Les parlementaires détricotent le budget Monti

 |   |  299  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Les amendements à la « loi de stabilité » du gouvernement italien se multiplient et mettent en danger la logique de la loi initiale. Parallèlement, le patronat grogne de plus en plus contre la pression fiscale.

La rigueur du budget Monti est mise à mal par les parlementaires italiens. Jeudi, les députés ont ôté du projet de « loi de stabilité » du gouvernement plusieurs de ses mesures phare : réduction des dépenses du système de santé pour 600 millions d?euros, hausse des taxes sur les appels judiciaires, rétroactivité de la coup dans les déductions fiscales et baisse des coûts dans les collectivités locales. Auparavant, les chambres avaient bloqué l?allongement des horaires de travail des enseignants. En tout, ce sont près de 3 milliards d?euros qui sont rajoutées dans le budget 2013? Pas vraiment ce que Mario Monti voulait faire initialement.

Campagne électorale

La messe n?est certes pas dite. D?ici au 8 novembre, les Commissions doivent examiner ces amendements et les accepter ou les refuser. Aura lieu ensuite le vote des chambres. D?ici là, le gouvernement aura l?occasion de contre-attaquer. Mais la situation politique de Mario Monti est délicate. Officiellement non candidat à sa reconduite à la tête des affaires, le président du conseil transalpin doit faire face au début de la campagne électorale en vue des législatives d?avril prochain. Chaque parti membre de la coalition aura à c?ur de ne pas passer pour le « parti de l?austérité. »

Des impôts « confiscatoires »

Parallèlement, le patronat italien continue à s?élever contre la pression fiscale. Ce vendredi, c?est le président des Jeunes Entrepreneurs de la Cofindustria, le Medef italien, Jacopo Morelli qui dénonce une « pression fiscale qui a tant augmenté qu?elle est devenue une confiscation. » Selon lui, la charge fiscale sur les entreprises atteindra « 68 %. » Et de prévenir : « le temps de la patience est terminé ! » La voie devient de plus en plus étroite pour Mario Monti.

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :