Italie : 23 suicides d'entrepreneurs liés à la crise

 |   |  295  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La crise économique qui frappe l'Italie a entraîné 23 suicides d'entrepreneurs depuis le début de l'année, a annoncé samedi le centre d'études de la CGIA, un syndicat de petits entrepreneurs et d'artisans, un phénomène qui a profondément ému le pays.

Selon ce centre, 23 suicides ont été recensés depuis le 1er janvier 2012, dont neuf en Vénétie, la riche région du nord-est de l'Italie où se trouve le siège de la CGIA.
Trois autres régions, les Pouilles, la Toscane et la Sicile, ont enregistré trois suicides chacune et les cinq derniers cas sont dispersés sur quatre autres régions.
"Ces suicides sont un véritable cris d'alarme lancé par ceux qui n'en peuvent plus. Les taxes, les impôts, la bureaucratie, l'absence de crédits, les retards dans les paiements ont créé un climat hostile qui pénalise les entrepreneurs", a déclaré Giuseppe Bortolussi, secrétaire de la CGIA, cité par les médias italiens. "De nombreux (entrepreneurs, Ndlr) voient le suicide comme un geste de rébellion contre un système sourd et insensible qui ne réussit pas à percevoir la gravité de la situation", a-t-il ajouté.

Immolation à Bologne

Selon des chiffres de l'Institut nationale des statistiques (Istat), 3.048 personnes se sont suicidées en Italie en 2010 contre 2.986 l'année précédente. Les suicides ayant une motivation économique ont été 187 en 2010, contre 198 en 2009, selon la même source.
Ces dernières semaines, les médias de la péninsule se font presque tous les jours l'écho du geste désespéré d'un entrepreneur croulant sous les dettes et ne voyant que la fermeture comme avenir pour son entreprise, ou de salariés licenciés sans espoir alors que le chômage a atteint un niveau record à 9,3% en février.
L'un des cas ayant le plus choqué le pays est l'immolation par le feu fin mars à Bologne (nord) d'un maçon poursuivi pour ne pas avoir payé ses impôts, décédé après neuf jours d'agonie.
 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 16/04/2012 à 11:42 :
Merci la gauche !
a écrit le 15/04/2012 à 12:02 :
Pd ce temps la , ici on nourri la haine à coup de Cmu et RSa , cette haine infondée , manipulée qui mènera notre pays vers de nouvelles guerres de religions
Réponse de le 15/04/2012 à 12:52 :
Peut être guerre des religions alimentées par Ghéant / Sarkozy et guerre des générations générées par la violence des propos de Wauquiez injurieux à l'égard de ceux qui ont perdu leur travail alors qu'il était ministre de l'emploi.
Réponse de le 15/04/2012 à 14:43 :
Et la haine bolchévique contre les francais qui ont l'audace de créer des entreprises, des commerces et la mal chance d'arriver malgré tout à gagner de l'argent grace à leur travail ? L'égalitarisme bolchévique en France sévit de plus en plus, et l'étatisme ruinent l'économie comme les esprits. Vive le libéralisme humaniste de pensée Bastiat (penseur du 19 eme en France). Seules les entreprises créent des emplois, et chaque emplois de fonctionnaire créé en tue 3 dans la vraie économie. Vous le comprenenez ca ?
Réponse de le 15/04/2012 à 15:13 :
+1
Réponse de le 15/04/2012 à 16:14 :
@ "Libre" - il n'y a pas de haire contre les entrepreneurs raisonables, de surcroît les ebntrepreneurs qui ont réussi ne l'ont jamais fait seuls, généralement ils sont employeurs. S'ils sont employeur qui exploitent la misère, s'ils sont employeur qui pratiquent l'esclavage, et demandent des aides d'Etat ou abusent des stagiaires payés 400 euro par mois, cesemployeurs ne sont alors que des profiteurs qui méritent desr edressemetns fiscaux et la confiscations de leurs biens mal acquis pour les revendre au profits des salariés exploités. Les employeurs qui préfèrent se payer des grosses berlines, des 4x4 luxueux, des voitures de collection, des yatch, des caves à vins grands crus, des maisons résidences principales et secondaires aménagées en chateaux, avec des eouvres d'art, et qui ne forment pas leurs salariés pour réclamer via le MEDEF des formations payées par l'Etat, etc ne sont que des patrons voyous et bandits en bandes organisées.
Réponse de le 15/04/2012 à 20:27 :
Vos exemples sur ce que peuvent se payer les employeurs sont parfaitement révélateurs de votre état d'esprit envieux... Ayez donc du courage, prenez des risques et devenez entrepreneur.
Réponse de le 16/04/2012 à 12:34 :
nir entrepreneur, encore faut-il en être capable ! Pour éviter d'exploiter les stagiaires, il ne faut pas en prendre. Et aujourd'hui, les jeunes viennent pleurer parce que les entreprises ne veulent plus les prendre pour éviter cette supposée exploitation ! Qu'ils aillent demander conseil au sieur MELANCHON à 6200 ? 00 par mois, rémunération payée par les coiffeurs, les serveurs et les maçons ! Avec une telle mentalité et une telle compréhension de l'économie, ils sont les premiers à crier au scandale parce qu'une entreprise comme Renault va construire ses usines ailleurs qu'en France ! Vous ne souhaitez pas être exploité, pas de soucis, on va voire ailleurs. Allez voire dans le public, l'ethique social va combler vos souhaits : encore faut-il passer les concours. Et à ce que me racontait un haut fonctionnaire, chez nous, on embauche les meilleurs, on laisse les branquignoles au privé. Alors je ne vous raconte pas les 150 000 jeunes qui sortent de l'école sans diplôme. Le prochain président aura de quoi faire et va marcher sur des oeufs !
Réponse de le 16/04/2012 à 14:47 :
Vous avez raison, pour bien payer ses salariés il faut produire et vendre des produits à très forte valeur ajoutée. Hors en France nous avons des officines chargées de promouvoir l'innovation ... Oseo, les CRITT, les CENTRE et les AGENCES blas bblas et banquets ... toutes ces officines sonten extase devant les modèles économiques de type produiredes ferrailles brouettes et tombereaux type Dacia , ces officines massacrent les projets .... PAS DE PROSPéRITé pour la France comme en Iltalie, Espagne, Grèce.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :