Merkel prête à cèder sur un renforcement du Mécanisme européen de sauvetage

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La chancelière Angela Merkel est prête à céder aux appels des partenaires de l'Allemagne et à consentir une augmentation du mécanisme de sauvetage européen MES, rapporte jeudi le quotidien Süddeutsche Zeitung sur la foi de sources proches du gouvernement.

Berlin continue à ne pas voir la nécessité d'un renforcement du MES, sur fond de relâchement de la pression sur les marchés depuis le début de l'année, mais la chancelière serait prête à se rendre à l'avis du "reste du monde". "Nous ne pourrons pas indéfiniment résister à la pression" exercée par les autres pays européens et le Fonds monétaire international (FMI), qui appellent avec insistance à mettre plus d'argent sur la table, selon une source citée par le journal. Après avoir opposé un "non" catégorique à cette revendication, la ligne officielle de Berlin s'est quelque peu adoucie ces derniers jours. Angela Merkel a indiqué lundi qu'il convenait d'attendre la fin de l'opération d'échange de dette lancée par la Grèce pour se prononcer sur la question.

Les dirigeants de la zone euro vont donc se pencher à nouveau sur l'enveloppe du MES vraisemblablement fin mars, et non comme prévu initialement ce vendredi. Côté allemand on n'attend toutefois pas nécessairement une décision finale fin mars, a fait savoir mercredi une source haut placée au sein du gouvernement. Pour le moment, il est prévu que l'Allemagne apporte 22 milliards d'euros de capital au MES, et des garanties à hauteur de 211 milliards d'euros au maximum.

Au sein de la coalition de gouvernement (conservateurs CDU/CSU et libéraux du FDP), toute augmentation de cette contribution est très mal vue. Le petit parti conservateur bavarois CSU notamment rue dans les brancards. Mais les députés de la majorité ont renoncé à inscrire leur refus de tout renforcement du MES dans une motion adoptée lundi en séance plénière du Bundestag.

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Commentaires
a écrit le 01/03/2012 à 16:31 :
Monti a la force de conviction et le sens de la négociation qui manquent à Sarkosy pour proposer une alternative aux injonctions de Merkel. Sa première tentative, pourtant feutrée, a suffit à infléchir la position de Merkel que chacun, et notamment Sarkosy, s'accordait à traiter d'inflexible.

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