Les députés européens votent une entorse à la consolidation budgétaire

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L'idée d'un pacte d'amortissement des dettes commun à l'eurozone devra être étudiée par les ministres des finances. De son côté, le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker tente de calmer le jeu sur la Grèce.

Une fissure est apparue hier dans le bloc compact formé par les gouvernements européens autour de la politique de consolidation budgétaire à marche forcée défendue par Bruxelles et Berlin. Elle n'est pas venue de la France qui était représentée à la réunion des ministres des finances de l'eurozone par le directeur du Trésor, en attendant l'arrivée du nouveau locataire de Bercy. Elle est arrivée du Parlement européen qui a demandé mardi la création d'un pacte d'amortissement des dettes.

Cette idée, proposée fin 2011 par un groupe d'économistes allemands, vise à étaler dans le temps le remboursement de l'excès de dette des pays de la zone euro afin de réduire l'effet récessif de la consolidation budgétaire. L'idée n'a été adoptée en commission des affaires économiques et monétaires qu'à une courte majorité et sous réserve que la Commission mène une étude de faisabilité. Elle devrait être confirmée prochainement par un vote en plénière.

Assouplissement des nouvelles règles budgétaires

Dans le même esprit, les députés ont plaidé pour un assouplissement de l'application des nouvelles règles budgétaires, de façon à mieux tenir compte du cycle économique. Ces propositions devront être discutées par les ministres des finances, si elles sont adoptées en plénière. Voilà qui devrait alimenter le débat entre gouvernement sur la pertinence de la stratégie de consolidation budgétaire accélérée poursuivie actuellement.

Pendant ce temps, Jean-Claude Juncker, qui présidait une réunion des ministres de la zone euro dominée par la crise grecque, tentait de calmer le jeu après une série de récentes déclarations sur une possible sortie de la Grèce de l'union monétaire. « Nous ferons tout pour conserver la Grèce dans la zone euro », a-t-il dit après la réunion, qualifiant de "propagande" et de "provocation" les déclarations récentes de plusieurs dirigeants européens. Plus important, le Luxembourgeois a semblé ouvrir la voie à une révision des objectifs de consolidation budgétaire, lesquels semblent de toute façon de moins en moins réalistes. Mais, a-t-il ajouté, la constitution d'un gouvernement de plein exercice à Athènes est un préalable. Les chefs d'Etat et de gouvernement se retrouveront le 23 mai à Bruxelles pour un dîner informel consacré à la "croissance".

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Commentaires
a écrit le 20/05/2012 à 19:10 :
Bonjour, il me semble important de ce rappeler que le seul sujet ou les parlementaires se sont battu est une augmentation de leur rémunérations?.
Nous déplorons l?absence de volonté de faire progresser notre union européenne, l?on attend toujours je convergence des taxes au niveau européen, le droit du travail, des décisions concernant l?évasion fiscal, ils n?arrivent même pas a combattre l?absentéisme au travail des parlementaires. Alors pour les sujets importants, défense économique, défense européenne et protections des peuples européens contre les ravages de la mondialisation nous pouvons attendre?
Espérons qu?avec le changement, il y aura quelque chose de fait.
(Cela n?est pas sur car les élus socialiste Français à ce parlement ne réponde déjà pas au question envoyer par courriel)
a écrit le 15/05/2012 à 21:15 :
M.Juncker et son baiser de Juda à M. Hollande car une émission CASH a montré que le Luxembourg est un vrai paradis fiscal eu sens du détournement de l'argent des bénéfices des entreprises pour le SEUL profit du Luxembourg.Le ministre des finances de ce pays n'a pas pu répondre aux questions sur le comportement des plus douteux de ce pays, pour les entreprises européeennes qui choisissent ce paradis comme exil fiscal. Le Luxembourg a montré qu'il n' avait rien à faire dans l'Union et que ce pays profite de son poids pour accepter et FAVORISER les entreprises europénnes à magouiller au détriment de leur pays d'origine.
a écrit le 15/05/2012 à 19:24 :
Ils se sont plantés et ils le savent du coup ils essaient de sauver les meubles... Le problème ne se pose pas en termes d?austérité versus croissance mais en termes réduire petit à petit la part des dépense publiques sans tuer la croissance. Bien sûr parler de grands travaux et de relance keynésienne est mal venue mais adopter des plans de sauvetages avec des objectifs irréalistes l'était tout autant. Ce qu'il faut c'est une stratégie sur 10 ans, avec des objectifs différents selon les pays.
a écrit le 15/05/2012 à 13:13 :
Achetez de l'or car l'euro ne vaut déjà plus rien et seul l'or physique peut protéger votre patrimoine car le papier euo coule.
a écrit le 15/05/2012 à 11:55 :
En gros, ceux qui travaillent dure vont devoir payer pour les incapables et les bons à rien comme les Grecs...
Réponse de le 15/05/2012 à 13:24 :
oui, c'est aussi ce que pensent les Allemands de droite comme de gauche (contrairement à l'intox médiatique des Français) envers les Grecs mais aussi les Français qui veulent ne plus travailler à 55 piges, la semaine des 4 jeudis et 32 heures et un prof pour chaque élève dans des classes surchargées de 10 élèves provenant d'une centaine de pays de par le monde. A part ça, il y en a qui y croient et appellent cela faire de la croissance.
Réponse de le 15/05/2012 à 14:02 :
étant allemand je suis toujours surpris par les soi-disant fins connaisseurs des opinions des allemands. ne confondez pas la politique de Merkel et Schäuble avec l'opinion allemand (voir les dernières éléctions). Rigueur budgétaire ok - mais pas à n'importe quel prix, sinon on constaterait bien tôt - opération rigueur budgétaire réussi, pays mort.
Réponse de le 15/05/2012 à 16:35 :
Das euro ist tot !
a écrit le 15/05/2012 à 10:26 :
Il serait tant de se rendre compte que les solutions du FMI ne font que le bonheur du système.... a cours termes. Car ne nous le cachons pas, c'est bien pour sauvé le système qu'ils se ravisent, quand ils affamait la Grèce, ça posait pas de problème, jusqu'à ce qu'ils se rendent compte qu'avec la récession imposé, ils ne pourront jamais rien remboursé.
a écrit le 15/05/2012 à 9:43 :
Comment voulez vous rétablir un certain calme sur les marchés financiers avec tant de déclarations contradictoires de la part de pseudo experts tous aussi incompétents les uns que les autres d?autant plus qu?ils ont participé à cette situation. Le même jour, un important ministre allemand , herr Schaüble, menace la Grèce de sortie de l?Euro et l?inénarrable Dr Juncker, grand maître Luxembourgeois annonce que jamais au grand jamais la Grèce ne sortira de l?Euro. Toujours le même jour, le Chancelier de l?échiquier accuse les Allemands de s?en prendre à la stabilité de la devise britannique avec une éventuelle sortie de la Grèce de l?Euro et ce Parlement Européen de pieds nickelés qui après avoir normalisé le diamètre des croupions des poulets européens vient se mêler de ce qu?il ne comprend pas la mutualisation partielle des surplus des dettes, des excès dit il ? Non, franchement dans cette pétaudière d?incapables, bien rémunérés, trop bien, on comprend le désespoir de beaucoup et leur refuge vers les partis extrémistes. Nous voguons vraiment dans une embarcation de fous.

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