Face à la crise, les Italiens se serrent - vraiment - la ceinture

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En 2011, plus d'un tiers des ménages italiens ont consenti à réduire, en quantité et en qualité, leurs achats de biens alimentaires, révèle une étude publiée par l'Institut statistique Istat, alors que le poste "alimentation et boissons" représente en moyenne 19,2% des dépenses de consommation en Italie.

Si Italie rime souvent avec gastronomie pour les touristes, c'est de moins en moins le cas pour ses habitants. Face à la crise, plus d'un tiers des ménages italiens ont consenti à réduire leurs exigences en matière d'alimentation en 2011, révèle une étude publiée cette semaine par l'Institut de statistique Istat, équivalent transalpin de l'Insee. Pour 65,1% de ces ménages, cela s'est traduit uniquement par des achats en moindre quantité, tandis que 13,3% affirment avoir également diminué la qualité des biens consommés.

Dans le Sud de l'Italie, 25% des dépenses consacrées à l'alimentation

Il faut dire que les l'alimentation occupe toujours une part importante des dépenses de consommation des Italiens, 19,2% en moyenne contre 12,7% en France. Mais ce chiffre cache de grandes disparités selon les régions. Le poste "nourritures et boissons" représente ainsi plus du quart de la consommation totale des ménages dans le Sud du pays, contre seulement 16,6% dans le Nord.

Les achats de vêtements aussi en baisse

En période de vaches maigres, l'alimentation représente donc une variable d'ajustement non négligeable pour adapter son train de vie à la baisse des revenus. Mais les Italiens font aussi des concessions sur leurs achats de vêtements et de chaussures, qui représentaient 134 euros en moyenne en 2011 à comparer avec les 142 euros de l'année précédente. Dans la région du Mezzogiorno, ces dépenses représentent désormais 6,6% du budget familial, contre 7,5% encore en 2010 et 2011.

Boom du hard-discount

Malgré le goût de plus en plus prononcé de dénicher des « bonnes affaires », la fréquentation des supermarchés italiens s'oriente à la baisse. 67,5% des familles italiennes déclarent y avoir réalisé leurs achats de biens alimentaires alors qu'ils étaient 69,4% en 2010. En revanche, le hard-discount a le vent en poupe. Dans le Sud du pays, 13,1% des ménages font leurs courses dans ces magasins à prix cassé, contre 11,2% l'année dernière. Entre modifications des habitudes de consommation et véritable conséquence de la crise, difficile cependant d'établir le facteur déterminant de ces changements de comportements. Une chose est sûre, les Italiens se réjouiront que le projet de hausse de deux points de la TVA ait été finalement abandonnée par le gouvernement Monti qui craignait un impact trop important sur la croissance.

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Commentaires
a écrit le 07/07/2012 à 16:46 :
Vous avez raison: boom de la misère. Résultat en France le gouvernement s'apprête pour la compétitivité non pas en augmenter la TVA, mais la CSG et ne parlons pas des 33 milliards à venir. Il restera plus grand chose... Faisons comme en Italie avec Vafanculo demandons des comptes précis à l'administration et organisons la chasse aux sorcières.
a écrit le 06/07/2012 à 21:55 :
Boom de la misere, on est plaine, pire que le CONGO.
Un po' esagerato, come articolo.
Problemi si, ma come tutti in Europa.
I
a écrit le 06/07/2012 à 21:40 :
qui nous laissent toutes ces dettes publiques et leurs factures de croisière et thalasso à règler....on verra que les actifs retrouveront tout de suite du pouvoir d'achat
Réponse de le 07/07/2012 à 8:06 :
@ déjà vieux vous êtes orphelin ?
a écrit le 06/07/2012 à 20:03 :
France : 12% du budget consacré à la nourriture contre 19% en Italie : on comprend pourquoi le repas gastronomique français est classé à l'Unesco
C'est un chef d'œuvre en péril !
Réponse de le 06/07/2012 à 21:41 :
bonne réponse géniale!!
a écrit le 06/07/2012 à 17:01 :
et on a intérêt a faire pareil pour lutter contre les idéologues socialistes
Réponse de le 06/07/2012 à 18:21 :
En ce qui concerne beaucoup de Français non assistés, le serrage de ceinture est encore plus drastique que chez les Italiens! Une fois les dépenses de base réglées: impôts, mutuelle, assurance, nourriture, il reste peu d'argent de poche! et plus de voiture!
Les gouvernants ne pensent guère à la classe moyenne pompée jusqu'au dernier euro!
a écrit le 06/07/2012 à 15:07 :
La disparité des compétitivités à l'intérieur de l'Union Monétaire est surtout due à des facteurs naturels et immuables (taille du marché intérieur, position géographique, richesse naturelles et matières premières, taille du pays, etc, etc.)
S'il est vrai que la France et l'Allemagne pourraient arriver à une compétitivité comparable il n'en est pas de même pour d'autres pays de la zone Euro.
Des pays aussi peu industrialisés que le Portugal, la Grèce et autres ont donc peu de chance d'arriver à la même compétitivité que l'Allemagne ou la France (à moins de devenir des paradis fiscaux).
Leur demander d'augmenter leur compétitivité par le dumping social et par le dumping des salaires et illusoire. Des pays comme la Chine, l'Inde et autres pays asiatiques ne peuvent être égalés en ce qui concerne le dumping social.
Seule solution, les accords doivent être modifiés de façon à permettre aux pays ainsi désavantagés de développer et de protéger leur économie contre des économies plus fortes afin d'arriver au sein de l'Union Monétaire à une plus grande convergence des économies.
Il est aussi important d'arriver à un partage horizontal du travail pour éviter l'exil de jeunes hautement qualifiés du au chômage dans les pays périphériques.
Il faut tenir compte de la réalité, l'Allemagne (et la France) étant le pays économiquement le plus fort de la Zone Euro a pu profiter de l'endettement des autres pays pour développer son industrie aux dépens des autres économies de la Zone Euro.
Depuis 18 ans l'Allemagne a un excédent de la balance commerciale de 17 Milliards PAR MOIS en moyenne. Excédent réalisé principalement en Zone Euro et grâce à l'endettement d'autres pays importateurs de bien allemand (y compris l'armement pour la Grèce). Malheureusement les bénéfices ainsi réalisés par les grosses entreprises allemandes et aussi françaises ont très souvent été réinvesti en dehors de la Zone Euro, avec pour conséquence le chômage des jeunes dans les pays déficitaires.
Je ne pense pas que L'UE puisse survivre si l'Allemagne et la France n'acceptent pas de tenir compte de ces réalité et refusent de revoir les accords et de prendre les mesures qui s'imposent et qui permettrait de compenser ces disparités de compétitivité.
Réponse de le 06/07/2012 à 16:22 :
Il est clair que vous avez raison lorsque l'on constate que dans un pays, il existe des zones "fortes" et "faibles". Alors qu'elles utilisent la même monnaie. Ne pensez-vous pas que face à une crise économique mondiale, chacun essaie de sauver ses plumes...???
a écrit le 06/07/2012 à 14:18 :
ils sont aux pâtes et à l'eau?
a écrit le 06/07/2012 à 14:15 :
Voilà ce qui nous attend. Et la TVA rentrera très mal....
Réponse de le 06/07/2012 à 16:21 :
Quand on voit les ventres et l?embonpoint de 80% de la population française, je me dis qu'on a de la marge. Avec la baisse de la surcharge pondérale et la baisse des maladies liées à l'excès de graisse (90% des maladies des Français de plus de 40 ans), je me dis que la Sécu fera des économies.
Réponse de le 06/07/2012 à 23:59 :
Vous avez raison: une bonne disette, voire une famine serait évidemment salutaire pour le pays...........
Réponse de le 10/07/2012 à 23:04 :
Des études ont montré en Angleterre dans les années 70, que la population Anglaise en temps de guerre, alors qu'elle subissait un rationnement, avait par la suite été en meilleure santé que les populations nées ultérieurement à la seconde guerre mondiale.
Réponse de le 13/07/2012 à 15:44 :
Même phénomène en Allemagne durant la première guerre mondiale: moins de saucisse, moins d'embonpoint. Tant qu'on en arrive pas à des rations de famine. Reste que, aujourd'hui, avec les progrès de l'alimentation industrielle, le phénomène inverse risque de se produire: les gens, appauvris, pourraient se retourner vers la junk food, et donc grossir.

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