Le FESF bancaire : un petit pas vers le fédéralisme ?

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Depuis la crise des dettes souveraines de la zone euro, séparer la problématique des banques de celle des Etats est devenu une urgence pour les responsables politiques. Dès lors, la prochaine étape de la construction européenne pourrait bien être la mise en commun de la supervision du secteur bancaire... et le cas échéant de son sauvetage.

Après l'Euro, les banques ? La proposition de la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, dévoilée mardi soir, de créer une entité paneuropéenne capable de recapitaliser les banques en difficulté, est presque passée inaperçue. Et pourtant, il pourrait bien s'agir de la prochaine étape de la construction européenne.

Le cercle vicieux de la crise bancaire et de la crise des dettes souveraines
La crise des dettes souveraines a en effet mis en évidence la vulnérabilité des Etats européens face aux crises bancaires. Le mécanisme est bien connu. Partie des Etats-Unis, la crise financière est devenue bancaire. L'intervention des Etats, obligés de recapitaliser leurs banques, a creusé les déficits, entraînant les attaques des marchés que l'on connaît et la hausse des coûts d'emprunts pour les Trésors nationaux.
« Pour briser le cercle vicieux entre Etats et banques, il nous faut plus de partage des risques à travers les frontières dans le système bancaire. A court terme, une entité paneuropéenne ayant la capacité de prendre des participations directes dans les banques aiderait », a déclaré Christine Lagarde à Washington.
Un pas de plus vers le fédéralisme
L'enjeu ? Séparer la problématique des banques de celle des Etats. « Aux Etats-Unis, les investisseurs ne font aucun lien entre les problèmes d'une banque de l'Illinois et la solvabilité de l'Illinois », résume en off un haut responsable européen. Mais pour qu'une telle solution soit envisageable, « il faut que les Etats acceptent de mutualiser pas mal de choses et notamment leurs équipes de supervision, leurs opérations de résolution des crises bancaires ou encore la garantie des dépôts », prévient-il. Autant dire que l'Europe bancaire ne se fera pas en un jour et que les réticences seront nombreuses. Ainsi, les Etats seraient délestés d'un poids - dans le cas des « cajas » espagnoles, de Dexia ou de certaines banques allemandes, on peut même parler d'un boulet. En contrepartie, ils n'auraient plus le loisir de régler leurs problèmes nationaux comme ils l'entendent. Quant à la supervision commune, il ne faudrait pas qu'elle avantage un système bancaire plutôt qu'un autre... Alors, un pas de plus vers le fédéralisme ? Certes, mais avec des chaussures de plomb.
Les recommandations du FMI
Christine Lagarde a mis en garde les Etats contre la tentation de relâcher leurs efforts en matière de régulation financière, appelant à « une régulation meilleure et mieux coordonnée, et dans certains cas [à] une intégration plus forte ». « Pour assurer une stabilité durable et promouvoir la confiance, les politiques de gestion des crises doivent faire partie d'une feuille de route visant à renforcer davantage l'intégration financière et budgétaire de l'Union économique et monétaire », peut-on également lire dans le nouveau Rapport sur la stabilité financière publié ce mercredi.
Allègement des bilans bancaires et resserrement du crédit
Les prochains mois devraient être marqués par un allègement des bilans bancaires et un resserrement du crédit. Le FMI estime ainsi que les « grands établissements bancaires de l'UE pourraient alléger leurs bilans de 2.600 milliards de dollars (2.000 milliards d'euros) d'ici à la fin de 2013, soit près de 7 % de la totalité de leurs actifs ». L'impact sur l'offre de crédit de la zone euro serait de l'ordre de 1,7 % de l'encours actuel.

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Commentaires
a écrit le 12/06/2012 à 22:34 :
La solution n'est pas tant de fédérer les banques européennes que de doter l'Europe d'une instance indépendante de contrôle des flux financiers... Ce qui est certain ; c'est que nos petits pays ; voguant hasardeusement comme autant de "coquilles de noix" sur l'océan de la mondialisation ; ne tiendront plus très longtemps face aux géants que sont les consortiums étatiques tels que les états d'asie du sud-est ; la Chine, ou les amériques centrale et australe... Nous serons bientôt les naufragés du 21ème siècle.
a écrit le 21/04/2012 à 19:52 :
Enfin depuis que Mme Soleil est au FMI elle commen,ce à comprendre les mécanismes cra souvenons nous que cette charlatante a refusé QUE L'TTAT FRANCAIS RENTRE DANS LE CAPITAL DES BANQUES LORS DE LEUR SAUVETAGE avec à la clé le ridicule député ex ministtre M. Lamour qui avait expliqué que son doitg avait dérapé lors du vote.
Enfin cette dame qui a été un boulet pour notre économie commence, grace à des compétences autres que les siennes, a voir autre chose que ces délires d'incompétences.
a écrit le 19/04/2012 à 9:29 :
La belle mascarade, on en veut pas de leur aide, c'est eux qui ont détruit l'économie pour mieux nous asservir.

Nous nous attendons tous à un éventuel tsunami dans les temps à venir, toujours à l'affût du moindre mouvement de vague que nous sommes en réalité incapables de dâté parce que ce sont Goldman Sachs et ses accolytes qui sont probablement aux manettes boursières et ont la main mise sur le marché. Ils décident quand ils veulent de déclencher crise ou pas, de booster les marchés ou pas, d'où le yoyo incessant des marchés sans directions et incompréhensibles que même les économistes ne comprennent plus depuis plusieurs mois. Toute cette mascarade ne servant ni plus ni moins qu'à faire passer des lois, instaurer le mécanisme de dictature financière (MES) et placer les pions là où il faut, membres du Bilderberg, de la commission trilatérale et/ou anciens dirigeants de Goldman Sachs par des processus anti-démocratiques, les tambours de la Grèce ne servant qu'à faire diversion face au véritable scandale.



Pour comprendre, Il faut remonter à février 2010, où nous apprenions déjà même via quelques médias "mainstreams" [A] [Voir les différentes sources en fin d'article] que des banques de Wall Street avec Goldman Sachs en premier plan ont utilisé des instruments financiers complexes comme ceux qui ont été à l'origine de la crise financière américaine, pour aider la Grèce à dissimuler l'ampleur de sa dette.
a écrit le 19/04/2012 à 9:21 :
EMPRUNTONS NOTRE ARGENT A LA BANQUE DE FRANCE SANS PASSER PAR LES BANQUIERS PRIVES QUI NOUS RACKETTENT AVEC LES INTÉRÊTS, ANNULONS LA LOI DE 1973 POMPIDOU/GISCARD QUI ONT RUINES LA FRANCE, DES TRAITRES A LA NATION ET A L'EUROPE, TOUT EST SUR INTERNET ON NE SE LAISSERA PAS FAIRE...
LA PREUVE QU'ILS ONT PEURS CAR ILS LICENCIENT PAR MILLIERS LEURS SALARIES, CAR LES PEUPLES COMMENCENT A COMPRENDRE L'ARNAQUE DE CE SYSTÈME BANCAIRE, ET AVEC LA GRECE C'EST PAS TERMINE.
a écrit le 19/04/2012 à 2:08 :
Qu'ils continuent à nous pousser vers le fédéralisme et le peuple va sortir dans la rue pour leur demander physiquement des comptes ... Il y en a marre d'essayer de tous nous mettre dans le trou ... Car plus nous seront faibles et plus nous serons à leur merci ...
a écrit le 19/04/2012 à 0:29 :
lE PUBLIC N'A PAS A SAUVER LES BANQUES PRIVEES; QU'ELLES SE DEBROUILLENT TOUTES SEULES, QUE LES MEILLEURES SURVIVENT ET SE DEVELOPPENET? ET QUE LES PUS MAUVAISES DISPARAISSENT ET FASSENT FAILLITE COMME DANS TOUT AUTRE SECTEUR.

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