Quand Mario Monti fustige "les pays nordiques"

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Le président du conseil italien accuse "certains pays nordiques" de freiner la concrétisation des décisions du sommet européen. Dans sa ligne de mire : La Haye, mais surtout Helsinki.

 Une semaine après le sommet européen dont on avait dit qu?il était sorti en vainqueur, Mario Monti hausse le ton. Lors des rencontres économiques d?Aix, le président du conseil italien a, ce dimanche, appelé ses partenaires de la zone euro à mettre « rapidement » en ?uvre les mesures annoncées lors du sommet, notamment le « pare-feu anti-spread ».


Rachats sur le marché secondaire


Ce que l?Italie avait alors obtenu était l?affirmation du principe du rachat d?obligations d?Etat « attaquées » par les marchés grâce aux fonds mis à la disposition du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et du Mécanisme européen de stabilité (MES). Il s?agissait d?empêcher que le manque de confiance qu?inspirent aux marchés l?Italie et l?Espagne n?entraîne ces pays dans une crise encore plus profonde.


Refus d?Helsinki et de la Haye


Mais les modalités précises de cette action demeurent très floues. Nul ne sait encore à partir de quel niveau le FESF ou le MES n?interviendraient. Ni dans quelle mesure. Ni sur quelle durée. Surtout, plusieurs pays rechignent à donner leur feu vert à des mesures qui ont besoin de l?unanimité pour être adoptées. La semaine dernière, les Pays-Bas, mais surtout la Finlande ont fait part de leur eu d?enthousiasme sur ces rachats. Helsinki a même officiellement fait savoir qu?elle refuserait ces rachats sur le marché secondaire. Selon le gouvernement finlandais, ce serait « une mauvaise méthode » pour régler la crise que de faire baisser artificiellement les taux des pays en difficulté.


Une concrétisation cruciale pour Mario Monti


C?est sans doute en pensant à la Finlande que Mario Monti a dimanche fustigé « certains pays nordiques » qui remettent en cause la « crédibilité » des décisions du sommet. Pour le président du conseil italien, obtenir la réalisation de ces décisions est vital : il est ressorti très renforcé du sommet des 28 et 29 juin sur le plan intérieur, mais si rien de concret ne se met en place, les critiques et les exigences d?élections anticipées pourraient reprendre de plus belle.

 

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Commentaires
a écrit le 09/07/2012 à 11:07 :
c'est le manque de solidarité qui mine l'europe, je comprend que les hollandais et les finnois soient reticents pour aider les pays du sud pour leurs taux d'intérêts mais c'est tellement plus facile de s'en prendre à eux Mr MONTI que de faire des réformes!
Que les fonctionnaires italiens fonctionnent et font moins de palabres et arrivent à l'heure c'est déjà çà
alors bon entendeurs salut!
a écrit le 09/07/2012 à 10:31 :
Les pays "nordiques" ont tous bénéficié   des déficits commerciaux des pays du sud depuis l'introduction de la monnaie unique et l'Italie tout comme l'Espagne et la France ont payé pour la restructuration de la dette Grecque, Irlandaise et Portugaise. Il faudrait peut être bien connaitre la situation au lieu de pointer du doigt et porter jugement sur la qualité du travail de ces pays car c'est absolument faux qu'un Néerlandais ou un Finnois travaillent plus et mieux qu'un Italien ou un Espagnol. N'oublions pas que l'Italie est la 6eme puissance économique mondiale et la 3eme en Europe: et les Pays Bas?? .... 
a écrit le 09/07/2012 à 9:48 :
L'Italie s'en sortira bien mieux que la France, moins de jeunes chômeurs à charge, moins d'assistanat, plus de PME surtout dans le nord, les ménages italiens possèdent plus de patrimoine car les fratries sont moins nombreuses, il n'y a pas de bulle immobilière qui alourdit le coût du travail, Monti fait les bonnes réformes en cassant les monopoles. En France trop de personnes vivent de subventions et les inactifs captent toute la richesse sans parler des centaines de milliers de jeunes dépourvus de patrimoine et non intégrés.
a écrit le 09/07/2012 à 7:28 :
navré M. Monti les finlandais et les hollandais ont raison pourquoi les autres pays devraient rembourser vos dettes ces meme personnes doivent déja rembourser les créances de leur pays, il est bien connu : tout le monde d'accord dans l'ascenseur , à la sortie chacun pour soi; il eu fallu que les euro-députés aient prévus cela de longue date ce n'est pas le cas
a écrit le 09/07/2012 à 5:30 :
Depuis 2010, il est aussi président de la section Europe à la Commission Trilatérale7. Il est également membre du comité de direction du groupe Bilderberg8.(http://fr.wikipedia.org/wiki/Mario_Monti)
Ce n'est que un homme de paille des banquiers est du nouveaux ordre mondiale.
a écrit le 09/07/2012 à 0:15 :
Hé oui, pour ce grand démocrate habitué à imposer sa volonté, il est à peine croyable que ces petits pays du notrd puissent avoir le culot d'exercer leur droit légitime... On se demande si ce genre d'individu qui peuple aujourd'hui nos "élites" et en particulier semblent se cloner dès l'approche de la Commission Européenne, n'aurait pas été de ceux à déclarer la guerre pour les mêmes motifs au siècle dernier.
Il es temps de balayer ces gens et de leur demander des comptes. en ce qui concerne le Grand Monti (le Full Monti, peut être?) il serait par exemple intéressant de se pencher sur les conséquences de ce qu'il a mis en place, favorisé ou imposé lors de ses mandats si exemplaires à la Commission.
a écrit le 08/07/2012 à 19:37 :
Mario Monti vient du systeme bancaire (GS)
Autoriser le MES à recapitaliser les banques devrait faire plaisir aux banquiers, non?
a écrit le 08/07/2012 à 17:15 :
Quel les italiens aillent bosser, comme les grecs et aussi les francais ... depuis 30 ans que tous votent pour les memes nuls, et croient au pére noel ... encore un bel exemple en 2012 en france ...
Réponse de le 08/07/2012 à 17:48 :
Les Grecs bossent plus que les Allemands. Source : OCDE. Les Italiens, je ne sais pas. Pour ceux qui comme moi ont travaillé en Allemagne (un peu) le savent : ils n'en foutent pas si lourd que ça, les Allemands. En revanche, ceux qui ont travaillé en Espagne (c'est là encore mon cas, bien plus qu'en Allemagne d'ailleurs), savent que les Espagnols sont des acharnés de boulot. Les clichés racistes anti-latins, gardez-les pour le café du commerce.
Réponse de le 09/07/2012 à 4:36 :
Arrétez de faire des généralités avec ce que vous avez pu voir autour de vous, des gens qui bossent dure il y'en a partout ... Au final les chiffres globaux ne mentent pas et prétendre que les espagnols ou les grecs, dans leur globalité, travaillent plus que les allemands, c'est juste un déni de réalité
a écrit le 08/07/2012 à 17:01 :
M. Monti, nommé à son poste et non pas élu, devrait se rappeler tout de même que les dirigeants qu'ils fustigent, eux, ont été élus par leurs peuples. D'un côté des dirigeants qui défendent les peuples qui les a élus en Finlande et aux Pays-Bas, de l'autre un dirigeant nommé par les banques et les dirigeants européens pour veiller à des intérêts qui ne sont pas ceux de son peuple.
Réponse de le 08/07/2012 à 19:48 :
Exactement
a écrit le 08/07/2012 à 15:28 :
Quelle attitude DÉTESTABLE de fustiger l'attitude de tel ou tel petit pays... sous prétexte qu'ils se permettent de penser et d'agir dans le sens qu'ils pensent bon ! Tant qu'il n'y a pas de traité économique global, avec un minimum de règles fédérales, ils sont dans leur droit ! C'est toujours une tentation de faire la morale quand les INSTITUTIONS sont déficientes...

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