Mais où est donc passé François Baroin ?

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Le ministre français de l'Economie et des Finances a été absent ou très en retrait sur la crise de l'euro lors des dernières rencontres à Bruxelles avec ses homologues européens. Un désengagement remarqué au niveau européen.

François Baroin sera jeudi après-midi à Bruxelles. C'est inscrit dans son agenda. Jean-Claude Juncker, le patron de l'Eurogroupe, a convoqué une réunion des ministres des Finances de la zone euro pour parler de la Grèce, de son programme d'échanges d'obligations publiques et des réformes préalables au versement d'une nouvelle tranche d'aide. Le ministre français participera à la réunion. C'est certain. Quel message y portera-t-il? Pourra-t-on connaître sa version des débats entre ministres sur un programme d'aide à la Grèce qui engage Paris pour plusieurs dizaines de milliards d'euros? Cela l'est déjà moins.

Seul un "doorstep" pour 130 milliards d'euros

Ces dernières semaines, le locataire de Bercy s'est fait pour le moins discret tant à l'égard de ses confrères que des journalistes bruxellois. Le 21 février, par exemple, après la négociation marathon sur le deuxième plan grec, le ministre allemand Wolfgang Schaüble se fendit d'une longue conférence de presse pour expliquer les détails de ce plan aussi complexe que coûteux. Le Premier ministre italien Mario Monti fit de même. On venait de négocier douze heures et il y avait tout de même 130 milliards d'euros en jeu. On aurait bien aimé connaître la version française. François Baroin se contenta d'un « doorstep », autrement dit un rapide échange sur le seuil de la porte du bâtiment du Conseil face à quelques caméras clairsemées.

C'était toujours mieux que lors de la rencontre précédente : le 9 février. Dans les couloirs du Conseil des ministres, à Bruxelles, le ministre était annoncé « en retard » mais présent, tout de même. Alors que la réunion avait commencé depuis plus de deux heures, il devint tout à fait clair qu'il ne viendrait pas. Explication fournie par une source française : « Quand il a compris qu'on ne prendrait pas de décision ce soir, il a décidé de ne pas venir. » Ses homologues allemand, néerlandais, italien, notamment, n'avait pas eu les mêmes états d'âme, même si Berlin pestait en coulisse contre le manque de préparation de la réunion.

Mal à l'aise sur le dossier grec

Depuis son arrivée à la tête de Bercy à la fin de juin 2011, François Baroin est visiblement mal à l'aise tant sur le dossier grec que sur celui de l'euro. Il ne le doit pas qu'à sa très brève expérience de ces sujets. Les ministres des Finances sont en effet doublement court-circuités. Au niveau technique, les discussions sont menées en coulisse par une poignée de super-fonctionnaires et de banquiers. Côté français, la crise a révélé le rôle clé joué par deux personnages de l'ombre : le secrétaire général de l'Elysée Xavier Musca, et le directeur du Trésor Ramon Fernandez qui représente son ministre quand celui-ci est absent et l'assiste le reste du temps. Et quand il ne s'agit plus d'ingénierie financière mais de politique, les enjeux sont tels qu'ils ne peuvent être tranchés que par les chefs d'Etat et de gouvernement.
Cependant, les partenaires de la France voient aussi dans les aléas de la présence française lors des rencontres ministérielles un syndrome électoral. Sur la Grèce, "on a l'impression qu'en France c'est : "on leur donne les sous et ils nous foutent la paix". Cela conduit à une vision à très court terme", commentait une source européenne avant la dernière de ces réunions.

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Commentaires
a écrit le 02/03/2012 à 7:04 :
François qui ?
a écrit le 01/03/2012 à 19:13 :
Il partage avec son Premier ministre une vertu très appréciée par notre Président : la discrétion.
a écrit le 01/03/2012 à 14:23 :
Baroin qui ne prise guère "l'austérité" des chiffres de l'aride économie européenne doit être retourné bien au chaud à Troyes, en ses grasses terres de l'Aube, pour y déguster quelques andouillettes cinq étoiles.
a écrit le 01/03/2012 à 14:21 :
L'est en train de prospecter pour assurer ses arrières après mai 2012.
a écrit le 01/03/2012 à 13:45 :
Des années de pistonnage et il lui faudrait travailler ? naaaan pourquoi faire...
a écrit le 01/03/2012 à 12:19 :
Soit belle (beau) et tait toi?
a écrit le 01/03/2012 à 11:45 :
Qu'il soit là ou pas, ce n'est certainement pas ce bonhomme qui ne connait rien à l'économie qui va nous sauver. La vrai problème vient du fait que le contribuable lui règle un salaire qui ne correspond pas à ses compétences. Ou à part dans l'état voit-on de telles choses? Eh bien oui, nulle part!
a écrit le 01/03/2012 à 10:45 :
Baroin, comme la quasi totalité des ministres est en sourdine. C'est probablement une stratégie Sarkosienne pour éviter de rappeler qu'il gouverne et donc qu'il a un bilan; une autre façon de ne pas assumer.
a écrit le 01/03/2012 à 10:31 :
Baroin est tellement transparent qu'il est invisible, pas étonnant qu'on ne sache où il est.
Il est surtout mal à l'aise au sein de la droite $arkozienne. Il est certainement beaucoup plus proche des idées de Bayrou. Son discours est typiquement centriste. Baroin, une erreur dans le casting $arkozy.
a écrit le 01/03/2012 à 10:18 :
Baroin c'est vu plus beau qu'il n'ai il n'a pas les compétences, le charisme et le calme nécessaire a un ministre des finances en temps de crise!

Maintenant qu'il decouvre la réalité il flippe! De tout manière c'est pas plus mal qu'il ne vienne pas car chaque intervention auprès des média est une catastrophe...
Réponse de le 01/03/2012 à 17:01 :
en termes de compétences , le corbeau n'en a pas beaucoup en orthograhe
a écrit le 01/03/2012 à 10:18 :
Les dossiers économiques ne le passionnent pas car il n'est pas un économiste et donc incompétent. Il faut mettre en place un Mario Monti ou un super Mario comme Mario Draghi !
a écrit le 01/03/2012 à 8:49 :
Un des lourds échecs du mandat Sarkozy aura été ses nominations. A croire, qu'il ne souhaite pas qu'on lui fasse de l'ombre... A part l'ouverture de la Présidence de la Commission des Finances à l'Assemblée Nationale et celle de la Présidence de la Cour des Comptes à un membre de l'opposition, sans parler de son soutien à la nomination de l'ex-Directeur du FMI, il faut bien constater que, pour le reste, ses choix ont été malheureux. Parmi eux, la nomination de Barouin, qui manque de charisme et sans doute des compétences nécessaires pour diriger un Ministère aussi important en période de crise. Nous ne parlerons pas des nominations à Bruxelles, auxquelles Sarkozy a pris part : Rompuy, Ashton ( au lieu du pressenti Blair), Barroso....
Peut-on dire que Madame Pecresse soit une excellente porte-parole du gouvernement ? NKM pour le candidat ? Mercier pour le Ministère de la Justice ?
La liste serait longue...
Réponse de le 01/03/2012 à 10:22 :
Pas très convaincants vos arguments. En même temps il y a quelques années encore, on se plaignait de voir seulement des vieux de la veille... Jamais contents les français !
Réponse de le 01/03/2012 à 10:59 :
James a raison, même si ce n'est pas propre à Sarkozy. Cela fait bien longtemps que les ministres ne sont plus nommés en fonction de leur compétence, mais plutôt en fonction de leur capacité à bien présenter au 20h...
Et la dernière fois qu'un ministre des finances compétent a été nommé (assez incroyablement sous Chirac), on lui a dit de la boucler au bout de 2 semaines (Francis Mer).
a écrit le 01/03/2012 à 8:34 :
c'est normal il parle à peine anglais, et ne comprenant rien à la finance, il a été choisit pour son ignorance, cela est plus aisé pour être manipulé par le pouvoir en place. Avec lui les banquiers ont la vie belle...
a écrit le 01/03/2012 à 7:08 :
comme ne disait mon grand pere !! une place pour chacun chacun à sa place!!
en ce ui concerne Mr BAROUIN qui a certainement certaines compètences mais malheureusement pour nous aucune en " gestion d'économie" voila encore une nouvelle erreur de notre prèsident entre le chois qu'il a eu à faire entre 2 ministres 1 compètent et pas l'autre ...
a écrit le 29/02/2012 à 22:55 :
peut être en train de prendre des cours d'anglais...
a écrit le 29/02/2012 à 22:39 :
Il fait le beau sur la passerelle, fait coucou aux habitants des iles de méditerranée, se tire dès que ça commence a couler, et surtout, laisse le feu dans les machines. Le Costa Barouin est à la dérive. Quelqu'un pour aller au remorquage peut-être ?
Réponse de le 01/03/2012 à 8:20 :
aroin ne peut pas compter sur Fillon brouillon et approximatif.
a écrit le 29/02/2012 à 22:35 :
Il y a surtout qu'il a vu qu'il n'y avait que des coups a prendre, sur un sujet dont il ne comprend même pas le titre... et que cela ne lui servirait surement pas de tremplin pour une prochaine marche de son plan de carrière. Un vrai bon politique Français quoi :-)
a écrit le 29/02/2012 à 21:26 :
Le mauvais élève se colle au radiateur c est connu...
a écrit le 29/02/2012 à 21:01 :
Il n'est ni décideur technique, ni décideur politique. Il fait bien d'être discret. D'autant qu'il ne manque pas d'autres sujets a traiter.
a écrit le 29/02/2012 à 20:27 :
Qui ça ?
a écrit le 29/02/2012 à 19:02 :
Pour une fois qu'il ne fait pas de la gesticulation tant mieux. La France doit rester en retrait, très en retrait.
a écrit le 29/02/2012 à 18:20 :
Je l'ai vu hier soir sur France 5 avec Alessandra Sublet. DSK, Fabius, Breton, Lagarde. Lui je ne le sens pas pour ce poste. Sans expérience dans une période tendue ...
Réponse de le 29/02/2012 à 21:28 :
C'est le problème depuis 5 ans de gouvernaillons Fillon, des Ministres gadgets, piètres comédiens, vraimant Fillon nous a déçu, beaucoup déçu, trop déçu. Marre de ces incaapbles brouillons et approximatifs.
Réponse de le 01/03/2012 à 8:14 :
Mais non, ce n'est pas Fillon qui décide, tout remonte à l?Élysée.
Baroin a été choisi par N S pour son coté politique, à savoir être capable de justifier toute décision. En fait il n'a pas d'opinion et sa position se résume à être le porte parole de N S, sans le dire.
Réponse de le 01/03/2012 à 9:39 :
Depuis 5 ans, et même depuis 10 ans, Fillon nous adémontré combien il est impuissant politiquement, Fillon nous a démontré qu'il n'a aucune capacité à organiser quoi que cesoit, Fillon est le maillon faible sans envergure de l'UMP, et les maillons suivants ne sont que des ministraillons sans culture industrielle - PAS éTONNANT que la désindustrialisation MASSIVE soit leur seul résultat.
Réponse de le 01/03/2012 à 10:34 :
Ha bon parce que vous avez vu de la puissance chez des hommes politiques dans les 20 dernières années ? Franchement moi pas : Jospin ? Lui même à avoué son impuissance face à la désindustrialisation qui a commencé lorsqu'il était 1er ministre ! Chirac ? Son bilan de 0 actions en 2 mandats parle pour lui. Ah, oui, la puissance de Villepin peut-être ? Beau discours à l'ONU mais a t-il empêché la guerre en Irak ? Pas besoin de s'étendre sur le différentiel entre les ambitions de Sarkozy et ses réalisations...
C'est là tout notre problème, les hommes politiques n'ont en réalité que très peu de pouvoir et comme les français sont d'incorrigibles attentistes, nous subissons chaque jour la conjoncture internationale. Au lieu d'avoir des français qui prennent en main chacun à leur niveau leurs responsabilités, nous râlons, pleurnichons à longueur de journée... Et cela tient autant pour une partie des citoyens qui se complaisent dans leur malheur et leur position d'assisté que les chefs d'entreprises qui attendent que l'Etat leur donne les directions stratégiques à suivre ! De Gaule avait vraiment raison : les français sont des veaux !
Réponse de le 01/03/2012 à 13:06 :
@Bérézina
Que vous n'aimiez pas Fillon, OK, personne ne fait l'unanimité.
Néanmoins, souvenez vous il est le premier a avoir annoncé que la France était en faillite, et a du avaler son chapeau sur instruction de N S.
Il a clairement annoncé que le poste de 1er ministre (le sien) compte tneu de la présidentialisation n'était plus indispensable.
Il a en permanence était court-circuité par N S.
Cependant par devoir et grâce à l'appui de ma majorité des députés de la majorité, il a accompli sa tache.
J'ai la conviction que Fillon président à la place de N S, nous ne serions pas dans un pays aussi divisé.
Mais j'observe que le Français aime celà, il pleurniche, et refuse toute évolution.
Réponse de le 01/03/2012 à 17:39 :
C'est exact, nous les vrais électeurs de droite, nous sommes extrêmement déçus par Fillon, Fillon ne s'est intéressé qu'à sa carrière personnelle, il n'avait qu'à partir si il avait pensé pouvoir faire un minimum pour la France, HORS il est resté donc c'est qu'en réalité, Fillon est le mentor de Sarkozy, il s'est avéré exactement comme tous les énarques, entre Fillon et Hollande, il n'y a pas même une feuille de papier à cigarette, Fillon nous a montré que ses piètres actions se sont soldées par des résultats bordéliques, Fillon n'a pas même été capable de s'entourer de vrais ministres, il a tiré la France vers la bas, dans les caniveau avec des ministres de l'intérieur qui n'ont pas cessé de cogner sur les français qui se lèvent tôt pour travailler dur, taper sur les professionnels de la route, son absence de réaction devant la désindustrialisation nous a terriblement déçus.
a écrit le 29/02/2012 à 17:07 :
peut-être était-il trop occupé à faire la taxe tobin en solitaire
Réponse de le 29/02/2012 à 18:49 :
Difficile de juger sur 3 lignes...Vive la presse sans taxe...

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