L'Italie n'exclut plus de faire appel aux fonds de secours de la zone euro

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Le président du Conseil italien, Mario Monti - Copyright Reuters
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Pour faire face à la flambée de ses taux d'emprunt, Rome pourrait recourir à un moment donné aux fonds de secours de la zone euro, a déclaré ce mardi le président du Conseil italien Mario Monti.

Jusque-là écarté par Mario Monti, le recours aux fonds de secours de la zone euro fait désormais partie des options envisagées par Rome pour calmer la flambée de ses taux d'emprunt. "Il est très difficile de dire que l'Italie n'aura jamais besoin d'aide d'un fonds ou d'un autre et le principe de prudence m'incite à ne pas dire une telle chose", a déclaré mardi le président du Conseil lors d'une conférence de presse à Bruxelles, après une réunion des ministres des Finances de l'Union européenne.

Pas dans "l'esprit" du moment

Mais le chef du gouvernement italien a toutefois assuré que ce n'était pas "l'esprit" du moment, balayant un recours dans l'immédiat au Fonds de secours de la zone euro (FESF) pour acheter de la dette italienne. Fin juin, la zone euro avait accepté que les fonds de secours comme le FESF ou son successeur, le Mécanisme européen de stabilité (MES), puisse acheter des titres de dette de pays fragiles sur les marchés, comme le souhaitait Mario Monti. Il avait alors exclu le recours aux fonds de secours pour son propre pays, mais avait salué cette avancée obtenue au terme d'un bras de fer avec plusieurs dirigeants de la zone euro, dont la chancelière allemande Angela Merkel. L'objectif de cette mesure est de faire baisser la pression sur les marchés pour les pays comme l'Italie dont les taux d'emprunt avoisinent actuellement les 6%, un niveau difficilement soutenable sur la durée.

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a écrit le 10/07/2012 à 23:10 :
La disparité des compétitivités à l'intérieur de l'Union Monétaire est surtout due à des facteurs naturels et immuables (taille du marché intérieur, position géographique, richesse naturelles et matières premières, taille du pays, etc, etc.)
S'il est vrai que la France et l'Allemagne pourraient arriver à une compétitivité comparable il n'en est pas de même pour d'autres pays de la zone Euro.
Des pays aussi peu industrialisés que le Portugal, la Grèce et autres ont donc peu de chance d'arriver à la même compétitivité que l'Allemagne ou la France (à moins de devenir des paradis fiscaux).
Leur demander d'augmenter leur compétitivité par le dumping social et par le dumping des salaires et illusoire. Des pays comme la Chine, l'Inde et autres pays asiatiques ne peuvent être égalés en ce qui concerne le dumping social.
Seule solution, les accords doivent être modifiés de façon à permettre aux pays ainsi désavantagés de développer et de protéger leur économie contre des économies plus fortes afin d'arriver au sein de l'Union Monétaire à une plus grande convergence des économies.
Il est aussi important d'arriver à un partage horizontal du travail pour éviter l'exil de jeunes hautement qualifiés du au chômage dans les pays périphériques.
Il faut tenir compte de la réalité, l'Allemagne (et la France) étant le pays économiquement le plus fort de la Zone Euro a pu profiter de l'endettement des autres pays pour développer son industrie aux dépens des autres économies de la Zone Euro.
Depuis 18 ans l'Allemagne a un excédent de la balance commerciale de 17 Milliards PAR MOIS en moyenne. Excédent réalisé principalement en Zone Euro et grâce à l'endettement d'autres pays importateurs de bien allemand (y compris l'armement pour la Grèce). Malheureusement les bénéfices ainsi réalisés par les grosses entreprises allemandes et aussi françaises ont très souvent été réinvesti en dehors de la Zone Euro, avec pour conséquence le chômage des jeunes dans les pays déficitaires.
Je ne pense pas que L'UE puisse survivre si l'Allemagne et la France n'acceptent pas de tenir compte de ces réalité et refusent de revoir les accords et de prendre les mesures qui s'imposent et qui permettrait de compenser ces disparités de compétitivité.

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