La Grèce et ses créanciers fixent un plan d'économies de 11,6 milliards d'euros

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Le gouvernement grec et les représentants de la Troïka (UE-BCE-FMI) se sont accordés sur le montant des économies que devra réaliser le pays au cours de deux prochaines années. Elles s'élèvent à 11,6 milliards d'euros.

Au cours de deux prochaines années, Athènes devra réaliser 11,6 milliards d'euros d'économies. Cela représente 5,5% du produit intérieur brut du pays. Par ailleurs, le gouvernement de coalition a identifié 27 millions d'euros d'économies qui ne faisaient pas partie du mémorandum imposé par les créanciers d'Athènes en contrepartie des aides qui lui ont été accordées. Sur ce montant, 10 millions viennent des réductions de salaires imposées aux ministres et 17 millions d'une baisse des coûts immobiliers des ministères. La mise en oeuvre de ce mémorandum a déjà été retardée en raison de la période d'instabilité gouvernementale qui s'est traduite par deux élections législatives successives en mai et juin, les partis anti-austérité ayant déclaré qu'ils le refusaient.

Retraites et aides sociales seraient les premières à être visées par des coupes budgétaires, selon les médias grecs. Le ministre grec de l'Emploi Yannis Vroutsis a indiqué mercredi soir que 44% des économies prévues, soit 5 milliards d'euros, concernaient son ministère .

Les pourpalers entre les chargés de mission de la Troïka (Fonds monétaire international, Banque centrale et Commission européenne) se poursuivent ce jeudi. Dans la matinée, Poul Thomsen (FMI), Klaus Masuch (BCE), et Matthias Mors (Commission européenne), se sont entretenus avec le ministre des Finances grec Iannis Stournaras pour la finalisation de ces mesures. Elles seront présentées dans le détail aux dirigeants des partis de la coalition au pouvoir. Le Premier ministre Antonis Samaras, quant à lui, doit rencontrer le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, en fin d'après-midi.

 

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Commentaires
a écrit le 27/07/2012 à 11:12 :
Méthode intrusive nulle
a écrit le 26/07/2012 à 16:28 :
La Grèce s'est progressivement retrouvée mise à genou. Puis à terre. Puis "on" lui fait creuser sa tombe désormais pour sauver un système qui ne fonctionne pas. Tant qu'elle sera dans l'?, elle "crèvera" d'une monnaie beaucoup trop forte pour son économie, sa compétitivité etc... La dévaluation interne la tue à petit feu comme il tue le pays. Seule une dévaluation, une vraie, lui offrirait des perspectives de redresser la tête d'ici quelques années. Chaque mois prolonge une agonie dont il sera toujours plus dure pour elle de se relever.
L'? est une monnaie néfaste, un projet politique ne reposant sur aucune réalité économique, les pays étant trop dissemblables entre eux. Les pays les plus faibles, qui n'ont pas tous les vices dont les plus faciles les affublent, souffrent d'une monnaie surévaluée pour eux et qui profitent aux plus forts, Allemagne en tête. Sauf que la solidarité emmène tout le monde dans le ravin.
J'espère que l'initiative d'en finir avec cette folie se prendra un jour sans quoi ils seront responsables devant les peuples et l'histoire de leur incurie.
Réponse de le 26/07/2012 à 16:54 :
Que de conneries..... Le dollars aussi est une monnaie unique d un etat Federal, avec des etats aussi differents les uns que les autres.... On parle du Francs Suisses, aussi Etat Federal???? Le probleme n est pas l outil mais celui qui le manie, en l occurence Grece, Espagne, Portugal, Irlande, France ont trop pris l habitude de dependre de subvention europeenne.... Aujourd hui on est face au mur et ca fait mal
Réponse de le 26/07/2012 à 17:12 :
Que de conneries..... L'Union Européenne n'est pas les Etats-Unis. L'Union Européenne n'est pas un Etat et ne le sera jamais. Les Eurobéats devraient finir par comprendre que le Fédéralisme est une lune au niveau européen. Les Etats composant l'Union Européenne sont des nations et le resteront. Elles ont transféré leur souveraineté monétaire et le payent au prix fort en ayant plus la main sur les taux d'intérêt et le cours de la monnaie.
Quand le Mississipi souffre, il a des transferts financiers venant de l'Etat fédéral des Etats-Unis. Quand la Grèce souffre, les Etats renaclent de plus en plus à lui prêter alors lui donner, mêmes pas dans les pires fantasmes.
Un conseil Désabusé: quelques cours d'économie en commençant par la Zone Monétaire Optimale qui a valu à Robert Mundell un Prix Nobel d'Economie. Après ça, vous comprendrez l'échec actuel et la nocivité de l'Euro.
Réponse de le 26/07/2012 à 17:33 :
Les pays ne sont pas non plus des zones monétaires optimales. Ce sont les flux de personnes et de capitaux libres qui permettent l'optimum monétaire selon Mundell, pas les subventions étatiques artificielles. Autrement dit, l'euro n'est ni meilleur ni pire que les anciennes monnaies nationales, mais au moins il sépare la monnaie des manipulations politiciennes nationale, ce qui est un atout immense, surtout dans le cas de la France. Clyde, votre suggestion prétentieuse est vaine car vous n'avez à l'évidence pas compris Mundell-Fleming.
Réponse de le 26/07/2012 à 17:34 :
Tout à fait vrai, Clyde, malgré une suprenante charité vis-à-vis de Désabusé qui ne semble pas avoir la capacité de penser par lui-même.
La Grèce, pas plus que les autres états du con-tinent européen, n'a nullement besoin d'une zone euro et d'une Europe de plus en plus mafieuse et corrompue, totalement inféodée aux plus nuisibles lobbies économico-indutriel et à un monde économico-financier responsable de tous les maux, avec la complicité des politiciens de tous bords, ceux de "droite" en tête.
Le mieux d'Europe, c'est pas d'Europe du tout !
Le mieux d'euro, c'est pas d'euro du tout !
Et toutes les populations "européenees" (on se fout des industries qui ne sont pas une fatalité et des pactoles de leurs actionnaires !) ne s'en porteront que mieux. Et c'est là le seul et véritable essentiel. N'en déplaise aux pauvres gogos et à ceux qui ont une belle petite âme d'esclave corvéable et jetable à merci.
Réponse de le 26/07/2012 à 17:58 :
Vous n'avez rien compris à Mundell, mais alors rien du tout. Les pays sont des Nations. Une nation est un tout et répond aux 3 conditions de la zone monétaire optimale: un budget unique permettant des transferts, une mobilité de la population et enfin homogénéité économique (salaire, fiscalité etc...)
L'Union Européenne ne réunit aucune de ces conditions cumulatives, aucune. Pas de budget commun et ça n'est ni pour demain ni pour après demain, une mobilité intra européenne des plus faibles et enfin une forte hétérogénéité économique entre les pays.
En France, si la Creuse a du mal par exemple, elle recevra de l'Etat des compensations style Dotation Globale de Fonctionnement pour équilibrer. Le SMIC et la fiscalité sont la même partout (à peu de choses près). Une nation, par ces mécanismes, constitue un ensemble homogène comme l'est les Etats-Unis.
Une telle structure n'existe pas à l'échelon européen et n'existera jamais.
Comparer l'Union Européenne aux Etats-Unis ou à la Suisse est une bêtise sans nom vu que le fonctionnement est totalement différent.
Alors lire que l'Euro n'est ni pire ni meilleur que les anciennes monnaies nationales alors qu'il est la cause majeure des déséquilibres, c'est juste ce qu'il me fallait pour bien rigoler avant de rentrer chez moi.
Réponse de le 27/07/2012 à 14:00 :
C'est le rire de l'idiot incapable de comprendre le monde réel et les thèses économiques qui l'éclaire, l'idiot à qui on montre la lune et qui, très content de lui, voit le doigt. Cette crise est la crise du dernier des collectivismes socialiste, certainement pas une crise monétaire. Que le socialisme pourrisse la monnaie, comme il pourrit tout, est certain : en l'occurrence, la monnaie ne fait qu'enregistrer les dérives du socialisme. Les transferts évoqués par Mundell-Fleming sont des transferts privés car ces auteurs ont compris que les transferts publics sont au mieux neutres, mais plus souvent destructeurs, et ne servent jamais l'économie puisqu'ils la nécrosent.
Réponse de le 27/07/2012 à 14:41 :
Et à la lecture de cette réponse, l'idiot n'est pas celui que l'on croit. C'est pourtant pas compliqué de se rendre compte que ceux qui souffrent le plus sont les pays pour lesquels l'Euro est surrévalué pour leur économie et par rapport à ce que serait leur propre monnaie. Mais chez les Eurobéats, l'Euro et l'UE sont le totem à défendre coûte que coûte, mais si les faits sont têtus. Le problème, c'est qu'ils ont toutes les manettes du pouvoir et envoient les peuples dans le mur les uns après les autres. J'arrête là car c'est sans fin mais merci pour cet échange au final distrayant.
a écrit le 26/07/2012 à 14:26 :
Bien entendu, la moitié de la structure et des personnels des etats europeens ne sert a rien et meme pire accroit les diifficultes des citoyens et des entreprises.Il ne sert a rien de maudire les fonctionnaires concernes, ils ne sont ni mieux ni pire que ceux qui servent à quelque chose, ni meilleurs ni pires que les salariés du privé. Mais quand un salarie de l'automobile est licencié, se demande t'on si il est meilleur ou pire que les autres? La crainte de licencier des fonctionnaires et para-fonctionnaire est d'abord la crainte d'un seisme politique, mais ne pouvant l'avouer, on se cache derriere le risque de recession., comme si un fonctionnaire était inapte au travail en dehors de la fonction publique. Ce faisant la recession viendra et augmentera tant que le cout de l'etat ne cera pas diminué. On vilipende les banques, l'europe, la chine etc.. et sans doute avec certaines raisons valables mais il faudra bien admettre un jour que des gens estimables et honnetes doivent quitter la fonction publique. Esperons qu'il ne sera pas trop tard!
Signe : un fonctionnaire qui effectue sa mission du mieux qu'il peut, mais qui constate chaque jour que la facon dont cette mission est organisée coute cent fois trop cher à la collectivité.
Réponse de le 26/07/2012 à 15:02 :
C'est évident ! Il ne s'agit pas de licencier les fonctionnaires. Il faut simplement déplacer leurs secteurs d'activité hors du secteur public communiste et les mettre en concurrence, après avoir fait tomber les statuts. Dans ce nouvel environnement, les fonctionnaires, qui dans leur grande masse sont plus victimes et esclaves de l'Etat providence obèse qu'acteurs du système, feront la preuve de leurs immenses compétences. Ceci est vrai pour la santé, les retraites, l'éducation, l'énergie, les transports, le logement, etc.
a écrit le 26/07/2012 à 13:50 :
Il y a trente ans, comme la Grèce aujourd'hui, le Chili était un cas désespéré. 3 décennies plus tard, le Chili est devenu le pays le plus riche de l'ensemble de l'Amérique latine. Au cours de cette période, son économie a connu la plus forte croissance de la région. La pauvreté a chuté de façon spectaculaire et le niveau de vie s'est envolé. La dette publique est désormais inférieure à 10% du PIB. Il ne s'agit pas d'un miracle : la grande leçon du Chili est que les marchés libres et un Etat restreint composent la seule recette possible pour conquérir la prospérité. Il n'y a pas d'alternative. Les Grecs qui aiment leur pays feraient bien de s'inspirer de cette leçon.
Réponse de le 26/07/2012 à 16:02 :
Vous lisez trop de compte de fée. Les études sont réservées à ceux qui peuvent payer la santé pareil. Les mineurs chiliens travaillent comme des esclaves......... Certes la vie a changé au Chili qui n'est plus une dictature mais quand dans un pays quand l'état est faible les riches sont de plus en plus riche et les pauvres de plus en plus pauvre et c'est ce qui nous attend.
Réponse de le 26/07/2012 à 17:10 :
Cette propagande anti-chili est inouïe alors que tous les chiffres disponibles et tous les témoignages (y compris l'histoire des mineurs bloqués dans leur mine il y a quelques temps) vont dans le sens contraire des affirmations de Valparaiso. Cela montre que les cocos haineux et leur propagande mensongère n'ont pas disparu avec la chute du mur de Berlin, comme certains voudraient nous le faire croire. En attendant, le Chili prospère et la pauvreté recule parce que l'Etat y est fort, c'est-à-dire légitime, réduit et centré sur ses missions régaliennes. Les attaques des cocos contre le Chili s'expliquent aisément : ce pays est exemplaire de la capacité unique des marchés libres à produire de la richesse pour tous, une fois le peuple débarrassé des illusions socialistes.
Réponse de le 26/07/2012 à 17:21 :
"la grande leçon du Chili est que les marchés libres et un Etat restreint composent la seule recette possible pour conquérir la prospérité. Il n'y a pas d'alternative".
sauf que vous avez raté un métro.Les néolibéraux de l'école de Chicago ont eu cette politique du libre marché avec disparition de l'Etat mais cela s'est très mal passé. La "prospérité" n'est revenue que longtemps après l'abandon de cette doctrine (Cf Naomi Klein La stratégie du choc)
Réponse de le 26/07/2012 à 17:35 :
Naomi Klein : il ne manquait plus que la grande menteuse en chef pour compléter le tableau propagandiste ! Arrêtez de sombrer dans le déni de réalité !

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