Un éventuel "défaut" grec n'inquiète plus les marchés
Christèle Fradin
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Il y a quelques mois encore, la perspective de la réunion de l'International Swaps & Derivatives Association (ISDA) sur la Grèce aurait déclenché la plus grande nervosité sur le marché obligataire. Ce mercredi 29 février, à la veille du comité en charge de déterminer s'il y a eu évènement de crédit sur la Grèce mais aussi au jour de la deuxième opération de refinancement à trois ans de la Banque centrale européenne (BCE), les intervenants apparaissent plus sereins, exception faite du cas portugais.
Le taux à deux ans italien se détendait de 30 points de base à 2,13%. Il était encore à 2,84% vendredi soir dernier. Et le taux à deux ans espagnol a reculé de 30 points de base à 2,36% en trois séances. La détente étant moins prononcée, mais notable, s'agissant des emprunts à dix ans.
Seul le Portugal faisait figure d'exception dans une tendance généralement positive alimentée par le résultat de la deuxième opération de refinancement à trois ans de la Banque centrale européenne (BCE). De fait, si événement de crédit il y avait, le maillon faible, susceptible de souffrir des craintes des investisseurs quant à l'existence d'un précédent en matière de défaut en zone euro, pourrait être Lisbonne. Ce mercredi, le taux à 10 ans portugais s'est tendu de 73 points de base pour remonter à 13,75%. Voilà plusieurs jours que les taux du pays remontent, même s'ils restent encore loin des sommets atteints fin janvier (17,39% pour le dix ans).
Le traitement privilégié de la BCE en question
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Concrètement, l'ISDA répondra ce jeudi à la question suivante : l'introduction dans la législation grecque de clauses d'action collective imposant à l'ensemble de créanciers privés de participer à l'échange de titres avec une décote de 53,5% constitue-t-elle un événement de crédit dans la mesure où la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales nationales bénéficient « d'un changement dans les rangs de priorité de remboursement » ayant provoqué la « subordination des autres porteurs d'obligations grecques » ? Il s'agit donc davantage d'évaluer les conséquences d'un traitement différencié entre banques centrales et créanciers privés.
Christèle Fradin