Standard & Poor's place la note de la Grèce sous perspective négative

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L'agence de notation Standard and Poor's (S&P) a abaissé mardi la perspective de la note de la dette de la Grèce de "stable" à "négative" en raison des "retards" dans l'application du plan d'économies exigé par les créanciers internationaux du pays.

L'agence de notation Standard and Poor's (S&P) a abaissé mardi la perspective de la note de la dette de la Grèce de "stable" à "négative". Dans un communiqué, l'agence juge par ailleurs "probable" que la Grèce soit contrainte de demander une nouvelle aide supplémentaire de 7 milliards d'euros à ses bailleurs de fonds. S&P, qui maintient pour le moment la note du pays à CCC, assure qu'une dégradation est "possible" en raison de la "trajectoire économique du pays qui empire" et des "retards dans l'application du programme de réduction des déficits" exigé par la troïka UE-BCE-FMI en contrepartie de son aide financière. "Une dégradation (de la note de la Grèce) est possible si la Grèce échoue à obtenir un nouveau versement" de la part de ses créanciers.

"La Grèce est sortie des rails"

En mars, la troïka avait lancé un deuxième programme d'aide à la Grèce, d'un montant de 130 milliards d'euros, passant par un effacement notable de la dette grecque détenue par le secteur privé et consenti en échange d'un plan d'économies drastiques. Mais ce programme, qui doit ramener la dette publique grecque en-deçà de 120% du PIB d'ici 2020 contre plus de 160% actuellement, est "sorti des rails", selon de nombreux responsables européens, et a pâti de plusieurs mois d'inertie politique en Grèce.

Athènes cherche encore 4 milliards d'euros d'économies

Le gouvernement grec a annoncé mardi qu'il cherchait encore environ 4 milliards d'euros d'économies pour 2013 et 2014, sur les 11,5 milliards d'euros réclamés par les bailleurs de fonds internationaux sur cette période. Mais S&P estime que le gouvernement grec "aura du mal à faire de nouvelles économies" et à remplir les conditions posées au déblocage d'une nouvelle tranche d'aide.

Bruxelles maintient l'objectif d'une dette à 120% du PIB

Selon un article du Wall Street Journal, le FMI, un des principaux bailleurs de fonds de la Grèce, fait pression pour que les États de la zone euro acceptent de subir des pertes sur les obligations grecques qu'ils détiennent et que, de son côté, Athènes ramène sa dette publique autour de 100% du PIB. Jusqu'ici, seul le secteur privé a accepté de subir d'importantes pertes sur la dette grecque. Et la Commission européenne a affirmé mardi qu'elle ne comptait pas modifier l'objectif "ambitieux" d'une dette publique grecque à 120% du PIB en 2020. Interrogée sur un possible retrait du FMI de la Grèce, sa directrice générale Christine Lagarde, a récemment affirmé que le Fonds ne quittait "jamais" la table des négociations.

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Commentaires
a écrit le 13/08/2012 à 14:39 :
Les Grecs ne "peuvent" pas sortir de l'euro... car cela signifierait une faillite..et la BCE suivrait elle aussi dans la foulée car elle perdrait du coup la quasi totalité de ses fonds propres.... ^^
a écrit le 08/08/2012 à 14:38 :
Le problème grec doit nous faire réfléchir à plusieurs choses: la définition d'une démocratie, car c'est un pays à la comptabilité fausse. La France est aussi épinglée pour son administration. Ensuite, on dit que c'est à cause de l'euro, fort bien, mais il faut noter le problème de la compétitivité qu'on occulte. Quoi qu'il en soit, c'est le résultat qui compte et nous avons bien un éclatement du pays. L'économie n'est pas fiable parce que l'administration est laxiste. On a des pays qui explosent sous les coups de politiciens corrompus et sans le moindre contrôle de la part des sociétés civiles. Voila qui est proprement dangereux.
a écrit le 08/08/2012 à 8:04 :
mais qu'attendent ils pour quitter la zone EURO...!!!! incroyable !
les Espagnols idem..c'est a leur tour maintenant
les Italiens suivront logique
les Portugais
et la FRANCE..!!!! dans les mois a venir...!!!
Réponse de le 08/08/2012 à 12:31 :
Les technocrates de Bruxelles ne veulent pas que la Grèce sorte de l'euro, les pauvres grecs sont réduits à l'esclavage total... le parti d'extrême droite "aube dorée" ne fait que grimper, tout ça va finir dans un bain de sang!

Je pense que la sortie d'un des pays européens est imminente mais je doute que ce soit la Grèce en premier, bref vivement que l'on se débarasse de cette monnaie qui nous a ruiné et endetté!!
Réponse de le 08/08/2012 à 13:53 :
Si nous étions restés au franc, il ne vaudrait plus rien avec l'inflation. La Grèce est un pays endetté, elle a emprunté trop. La France aussi...Vivre au dessus de ses moyens on appelle cela.
Réponse de le 09/08/2012 à 9:17 :
ce que j'essaie de dire, c'est qu'il faut libérer la Grèce de l'euro ainsi que les autres pays. Nous sommes tous endettés, l'euro a précipité notre perte, de toute façon, l'europe va s'effondrer et l'euro avec, il ne nous restera que nos yeux pour pleurer...
a écrit le 08/08/2012 à 7:25 :
cela n'a plus de sens presque tous les Grecs crèvent de faim que veulent de plus les agences de notation?
Réponse de le 08/08/2012 à 8:07 :
Récupérer l'argent que leurs ont prêter les Etats..!!!!!
Réponse de le 08/08/2012 à 8:35 :
Fred je ne le crois pas. Pour moi ce qu'ils veulent c'est la destruction totale des services publics, la fin du progrès, la réduction de l'homme au servage comme à la belle époque. C'est la revanche de la bourgeoisie. Le retour violent du religieux le prouve.
Réponse de le 08/08/2012 à 9:06 :
C'est bien, vos avez bien révisé vos manifestes du parti communiste ainsi que "Le Capital" de Marx. Personnellement, quand je vous la situation actuelle, je vois plutôt un coup d'Etat orchestré par des technocrates corrompus par des banquiers, ce qui ne veut pas dire que ceci soit une "revanche" de la bourgeoisie, qui, au demeurant, part des cadres moyens en allant aux patrons du CAC 40. Et oui, la bourgeoisie est grande ou petite, mais elle est vaste !
Réponse de le 08/08/2012 à 9:10 :
Le problème c'est qu'il y a un service public et puis un service privé, qui n a pas les mêmes avantages. Aucune égalité.
Réponse de le 08/08/2012 à 13:59 :
Fred vous confondez petite bourgeoisie et bourgeoisie ce n'est pas la même chose. Je suis cadre supérieur plus et je fais partie de la petite bourgeoisie. De plus des technocrates corrompus n'ont pas un tel pouvoir. Pour citer le Capital de Marx faut-il encore le connaître. Vous ânonnez mon vieux.

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