Austérité à l'italienne : le nouveau plan Monti en cinq points

Le président du conseil italien a présenté ce matin une "loi de stabilité" qui prévoit une baisse de l'impôt sur le revenu, une hausse de la TVA et une baisse considérable des dépenses publiques, notamment dans la santé. Tour d'horizon des 5 mesures phare de ce projet.

2 mn

Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)

« L'austérité n'est pas un cercle vicieux. » C'est ce qu'a affirmé mercredi matin Mario Monti à l'issue d'un conseil des ministres de huit heures qui a permis de mettre au point une nouvelle « loi de stabilité » qui devrait permettre d'économiser encore 10 milliards d'euros en 2013, mais aussi, affirme Mario Monti, d'entamer la relance de l'économie après une année 2012 qui devrait être marquée par un recul de 2,4 % du PIB italien. Voici les principales mesures annoncées :


1/ Baisse de l'impôt sur le revenu

C'est la « bonne surprise » de cette loi. Pour montrer que sa politique n'est pas que celle de la rigueur budgétaire et qu'il se soucie aussi de relance, Mario Monti a annoncé un recul du taux d'imposition jusqu'à 15.000 euros de revenus annuels de 23 à 22 %. Jusqu'à 28.000 euros de revenus annuels, le taux passera de 27 % à 26 %. En revanche, les invalides de guerre verront leurs revenus imposés au-delà de 15.000 euros. Ces mesures coûteront 5 milliards d'euros au budget italien. Les niches fiscales sont par ailleurs sévèrement rabotées.

2/ Hausse de la TVA

Mario Monti n'a pas osé supprimer la hausse prévue de la TVA pour ne pas envoyer de message négatif aux marchés. En revanche, la hausse ne sera pas de deux points, mais d'un seul point à partir de juillet 2013. Le taux réduit s'élèvera donc à 11 % et le taux plein à 22 %.

3/ La taxe sur les transactions financières

Conformément à ses engagements européens, Rome introduira en 2013 cette taxe dont seront exclues les transactions sur les titres souverains. La loi sur ce point sera ajustée en fonction des décisions européennes.

4/ Les dépenses publiques

Rome compte sur des mesures de rationalisations de ses dépenses pour réduire encore ces dernières de façon considérables. La première phase de cette « revue des dépenses publiques », notamment dans la santé et dans les dépenses régionales, devrait permettre de dégager 4,4 milliards d'économie dès cette année, de 10,3 milliards d'euros l'an prochain et de 11,2 milliards d'euros en 2014.

5/ Investissements publics

Rome veut injecter l'an prochain 1,6 milliard d'euros dans les transports locaux qui ont été très touchés par les mesures d'austérité. Le budget des universités pourra aussi progresser de 3 % l'an prochain.
 

2 mn

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 11
à écrit le 10/10/2012 à 21:06
Signaler
et des avantages catégoriels (retraités, fonctionnaires), une priorité. Mais comme les vieux préfèrent crever que de prendre de la CSG, que les fonctionnaires alliés objectifs de ces vieux préfèrent crever d'abord les générations à venir ... No futur...

à écrit le 10/10/2012 à 14:32
Signaler
Il fait baissetr l'impôt sur le revenu, il hausse un peu la TVA et taille dans les dépenses de santé. Voilà un exemple à suivre pour Hollande qui ne pense qu'à augmenter tous les impôts et taxes, sauf la TVA et à ne tailler dans rien des dépenses pub...

à écrit le 10/10/2012 à 14:04
Signaler
Que M.Monti vienne vite remplacer notre président. Il a les bonnes formules , le nôtre applique les mauvaises - Sa dernièrz lubbie < Il va mettre la redevance TV sur les résidences secondaires mais les dépenses publiques : rien.

à écrit le 10/10/2012 à 13:16
Signaler
Si Monti voulait bien consacrer un peu de son temps à la France, ça permettrait de se passer de la bande de branquignols qui nous assassine. Quant à dire que les réductions de dépenses sont "considérables", il ne faut pas exagérer : 11 pauvres petits...

le 10/10/2012 à 21:00
Signaler
C'est sur le site du ministère du budget, pas un euro. Les socialistes comptent sur l'inflation pour réduire la dette ...

à écrit le 10/10/2012 à 12:37
Signaler
attendons les résultas qui ne tarderons à venir.C'est une autre voie plus au moins explorée deja dans le passé dans pas mal de Pays.Malgré tout Monti montre du courage.

à écrit le 10/10/2012 à 10:57
Signaler
Voilà les vieilles recettes libérales de retour : baisse des impôts : qui peut encore croire que cela favorise la croissance; réduction des dépenses de santé : quelle société dite moderne peut économiser de l'argent sur ce secteur ? Investir dans l'i...

le 10/10/2012 à 12:19
Signaler
Économiser ne veut pas dire obligatoirement diminuer le service rendu comme le pensent tant de gens. Economiser s'est s'organiser différemment, devenir plus efficace en comprenant mieux le fonctionnement de son organisation et en l'adaptant grace aux...

le 10/10/2012 à 15:28
Signaler
@ Progrès : "qui peut encore croire qu'une baisse d'impot peut favoriser la croissance ?" toute personne ayant un tantinet de jugeote et nno aveuglé par les dogmes keynésiens et socialistes. C'est pourtant tellement évident : enlever de l'argent à de...

le 10/10/2012 à 17:08
Signaler
Pas besoin d'être socialiste ni keynésien pour savoir que les baisse d'impôts des classes aisées a conduit non pas à la consommation mais à l'investissement dans l'immobilier pour profiter des baisses d'impôts liées au dispositif Scellier. Je croyais...

le 10/10/2012 à 20:12
Signaler
"enlever de l'argent à des gens improductifs (l'état) " Votre erreur est là. Aussi mauvais soient les fonctionnaires, vous les payez pour des services que la recherche de profit ne peut pas remplacer. Voulez vous remplacer les hopitaux par des charla...

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.