insulter, infantiliser, se vanter. Voila le bilan.

à écrit le 21/02/2012 à 20:49
Signaler
Article sans fond. Ce monsieur ne connait manifestement de la Grèce que ce que les médias en disent. Les grecs (via leurs élus) sont malheureusement incapable de se prendre en main. Sous prétexte que la démocratie a été inventée en Grèce ( revoyez v...

à écrit le 21/02/2012 à 20:15
Signaler
Si on comprend bien M. Romaric Godin, une démocratie est par essence malhonnête puisqu'elle demande de l'aide en sachant qu'elle n'a aucune intention de rembourser les prêts qu'on lui accorde... Belle mentalité. Je ne vois pas en quoi il est anormal...

à écrit le 21/02/2012 à 20:05
Signaler
"Le monde se divise en trois catégories de gens: un très petit nombre qui fait se produire les évènements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s'accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s...

à écrit le 21/02/2012 à 20:05
Signaler
La Grece va avoir sur les marchés la plus terrible de toute les réputations ! Il faut etre fous pour preter aux grecs meme à 30 % on le fera pas et on deconseillera de le faire ! Les grecs devront rembourser car ce qui se joue dans la finance interna...

le 21/02/2012 à 22:48
Signaler
Tant mieux pour eux, ils sortiront de l'euro, emprunteront auprès de leur banque centrale et le problème sera réglé.

le 22/02/2012 à 0:17
Signaler
a bon, parce que emprunter auprès d'une banque centrale de la monnaie de singe règle le problème ???

le 22/02/2012 à 7:25
Signaler
Non, mais comme l'autre solution n'est pas mieux de toute manière, chassons les grecs de l'Euro et laissons les se d.......

le 22/02/2012 à 8:41
Signaler
Je vous trouve bien dur. Les Grecs font ce qu'ils peuvent pour rembourser en réduisant les salaires de ceux qui ne peuvent échapper aux fiscs : petits retraités et fonctionnaires (exceptés les membres du gouvernement) Mais : - leur imposer un cad...

le 22/02/2012 à 17:45
Signaler
Et il en sortira quoi de leur pseudo-révolution ?On aimerait bien le savoir.......

le 22/02/2012 à 22:37
Signaler
La pseudo-révolution n'existe pas. La Révolution, oui. Ce qui va en sortir, si elle se produit, sera tout simplement un exemple, une tâche qui, comme l'huile (d'olive dans ce cas) va s'étendre. Et lorsque qu'on se brûle avec de l'huile bouillante, c'...

à écrit le 21/02/2012 à 20:02
Signaler
Pourquoi notre candidat Président ne propose-t-il pas un référendum sur le MES?

le 21/02/2012 à 22:49
Signaler
Et sur les MST ?

à écrit le 21/02/2012 à 19:45
Signaler
Comment peut-on générer de la richesse dans un pays laminé par la gabégie de ces gouvernants et des financiers sans scrupules. Le tourisme seul ne suffira pas, population active asphyxie non plus.

le 22/02/2012 à 5:54
Signaler
Grece = France dans quelques temps (pays qui etait riche, 55% des foyers ne paient pas d'impot sur le revenu, friches industrielles se repandant comme la peste, nous reste que le tourisme). RDV dans quelques temps, on se souviendra alors des malheurs...

le 22/02/2012 à 17:50
Signaler
Comme tout les névosés, t'aimerais que cela se passe ainsi ,pas vrais ,comme une auto-flagellation,vouloir le vrais bordel dans le pays pour esperer que quelque chose change.C'est pas demain la veille!En 68 c'etait pareil,en 69 les français ont votés...

à écrit le 21/02/2012 à 19:45
Signaler
Vous avez un vendeur de drogue (de dette) et de l'autre côté un accro dépendant à cette drogue (la dette). Qui est le plus responsable le vendeur de drogue ou le drogué. Qui a laissé la Grèce s'endetter plus que de raison, qui a fermé les yeux dans u...

le 21/02/2012 à 23:26
Signaler
Bon exemple.

le 22/02/2012 à 8:48
Signaler
Le drogué est l'unique responsable et doit être puni par la seule peine correspondant à son crime : désintoxication forcée.

à écrit le 21/02/2012 à 17:37
Signaler
Cet article manie des concepts foireux et se livre à de la spéculation, en amalgamant tout - histoire, sociologie, philosophie, un peu d'économie - à la manière d'un étudiant de première année. C'est très éloigné de la honnêteté intellectuelle que l'...

le 21/02/2012 à 18:00
Signaler
Oui, vous avez raison de soutenir ce qui est absolument intenable politiquement, et qui se retournera tôt ou tard contre l'Europe, menée par des fous !

le 21/02/2012 à 18:32
Signaler
il a l'air méchant.

le 22/02/2012 à 0:22
Signaler
les voyous de la finance ????????????????????? en revanche il est clair que si on ne veut pas être sous mis sous tutelle..... mais il me semble qu'il n'existe aucune solution !! le peuple grec vit des instants terribles du SEUL fait de ses politiqu...

à écrit le 21/02/2012 à 17:28
Signaler
On ne peut pas se permettre d'éluder la question de la légitimité morale de la démocratie, piège commun dans lequel Romaric est (plutôt naïvement) tombé. Sous prétexte de démocratie, un pays, un Etat, n'est pas pour autant légitime à faire n'importe ...

le 21/02/2012 à 18:04
Signaler
Certes, mais le créancier est tout aussi responsable que celui à qui il prête. En ce sens, il encourt un risque d'essuyer un défaut. Ou alors, nous ne sommes plus dans une économie de marché, mais seulement d?oligopole.

le 21/02/2012 à 18:28
Signaler
"Si la France reste crispée sur son socialisme triomphant..." vous pensez aux socialoconservateurs qui gouvernent depuis 10 ans et qui n'ont eu de cesse de dépenser et de faire vivre le pays au dessus de ces moyens.?

le 21/02/2012 à 19:18
Signaler
On a pigé la musique de l'argent-dette, remplacant la monnaie souveraine: tous esclaves, tous ruinés, en dehors des Maitres du Clavier.. Etonnant et superbe article qui met le doigt la ou ça fait mal... Politiquement ingérable pour les eurofans..

le 21/02/2012 à 21:02
Signaler
L'argent-dette, quelle fantastique découverte des faibles d'esprit qui sévissent sur internet ! Pourtant, depuis qu'il existe, l'argent n'a jamais été autre chose qu'une dette, une méthode simple pour matérialiser les droits (créances) et les obligat...

le 21/02/2012 à 21:12
Signaler
Cela concerne indistinctement tous les gouvernements prétendument de gauche ou de droite qui n'ont eu de cesse d'acheter leurs élections par de l'argent en apparence gratuit, depuis 40 ans, mais que nous allons devoir payer maintenant, car le problèm...

le 22/02/2012 à 0:26
Signaler
il est vrai qu'aucun prétendant à ce poste inutile qu'est le P de la R (président de la republique) n'apporte quoi que ce soit de neuf : pas plus Le Pen que Melenchon que Sarkozy ou Hollande : toujours plus d'impôts !!!! [email protected]

à écrit le 21/02/2012 à 17:17
Signaler
Superbe article ! Rien à rajouter.

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.