Pour Juncker, une sortie de la Grèce serait "gérable" mais "non souhaitable"

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Bien qu'il ne la souhaite pas, Jean-Claude Juncker a affirmé mardi qu'une sortie de la Grèce de la zone euro serait "gérable". Le président de l'Eurogroupe en a également profité pour critiquer l'individualisme de l'Allemagne.

Dans une interview accordée à la chaîne de télévision allemande WDR, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a affirmé qu'une sortie de la Grèce de la zone euro serait "gérable dans les conditions actuelles" . Il a toutefois précisé que cette issue "n'était pas souhaitable parce qu'elle comporterait des risques importants, surtout pour les gens modestes en Grèce". Interrogé sur le fait de savoir s'il pouvait catégoriquement exclure cette possibilité, Jean-Claude Juncker a répondu : "dans tous les cas, pas avant l'automne, et pas non plus après". Dans une précédente interview, accordée en juillet à la presse allemande, le Premier ministre du Luxembourg s'était montré plus catégorique, soulignant qu'une sortie de la Grèce de la zone euro ne faisait pas partie de ses "hypothèses de travail", et avait sévèrement critiqué ceux qui faisaient la promotion de cette idée.

"Réapprendre à nous aimer"

M. Juncker s'en est également pris à l'Allemagne, régulièrement critiquée en Europe pour son intransigeance dans la gestion de la crise de la zone euro. "Les Allemands, beaucoup d'Allemands", ainsi qu'une partie de la presse allemande, "parlent de la Grèce comme si c'était un peuple qu'on peut ne pas respecter. Or, ce n'est pas le cas", a-t-il ajouté. "Nous devons réapprendre à nous aimer", a conclu M. Juncker. Parmi les personnes visées par Juncker, le ministre allemand de l'Economie Philip Rösler a il y a peu réitéré ses doutes concernant la possibilité pour la Grèce de se maintenir dans la zone euro, ajoutant qu'une sortie de ce pays n'avait, de son point de vue, "plus rien d'effrayant depuis longtemps".

Une aide cruciale d'ici septembre

Au bord de la faillite, la Grèce s'est vu accorder deux plans d'aide d'un montant total de plus de 240 milliards d'euros, accompagnés d'un programme draconien d'ajustements budgétaires. Un programme qui a toutefois pris du retard. Les experts du FMI, de l'Union européenne et de la Banque centrale européenne, connus sous le nom de "Troïka", ont commencé mi-juillet l'examen du programme économique du nouveau gouvernement. Leur rapport, attendu "mi-septembre" par Berlin, déterminera si la Grèce recevra la prochaine tranche de 31,5 milliards de crédit prévue dans le cadre du deuxième plan d'aide en deux ans adopté en faveur de ce pays en février.

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Commentaires
a écrit le 08/08/2012 à 16:37 :
Je vais peut-être vous paraître bête mais je lis souvent des commentaires en faveur de la fin de l'Europe. Je veux bien croire qu'elle court à sa perte avec tout ce qui se passe. Mais que se passerait-il concrètement si cela arrivait, si tous les pays revenaient à leur propre monnaie? Cela ne serait-il pas catastrophique au niveau économique? Comment repartir sur de bonnes bases avec un bagage déjà lourd? Sachant qu'il faut apparemment s'y préparer, j'aimerai comprendre!
Réponse de le 08/08/2012 à 17:35 :
C'est une situation inédite donc deviner ce qui se passerait et avec quelles conséquences est impossible. A titre personnel, je ne crois nullement au chaos, dernière ligne de défense des européistes, ceux là même qui promettaient prospérité et croissance grace à l'euro. Ce que l'on constate, c'est que plus on persiste dans ce système et moins ça va, et chaque pays est conduit dans le fossé, les plus faibles en premier mais le tour de chacun viendra. Espérons que bien qu'ils ne l'annoncent pas pour ne pas déclencher de panique, nos "responsables" travaillent activement sur un plan B avec une sortie préparée et ordonnée de l'euro de façon à amortir au mieux le choc. Tous les pays du monde ont leur propre monnaie, pouvant agir sur les taux de change et d'intérêt via leurs banques centrales. Sauf dans la zone euro où on applique la même politiques à des pays différents et aux besoins très différents également. On voit le résultat. Quand je vois le résultat d'avoir cédé notre souveraineté monétaire, je me demande comment on peut soutenir le fédéralisme qui finirait d'achever la démocratie.
a écrit le 08/08/2012 à 14:26 :
A moins que ce ne soit l'inverse : souhaitable et non gérable... Bref, l'Europe ne maitrise pas son destin.
a écrit le 08/08/2012 à 12:44 :
Il est grand temps d' arrêter cette funeste expérience de l'Euro monnaie unique (à parités fixés ad vitam) qui démontre depuis 10 ans sa nocivité pour les pays plus faibles économiquement de la zone, France comprise, de déconstruire cette monnaie (tout à fait faisable même si quelques rentiers y perdront quelques plumes) pour la remplacer par une monnaie commune (où les parités seraient revues chaque année en fonction des écarts observés de compétitivité entres les pays du club) !
C'est ce que propose NDA président de Debout la République depuis plusieurs années maintenant !
Il est temps de virer tous ces Nuls qui dirigent l'Europe depuis trop d'années et qui la conduisent dans le MUR !
Réponse de le 08/08/2012 à 13:04 :
C'est du bon sens, qui malheureusement se heurte au dogmatisme politique dominant.
J'ajouterais que par la même occasion, en finir avec les lunes européennes fédéralistes pour se tourner vers une Europe des Nations me paraît être la meilleure solution.
Exit Bruxelles, la Commission, Barroso, Van Rompuy etc...
Le pouvoir aux Nations souveraines sur fond de coopérations entre Etats sur autant de domaines que nécessaires.
Réponse de le 08/08/2012 à 14:00 :
On peut raisonnablement être contre l'euro; de plus en plus d'économistes y sont favorables. Cependant, je ne crois pas que cela résoudra tous les problèmes, car nos hommes politiques et le genre humain en majorité sont lâches, opportunistes et mercantile; cela conduira à faire comme aux USA, faire de la planche à billet, de l'inflation et des dettes. Tout déficit de fonctionnement des servicse publics (santé, retraite, chômage, SNCF, Poste etc...) devrait être interdit et l'emprunt réservé à l'investissement. Ceci est une proposition ni de droite réac, ni de gauche laxiste. après la remise à niveau de l'imposition (après 20 ans de cadeaux fiscaux), nous attendons les économies.....
a écrit le 08/08/2012 à 10:30 :
Le féderalisme de l'Europe, forcé par l'euro, devait engendrer la paix mais ne sème que conflit et désolation. Il est temps d'arrêter sa construction, les fondations s'écroulent!
a écrit le 08/08/2012 à 10:04 :
Une sortie de la Grèce serait intéressant au niveau expérimental car elle permettrait de voir en temps réel les conséquences pour la Grèce au lieu de supputer à longueur de temps sur les "possibles" conséquences d'une sortie de l'euro; cela pourrait donner des enseignements pour les autres pays du sud (Faut il ou non quiiter l'euro?). Les "sciences" économiques pourraient se rapprocher des sciences dures (les vraies) bien que le modèle grec n'est pas le modèle espagnol, italien ou françai. Enfin, on pourrait sortir de ce dilemme: l'euro ,oui ou non ?!
Réponse de le 08/08/2012 à 14:28 :
c'est toujours plus rassurant d'expérimenter sur les autres... mais c'est sur que la Grèce ne semble pas avoir beaucoup d'espoir dans la situation actuelle...
Réponse de le 10/08/2012 à 19:22 :
On peut passer beaucoup de temps à cogiter sur les différentes perspectives qui s'offrent à la zone euro, mais il arrive un moment où il faut prendre une décision et expérimenter concrètement. Donc ça pourrait bien tomber sur la Grèce. Pourquoi pas. C'est comme en parachutisme: un moment, il faut sauter. De toute façon l'avion est en feu.
a écrit le 08/08/2012 à 8:16 :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=YNm6rp3orhg
Pour les Fondus de Bruxelles de l'UE de la BCE du FMI de la Troïka
la situation actuelle par Olivier Delamarche Bfm Business...
Attachez vos ceintures l'impact va être violent...!!!
qu'en Déplaise a des internautes comme Montastruc Européiste extrémistes la zone Euro l'Espagne la grèce l'Italie la France...THE END.............
a écrit le 08/08/2012 à 1:34 :
Le pipo de l'Europe et de sa crise. Les banques veulent tout !
a écrit le 07/08/2012 à 23:18 :
Il y a une solution et une seule . La constitution de l'UE en Fédération des Etats Unis d'Europe . Personne n'en veut , je sais .C'est un très mauvais argument : ce n'est pas l'avis des peuples . Qu'on fasse un Référendum ,
le même jour , dans les mêmes termes , sous la surveillance de l'ONU . Evidemment il y aura des vagues . Et alors ? Ce sera l'évènement du siècle , et la création de l'Etat le plus puissant et le plus riche de la planète !
pourquoi tourner autour du pot ?
Réponse de le 08/08/2012 à 0:00 :
C'est assez marrant, mais plus l'Europe s'intègre, et moins ça marche. Mais je peux concevoir que la propagande organisée par les internationalistes de l'UMPS soit tentante. Au demeurant, et au risque de vous déplaire, AUCUN Etat supranational n'a fonctionné en Europe depuis la chute de l'Empire Romain et Dieu sait que les tentatives d?unification dudit continent ont été nombreuses. Sur ce, bonne soirée tout de même, et faites de jolis rêves (et ce d'autant plus que l'Europe n'est riche que de dettes et de rien d'autre....)
Réponse de le 08/08/2012 à 9:18 :
Le nationalisme n'a jamais fonctionné, c'est une idée dépassée, pareil que le régionalisme, qui est une sorte de nationalisme. Le nationalisme, c'est faire un pays ennemi du monde entier.
Réponse de le 08/08/2012 à 9:53 :
Aux fédéralistes de tous poils : on ne peut pas faire une fédération avec autant de différences économiques et linguistiques ... Si on fait cela alors l'EU sera plongée dans une énorme récession car les plus forts devront maintenir sous perfusion les autres. Tous vont tomber et les conditions de guerre comme l'arrivée au pouvoir des extrêmes seront réunies ... Si c'est cela que vous voulez alors préparez-vous au pire avec un tel projet (y compris aux poursuites envers les traitres à la Nation que les extrêmes ne manqueront pas de faire).
Réponse de le 08/08/2012 à 11:26 :
Si l'Euro etait une idee si geniale et formidable comme ils le pensent a Bruxelles, pourquoi aucune autre zone economique mondiale n'a repris cette idee fantastique ? Pourquoi pas une monnaie unique Bresil-Chili-Argentine ou Japon-Coree-Malaisie ? Parce que l'Euro n'est pas viable, c'est une chimere et un fantasme de technocrates europeens !!!
a écrit le 07/08/2012 à 20:13 :
cette sortie n'a aucun sens; quelle crédibilité faut-il accorder à cette caste " hors sol". Pour preuve les n;ièmes plans de toute nature mis en oeuvre mort-né. Le seul constat: Juncker, premier ministre d'un pays paradis fiscal bien connu (évasion fiscal, etc) à l'instar de ses acolytes, laisse le chien crevé au fil de l'eau, point barre.
La situation actuelle est ingérable pour de multiples raisons dont l'incurie manifestée par les dirigeants politiques d'avant-hier, dhier et d'aujourd'hui.
La déflagration est inscrite dans les faits, la messe est dite.
Réponse de le 07/08/2012 à 22:39 :
Je ne sais plus quoi penser de nos dirigeants, qui, de toute évidence, semblent ne plus savoir quoi faire face à un problème pour le moins insoluble. Je vis au jour le jour en me préparant au pire au cas où.....
Réponse de le 08/08/2012 à 8:20 :
Ils n'ont jamais rien su faire nos braves dirigeants : leur "logiciel" ne leur permet pas de comprendre les raisons profondes et complexes de la crise (ni nous d'ailleurs), ils ont voulu jouer "solo" pour des raisons de politiques intérieures respectives : bref ils perdent du temps en voulant en gagner...
Réponse de le 08/08/2012 à 10:21 :
Junker a essayé de resister et en a envoyé quelques vertes à Mr Schauble par exemple (ils parlent la même langue c'est plus facile). Mais avec cette déclaration il vient de capituler

Préparez vous ... ça va secouer sur les marchés ! maintenant que même les politiques leur donne leur blanc seing. Les grecs vont recommencer à envoyer leurs euros en Suisse ou en allemagne. Les espagnols vont commencer à faire la meme chose. Et le jeu de domino va continuer et certains gros hedge funds vont remporter la mise à la rentrée.

Leur pari aura été gagné par le manque. et nos hommes politiques auront montré qu'ils ne sont que des marionnettes. Incapables de gérer une "crise" provenant d'un pays qui represente 2% du PIB europeen.....quel challenge !




a écrit le 07/08/2012 à 19:49 :
pour l'allemagne ,c'est un peuple qu'on pourrait éventuellement pas aimer ,bravo ,chapeau .c'est parfait ,il y a pas besoin d'en dire plus .
a écrit le 07/08/2012 à 19:28 :
"gérable" mais "non souhaitable" : Eh oui, car ça montrerait que si c'est possible pour la Grèce, ce ne serait pas insurmontable pour la France et bien d'autre. En bref, ça casserait leur petit jouet qui nous a mis dans la m---de.
a écrit le 07/08/2012 à 19:20 :
TOUT VA S ECROULER SOUS PEU JE PENSE .MAIS EN MONTAGNE J AI APPRIS A TOUT ME PRODUIRE LEGUMES + POULES LAPINS CANARDS QUE JE CUISINE AU FEU DE BOIS D AILLEURS ON SE CHAUFFE AU BOIS .ENFIN TOUT GRATUIT OU PRESQUE . J OUBLIAIS + UN BON GROUPE ELECTROGENE .CEUX QUI LE POURRONS PREPAREZ VOUS Y !!!!!
Réponse de le 08/08/2012 à 10:31 :
C'est bien Marcel, vous êtes un sage; et même si vous perdez votre abonnement internet, vous éviterez d'entendre tout ces commentaires anxiogènes.
a écrit le 07/08/2012 à 19:06 :
Bravo M. Junker, vous êtes un humaniste.

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