Monti veut faire le ménage dans les provinces italiennes

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Le président du conseil italien veut accélérer la réduction du nombre de provinces de la pénisule. 64 sur 110 sont sur la sellette.

Mario Monti veut redessiner la carte administrative de l?Italie. Selon le quotidien romain La Repubblica de mardi, le gouvernement devrait décider par décret à la fin du mois d?octobre de la réorganisation des provinces italiennes, l?équivalent transalpins des départements. L?Etat central entend imposer des règles minimales pour l?établissement d?une province : au moins 2.500 km² ou 350.000 habitants. Pour le moment, 64 des 110 provinces italiennes ne rempliraient pas les conditions nécessaires.

Vaste redéploiement

Le gouvernement italien a laissé aux collectivités locales jusqu?au 23 octobre pour faire valoir leurs arguments, mais il a annoncé qu?il agira ensuite « par décret » dès le 26 octobre. Le changement proposé est considérable. Dans certaines régions, comme celle de Frioul Vénétie Julienne, les attributions des provinces seront entièrement transférées à la région. Dans d?autres régions, comme les Pouilles ou l?Emilie Romagne, deux ou trois provinces fusionneront. En Lombardie et en Toscane, quatre provinces n?en feront plus qu?une. Trois régions n?auront plus qu?une seule province : l?Ombrie, la Molise et la Basilicate.

Résistances locales

Les provinces italiennes sont en charge de plusieurs dossiers importants : les transports, les déchets, les services de santé, le patrimoine? On leur a déjà demandé beaucoup de coupes budgétaires, notamment dans les transports. Ce mardi, les transports publics des grandes villes de la Péninsule étaient du reste en grève pour protester contre ces coupes. Mais le gouvernement Monti semble désormais décider à réduire le nombre de province malgré les résistances des administrations locales.

Corruption dans les provinces

La position de l?Etat central est cependant renforcée par les scandales qui ont secoué les administrations provinciales italiennes. A Trapani, par exemple, en Sicile, province menacée par la réforme, le président centriste, Girolamo Turano, s?est empressé de faire voter 800.000 euros de subventions à diverses organisations avant de démissionner pour se présenter aux élections régionales. Du reste, il règne en Italie, dans l'atmosphère de scandale qui frappe actuellement le parti de centre-droit du Latium, un air de « Mani Pulite », l?opération anti-corruption qui avait balayé le système politique issu de l?après-guerre en 1992-1994.

Tout ceci devrait plutôt renforcer la position d?un Mario Monti qui répète quotidiennement qu?il ne veut pas gouverner après les élections d?avril prochain, mais qui apparaît de plus en plus comme le seul à même de tenir le pays après le scrutin?
 

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Commentaires
a écrit le 04/02/2013 à 19:31 :
Elle est belle la propagande de Goldman Sachs, ils doivent faire parti des actionaires de la tribune.
Faut vraiment faire fort, la bourgeoisie néo libérale et mondialite a trouvé pire que Berlusconi avec leur Super Mario Monti made in Goldman Sachs
a écrit le 02/10/2012 à 20:43 :
En France, à l'heure où la demande de proximité est fulgurante, un énorme contresens est fait : chacun s'accorde à trouver les départements caducs, et à encenser les régions. Pourtant, à bien y regarder, ne seraient-ce pas les régions qui sont de trop ? La gabegie y est devenue la règle, l'autoritarisme des présidents de conseils régionaux va croissant, l'efficacité des services rendus s'étiole. Le département, lui, si décrié sans qu'on sache trop pour quoi hormis quelques arguments très simplistes, assume toujours son rôle sans sourciller. Et si c'était la région qu'il fallait supprimer ? Plus l'on y réfléchit, plus l'on se rend compte que oui.
a écrit le 02/10/2012 à 18:26 :
A l´epoque de Napoleon la decentrlisation sur base de departements et prefectures avait sa raison d´etre.
A l´heure de l´internet et des autoroutes , les administrations à base departementale n´ont plus de sens.
La France doit purment et simplement supprimer les departements.
Cela a deja commencé avec les enregistrements /Immatriculations de véhicules , tout peut être réorganisé de la même manière.
Il ya ici un potentiel d´economie fulgurants. Tôt ou tard il faudra y passer , autant y aller maintenant puisqu ´il faut faire de gros efforts !
a écrit le 02/10/2012 à 17:03 :
Il est clair que les mêmes mesures doivent être envisagées en France. Avant de surtaxer à tout va, une réforme profonde du cadre institutionnel est impérative.
a écrit le 02/10/2012 à 16:35 :
Y veux pas venir chez nous le monty? Moi je vote oui
a écrit le 02/10/2012 à 16:07 :
En France aussi une vaste simplification s'impose pour éliminer les multiples couches technocratiques inutiles qui nous ruine. (J'ai cru entendre Cahuzac parler de supprimer certaines sous-préfectures, se serait déjà ça).

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