Berlin contre un recours direct des banques aux fonds de soutien européens
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Le gouvernement allemand rejette tout recours direct des banques de la zone euro aux fonds de soutien européens, tel que revendiqué par certains pays, a déclaré ce vendredi le porte-parole de la chancellerie Steffen Seibert. "Nous rejetons tout assouplissement du système par étapes" qui existe actuellement pour venir en aide aux banques de la zone euro, a-t-il annoncé lors d'une conférence régulière du gouvernement.
Ce système prévoit que les établissements en difficulté tentent d'abord de résoudre leurs problèmes par eux-mêmes, puis s'adressent à leurs actionnaires, et en dernier recours à leur gouvernement, qui peut obtenir à cet effet des fonds du FESF, le mécanisme d'aide existant, ou, à compter de l'été 2012, de son successeur le MES. Berlin a déjà fait valoir à plusieurs reprises que les règles du FESF étaient fixées, et ne pouvaient pas être modifiées.
Appels de la BCE et de certains pays d'Europe
Jeudi, la Banque centrale européenne avait fait son intervention la plus marquante jusqu'à présent dans le débat sur le partage des coûts du renflouement des établissements financiers, en appelant les autorités politiques de la zone euro à partager les aides aux banques en difficulté. L'idée d'un fonds de sauvetage commun chapeautant l'ensemble des banques de la région a été relancée récemment, certains responsables la considérant comme le seul remède susceptible d'apaiser les craintes des investisseurs quant à la fragilité du secteur.
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Un porte-parole du ministère des Finances allemand a ajouté qu'il n'y avait "pas de négociations, pas de groupe de travail" à ce sujet en Europe à l'heure actuelle, contrairement à ce qu'affirment certains médias. L'Irlande par exemple a demandé à ce que ces fonds puissent aider directement les banques, et la directrice générale du Fonds monétaire internationale (FMI) Christine Lagarde s'y est également déclarée favorable. De l'avis de nombreux analystes, ce serait aussi tout à l'avantage de l'Espagne, dont les banques sont en mauvaise posture.
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