Austérité à l'italienne : le nouveau plan Monti en cinq points

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Le président du conseil italien a présenté ce matin une "loi de stabilité" qui prévoit une baisse de l'impôt sur le revenu, une hausse de la TVA et une baisse considérable des dépenses publiques, notamment dans la santé. Tour d'horizon des 5 mesures phare de ce projet.

« L'austérité n'est pas un cercle vicieux. » C'est ce qu'a affirmé mercredi matin Mario Monti à l'issue d'un conseil des ministres de huit heures qui a permis de mettre au point une nouvelle « loi de stabilité » qui devrait permettre d'économiser encore 10 milliards d'euros en 2013, mais aussi, affirme Mario Monti, d'entamer la relance de l'économie après une année 2012 qui devrait être marquée par un recul de 2,4 % du PIB italien. Voici les principales mesures annoncées :


1/ Baisse de l'impôt sur le revenu

C'est la « bonne surprise » de cette loi. Pour montrer que sa politique n'est pas que celle de la rigueur budgétaire et qu'il se soucie aussi de relance, Mario Monti a annoncé un recul du taux d'imposition jusqu'à 15.000 euros de revenus annuels de 23 à 22 %. Jusqu'à 28.000 euros de revenus annuels, le taux passera de 27 % à 26 %. En revanche, les invalides de guerre verront leurs revenus imposés au-delà de 15.000 euros. Ces mesures coûteront 5 milliards d'euros au budget italien. Les niches fiscales sont par ailleurs sévèrement rabotées.

2/ Hausse de la TVA

Mario Monti n'a pas osé supprimer la hausse prévue de la TVA pour ne pas envoyer de message négatif aux marchés. En revanche, la hausse ne sera pas de deux points, mais d'un seul point à partir de juillet 2013. Le taux réduit s'élèvera donc à 11 % et le taux plein à 22 %.

3/ La taxe sur les transactions financières

Conformément à ses engagements européens, Rome introduira en 2013 cette taxe dont seront exclues les transactions sur les titres souverains. La loi sur ce point sera ajustée en fonction des décisions européennes.

4/ Les dépenses publiques

Rome compte sur des mesures de rationalisations de ses dépenses pour réduire encore ces dernières de façon considérables. La première phase de cette « revue des dépenses publiques », notamment dans la santé et dans les dépenses régionales, devrait permettre de dégager 4,4 milliards d'économie dès cette année, de 10,3 milliards d'euros l'an prochain et de 11,2 milliards d'euros en 2014.

5/ Investissements publics

Rome veut injecter l'an prochain 1,6 milliard d'euros dans les transports locaux qui ont été très touchés par les mesures d'austérité. Le budget des universités pourra aussi progresser de 3 % l'an prochain.
 

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Commentaires
a écrit le 10/10/2012 à 21:06 :
et des avantages catégoriels (retraités, fonctionnaires), une priorité. Mais comme les vieux préfèrent crever que de prendre de la CSG, que les fonctionnaires alliés objectifs de ces vieux préfèrent crever d'abord les générations à venir ... No futur ! Les strates, la gabegie, on va peut être trouver un terrain d'entente, et encore, il y'aura toujours un con comme melenchon ou l'anarcho-punk Thiubault pour nous dire que c'est de "l?austérité". Les dernières décisions de Monti de limiter les salaires à 6000 euros : excellent. Je révérai que ça s'applique à Bercy ou autre Guaino, Cahuzac, etc
a écrit le 10/10/2012 à 14:32 :
Il fait baissetr l'impôt sur le revenu, il hausse un peu la TVA et taille dans les dépenses de santé. Voilà un exemple à suivre pour Hollande qui ne pense qu'à augmenter tous les impôts et taxes, sauf la TVA et à ne tailler dans rien des dépenses publiques, notamment sociales, au contraire. Conclusion: l'Italie sortira plus vite que nous de la crise et sur le chemin de la croissance.
a écrit le 10/10/2012 à 14:04 :
Que M.Monti vienne vite remplacer notre président. Il a les bonnes formules , le nôtre applique les mauvaises - Sa dernièrz lubbie < Il va mettre la redevance TV sur les résidences secondaires mais les dépenses publiques : rien.
a écrit le 10/10/2012 à 13:16 :
Si Monti voulait bien consacrer un peu de son temps à la France, ça permettrait de se passer de la bande de branquignols qui nous assassine. Quant à dire que les réductions de dépenses sont "considérables", il ne faut pas exagérer : 11 pauvres petits milliards, c'est une économie symbolique à la limite du ridicule.
Réponse de le 10/10/2012 à 21:00 :
C'est sur le site du ministère du budget, pas un euro. Les socialistes comptent sur l'inflation pour réduire la dette ...
a écrit le 10/10/2012 à 12:37 :
attendons les résultas qui ne tarderons à venir.C'est une autre voie plus au moins explorée deja
dans le passé dans pas mal de Pays.Malgré tout Monti montre du courage.
a écrit le 10/10/2012 à 10:57 :
Voilà les vieilles recettes libérales de retour : baisse des impôts : qui peut encore croire que cela favorise la croissance; réduction des dépenses de santé : quelle société dite moderne peut économiser de l'argent sur ce secteur ? Investir dans l'immobilier pour les plus aisés, favoriser la consommation de biens inutiles vont à coup sur mmous conduire vers plus de progrès. Ces économistes tous formatés comme des robots dans les écoles de commerce sans esprit critique nous mènent dans un mur existentiel !
Réponse de le 10/10/2012 à 12:19 :
Économiser ne veut pas dire obligatoirement diminuer le service rendu comme le pensent tant de gens.
Economiser s'est s'organiser différemment, devenir plus efficace en comprenant mieux le fonctionnement de son organisation et en l'adaptant grace aux progrès technologiques..
Cela se fait partout continuellement avec de bons résultats , encore faut il ne pas raisonner en a priori en prétendant les combattre.
Réponse de le 10/10/2012 à 15:28 :
@ Progrès : "qui peut encore croire qu'une baisse d'impot peut favoriser la croissance ?" toute personne ayant un tantinet de jugeote et nno aveuglé par les dogmes keynésiens et socialistes. C'est pourtant tellement évident : enlever de l'argent à des gens improductifs (l'état) pour le laisser à des gens productifs (ceux qui l'ont gagné) : il est évident que c'est bon pour la croissance. si l'état était capable de créer de la croissance, pourquoi l'URSS s'est effondrée et pourquoi la croissance a disparu en France en 40 ans ?
Réponse de le 10/10/2012 à 17:08 :
Pas besoin d'être socialiste ni keynésien pour savoir que les baisse d'impôts des classes aisées a conduit non pas à la consommation mais à l'investissement dans l'immobilier pour profiter des baisses d'impôts liées au dispositif Scellier. Je croyais qu'un libéral était contre ces dispositifs d'aide faussant la valeur du marché.
Réponse de le 10/10/2012 à 20:12 :
"enlever de l'argent à des gens improductifs (l'état) " Votre erreur est là. Aussi mauvais soient les fonctionnaires, vous les payez pour des services que la recherche de profit ne peut pas remplacer. Voulez vous remplacer les hopitaux par des charlatants? les pompiers par des entreprise qui ne se déplacent que si c'est rentable? les policiers à remplacer par des milices privées?
Réformer ne veut pas dire supprimer.

Les baisses d'impots (c'est factuel et non théorique) ont essentiellement entrainé des baisses de recettes pour l'Etat, qui doit alors s'endetter pour se financer (auprès des marchés financier à taux non nul), Etant endetté l'Etat doit privatiser ce qui arrange concorde avec les théories libérales visant à privatiser les gains et socialiser les pertes.

De plus, Keynes c'était à l'époque de Roosvelt quand de grand projets d'envergure donnaient de l'importance au travail et non uniquement au capital. Les Etats s'endettaient pour investir et non pour équilibrer leur comptes.

Depuis 40 ans c'est les politiques libérales de Friedman qui sont en place. Et les résultats c'est tout pour l'actionnaire, rien pour les PMEs et une concurrence au niveau mondial des salariés dont la concurrence ultime par rapport aux travailleur Chinois serait le salaire zéro, c'est à dire l'esclavage (pour "relancer la compétitivité" il parait).
Et au final les revenus du travail partent dans les paradis fiscaux.

Donc, les faits semblent contredire votre jugeotte...


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