Transfert de compétences à Bruxelles : Schäuble veut consulter les Allemands

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Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble - Copyright Reuters
Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble - Copyright Reuters (Crédits : AFP)
Pour réviser la Constitution allemande et permettre un transfert de davantage de compétences à l'Union européenne, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble s'est déclaré favorable à la tenue d'un référendum dans un entretien publié par l'hebdomadaire Der Spiegel lundi.

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble s'est montré favorable à la tenue d'un référendum afin de réviser la Constitution allemande pour permettre un transfert de davantage de compétences à Bruxelles, dans un entretien accordé à l'hebdomadaire Der Spiegel paru lundi. "On peut donner davantage de droits à Bruxelles mais la population allemande devra se prononcer à ce propos", a déclaré Wolfgang Schäuble, interrogé sur le fait que ce transfert de compétences, qu'il défend personnellement, se heurtera à la Constitution allemande. "Je pars de l'idée que cela peut arriver plus vite que je ne le pensais il y a quelques mois", a ajouté le ministre à propos du référendum, soulignant que les responsables européens "veulent faire des propositions concrètes pour une intégration plus prononcée" dès le sommet de jeudi et vendredi à Bruxelles. Il n'a pas souhaité évoquer un calendrier mais a estimé que cela était tout à fait envisageable avant cinq ans.

Cette déclaration intervient alors que la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, garante du respect de la Loi fondamentale allemande, vient une nouvelle fois d'intervenir dans le processus d'adoption des mesures de sauvetage de la zone euro. Elle a réclamé cette fois au président allemand de surseoir à la signature des textes de loi sur le Pacte budgétaire et le mécanisme de sauvetage MES, ce qui devrait retarder la mise en application de ce dernier, initialement prévue le 9 juillet.

Un préalable à toute avancée sur le thème d'une union budgétaire

Dans son entretien au Spiegel, Wolfgang Schäuble a souligné que le transfert de compétences, qui constitue pour Berlin un préalable à toute avancée sur le thème d'une union budgétaire synonyme entre autres d'émissions de dette commune, devait s'accompagner d'une légitimation démocratique. "La Commission doit devenir un vrai gouvernement, et pour cela elle doit être élue soit par le Parlement soit au travers de l'élection directe de son président. Je suis pour la deuxième option", a-t-il dit. Le Parlement européen doit de son côté "être renforcé", notamment en lui donnant le droit d'initiative législative. "Que ce rôle appartienne à la Commission seul est un anachronisme", a-t-il jugé. Quant aux Etats nationaux, ils seraient représentés dans une deuxième chambre à l'exemple du Bundesrat allemand ou du Sénat américain, "où toutes les lois devront être approuvées à la majorité, comme au Parlement", a ajouté Wolfgang Schäuble.

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Commentaires
a écrit le 26/06/2012 à 10:40 :
Bonjour Mr Schäuble,
Je vous écris pour vous dire, que je suis Français et que j'aime mon pays la France, certe aussi l Europe. En fait j ai fait un choix entre l argent et le bonheur des peuples, et pour ce faire je ne consomme plus de médicaments en majorités fabriqués avec du Pétrole inassimilable par l organisme et donc résiduel (cancer du foie entre autre), plus de vaccins qui rendent autiste les enfants avec l aluminium comme adjuvent (neuro-toxique) pour faire taire les enfants indigots qui naissent sur la planète et que l on assomment à coup d anti-dépresseurs ainsi que les adultes (camisole chimique) pour abêtir la population et la rendre plus docile pour nous asséner vos lois Européennes pour prendre nos libertés ce que nous refusons, en bref Monsieur Schäuble cette crise tout comme 14/18 et 39/45 a été provoqué par le complexe Militaro/bancaire/chimique et pharmaceutique, et si je mens prouvez-moi le contraire, sinon j apporterai toutes les preuves, à pardon vous pouvez déjà les lire sur iNTERNET. Vive la Liberté, vive l humanité.
Respectueusement. Un homme libre.
a écrit le 25/06/2012 à 20:48 :
C'est formidable ! Mais rappelez-moi, les peuples de 3 pays européens, dont 2 membres fondateurs, n'ont pas dit non lors d'un référendum relatif à un traité européen il y a qq années ? Résultat : Nos dirigeants ont changé 2 phrases et 3 virgules et ont quand même fait passer le traité en catimini. C'est légal, certes, mais j'ai une autre idée de la démocratie européenne. Alors interroger les peuples, c'est bien, mais respecter leurs votes, c'est mieux !
a écrit le 25/06/2012 à 15:30 :
Bien, on progresse un peu avec la reconnaissance qu'il faut des émissions de dette commune pour unifier et faire plonger considérablement le taux d'emprunt des Etats. Le seul problème est que s'il faut attendre cinq années pour cela il ne restera probablement plus grand-chose à intégrer en Europe, si non la faillite de ces Etats et la misère des peuples.
Réponse de le 25/06/2012 à 16:30 :
De toute manière, le montant des dettes est tellement élevé, qu'avec Europe fédérale ou pas, nous pouvons nous attendre à des défauts en série.
a écrit le 25/06/2012 à 15:08 :
La consultation des peuples est tout à fait légitime. S'en offusquer est choquant. Il s'agit de l'avenir de nos nations, les citoyens ont leur mot à dire.
Après sur le fond, je ne comprends pas l'empressement de nos dirigeants pour aller vers plus de fédéralisme. Je ne vois aboutement pas en quoi cela rendra les économies européennes (c'est bien de cela dont il s'agit) plus compétitive. Mutualiser nos dettes, nos budgets....si nos entreprises n'arrivent pas à se développer, à créer des emplois et des parts de marché on est à côté de la plaque. Pourquoi ne pas se concentrer sur les vrais problèmes: une politique monétaire qui rend l'Euro trop fort pour le Sud de l'Europe, une Europe naïve sur la plan commercial, une BCE qui n'hésite pas à dépenser des milliards pour sauver les banques mais ne donne pas un centime pour sauver les peuples....
a écrit le 25/06/2012 à 14:51 :
Transfert de compétences oui mais... ! Lesquelles, dans quelles conditions, avec qui et pour quels résultats ? Ambitieux mais difficile à mettre en place pour toute la zone. Je vois mal Hollande se faire "déshabiller" par Bruxelles, même proprement, sur certaines prérogatives nationales. Pourtant il faudra bien arriver à s'entendre sur certains sujets, même les plus difficiles comme le déficit intérieur devenu un gouffre sans fond et sans fin.
a écrit le 25/06/2012 à 14:00 :
consulter les allemands ... pour leurs demander s'ils veulent sortir de l'euro ?
a écrit le 25/06/2012 à 13:17 :
En France, nul besoin, de consulter les Français. Le parlement, bien plus sage (en tout le prétend-il), prendra la bonne (ou mauvaise) décision à la place du peuple idiot (ou tout simplement rempli de bon sens). Et puis, de toute manière, modifier notre constitution est devenue tellement aisée, que l'on se demande si la France est réellement une démocratie. Mais de ceci, c'est une autre histoire !
Réponse de le 25/06/2012 à 15:04 :
« L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier ministre et aux membres du Parlement.
Le projet ou la proposition de révision doit être examiné dans les conditions de délai fixées au troisième alinéa de l'article 42 et voté par les deux assemblées en termes identiques. La révision est définitive après avoir été approuvée par référendum.
Toutefois, le projet de révision n'est pas présenté au référendum lorsque le Président de la République décide de le soumettre au Parlement convoqué en Congrès ; dans ce cas, le projet de révision n'est approuvé que s'il réunit la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés. Le bureau du Congrès est celui de l'Assemblée nationale.
Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu'il est porté atteinte à l'intégrité du territoire.
La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l'objet d'une révision. »
ARTICLE 89 de la Constitution
Réponse de le 25/06/2012 à 15:24 :
C'est très joli de me ressortir ce magnifique article de notre constitution. Mais avouez tout de même que l'on ne cesse de revenir sur un texte qui ne devrait être, a priori, jamais modifié, pour des raisons de pure stabilité politique et juridique. Sur ce, bonne journée tout de même.
a écrit le 25/06/2012 à 12:28 :
L integration europeenne arrivera a la guerre...car ce qu ils oublient ce sont tous les tricheurs de l Europe...cf Grece qui embauche des copains fonctionnaires...Si il croit au miracle du changement des mentalites car une signature sera mise sur un bout de papier...je crois qu il atout faux

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