Angela Merkel, la reine du stop and go

 |   |  959  mots
Copyright
Copyright (Crédits : AFP)
Berlin devrait finalement accepter la combinaison des forces du MES et du FESF, davantage sous la pression des évènements que sous celle de ses partenaires. Un nouvel exemple de la stratégie de la chancelière allemande depuis le début de la crise que l'on pourrait résumer ainsi : se hâter lentement.

Le gouvernement fédéral allemand serait donc prêt à lever son veto concernant la combinaison des forces de l?actuel Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) et du futur Mécanisme Européen de Stabilité (MES). Selon Der Spiegel, la chancelière aurait finalement ouvert les yeux sur l?urgence de cette combinaison sous la pression de « ses partenaires européens et le FMI ». La réalité est en fait plus brutale : si cette combinaison était refusée, la confiance menaçait à nouveau de s'évanouir et la crise de repartir de plus belle.

Se hâter lentement

Depuis le début de la crise de la dette souveraine, la stratégie d?Angela Merkel est de se hâter lentement. Elle pose en permanence des limites qu?elle franchit allègrement quelques mois plus tard. Rappelons qu?en mars 2010, elle affirmait encore devant un parterre de responsable chrétiens-démocrates du Bergisches Land, terre très conservatrice de Rhénanie, que « pas un euro des contribuables allemands n?ira à la Grèce. » En mai, elle donnait son accord à des prêts bilatéraux à Athènes.

On pourrait reprendre le même exercice avec la création du FESF et ses extensions successives. En mai 2011, elle refusait encore de parler...

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
0.49TTC
J'achète
Abonnez-vous
Accéder
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :