Grèce : La Gauche démocratique douche les espoirs d'une coalition

Avant même le début des discussions qui seront menées par le président Carolos Papoulias ce lundi pour tenter de former un gouvernement de coalition, le leader de la Gauche démocratique annonce qu'"aucun gouvernement d'unité ne peut voir le jour".
Copyright Reuters - Le leader du partie de la Gauche démocratique Fotis Kouvelis douche les espoirs de former une coalition

Alors que se tiennent ce lundi, les discussions menées par le président de la République Carolos Papoulias pour une ultime tentative de former une coalition gouvernementale, le chef de la Gauche démocratique annonce d'ores et déjà l'échec de ces négociations. Un gouvernement d'unité nationale ne peut pas être formé en Grèce, a-t-il ce lundi matin. "Aucun gouvernement d'unité ne peut voir le jour," a affirmé Fotis Kouvelis, leader du petit parti de la Gauche démocratique pro-europén (Dimar) sur la télévision Antenna ce lundi matin.

Fotis Kouvelis a pointé le refus du parti de la gauche radicale Syriza, arrivé deuxième aux élections et opposé au programme d'austérité réclamé par les créanciers du pays, de se joindre à une coalition.
"Un gouvernement n'incluant pas Syriza n'aurait pas le soutien populaire et parlementaire nécessaires", a déclaré l'ex membre de Syriza qui a quitté le parti en 2010. Le dirigeant de Syriza, Alexis Tsipras, a pour sa part déjà annoncé qu'il ne se joindrait pas aux discussions sous la houlette du président grec prévues dans l'après-midi. Les conservateurs de la Nouvelle Démocratie (ND) et les socialistes du Pasok ont eux aussi été conviés, dans une ultime tentative pour sortir de l'impasse politique.

Fotis Kouvelis a réitéré la position de son parti, selon lequel la Grèce doit "immédiatement" commencer à cesser d'appliquer la sévère cure d'austérité imposée par l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI), qui selon lui a plongé le pays dans une grave récession. Les partis politiques grecs ont échoué à trouver un accord de coalition une semaine après les élections du 6 mai qui ont fortement sanctionné les partis pro-austérité. De nouvelles élections pourraient être convoquées en juin si aucune coalition ne voit le jour d'ici jeudi.

Commentaires 4
à écrit le 14/05/2012 à 15:53
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tout le monde apréciera l'expression "gauche démocratique grecque".un joli nom pour décrire la mafia

le 14/05/2012 à 22:37
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Quelle maffia???La maffia c'est plutôt le Pasok et la Nouvelle Démocratie pleinement responsable de la situation actuelle et Bruxelles et la Troika qui aveuglées par leur surenchère libérale n'ont fait qu'aggraver la situation.Mr Kouvellis est au con...

à écrit le 14/05/2012 à 9:11
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A quand le retour des Colonels?

à écrit le 14/05/2012 à 8:58
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ca prouve qu'il y a au moins un grec pragmatique...

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