L'Italie n'a pas encore "résolu les problèmes les plus urgents" selon Mario Monti
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L'Italie n'est pas dans une situation "brillante" en dépit des mesures d'assainissement déjà prises et les "attentes doivent rester modestes", a déclaré samedi le chef du gouvernement Mario Monti lors d'une table ronde organisée par le syndicat du commerce, Confcommercio. "Il faut maintenir les attentes à un niveau modeste. Le pays n'est pas dans une situation brillante où l'on peut faire des promesses", a-t-il dit, au lendemain de l'adoption des grandes lignes d'une difficile réforme du marché du travail qui devrait éliminer certaines protections de l'emploi et qui est contestée par les syndicats.
"Nous ne pouvons pas penser aujourd'hui avoir déjà résolu les problèmes les plus urgents. Malheureusement il n'est pas possible de résoudre en un an, ou en cinq mois, ce qui a été construit pendant des décennies", a ajouté le chef du gouvernement italien. Mario Monti a dénoncé le fait que dans le passé, "la politique a trop souvent écouté les diverses catégories" sociales, critiquant implicitement le principe de concertation qui était appliqué en Italie jusqu'à l'arrivée de son gouvernement et qui offrait, selon lui, une sorte de "droit de veto" à certains syndicats ou catégories professionnelles.
Depuis qu'il a succédé à Silvio Berlusconi en novembre à la suite d'une grave crise financière qui frappait l'Italie, Mario Monti a multiplié les mesures impopulaires, coupes financières, libéralisations pour obtenir davantage de concurrence ou réforme des retraites. Le projet de réforme du marché du travail en est une autre mais il ne devrait pas entrer en vigueur avant quelques mois et il est susceptible de subir des modifications lors du parcours parlementaire.
Le chef du gouvernement italien a par ailleurs précisé que ces éventuelles modifications ne pourraient être que le fruit "d'une entente entre les membres du gouvernement et le chef de l'Etat" et pas celui de "forces extérieures au gouvernement", dans une claire allusion aux syndicats. Face à la menace d'une grève générale de huit heures de la principale confédération syndicale du pays, la CGIL (gauche), Mario Monti a simplement assuré que "cela fait partie de la physiologie sociale d'un pays démocratique".
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