Lyon-Turin : Hollande et Monti passent à la vitesse supérieure

Les deux chefs d'Etat vont saisir leurs parlements respectifs afin de faire ratifier rapidement le protocole d'intention signé en janvier 2012 par les deux pays concernant la réalisation du tunnel de base. Sur le financement de l'ouvrage, Paris et Rome espèrent que Bruxelles prendra à sa charge 40 % du budget.

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Copyright Reuters (Crédits : AFP)

Lors du sommet franco-italien qui s'est tenu ce lundi à Lyon, François Hollande, président de la République française et Mario Monti, président du conseil italien, ont réaffirmé leur détermination politique à construire la ligne à grande vitesse (voyageurs et marchandises) Lyon-Turin, mais aucun calendrier précis n'a été donné concernant le lancement du chantier proprement dit.

« Ce projet a été inscrit comme prioritaire en 2001 (dans le cadre d'un accord bipartite entre les deux nations). Nous passons à une étape supérieure », a assuré le président français. Il s'engage à faire « ratifier le plus vite possible par le Parlement » le protocole d'intention signé en janvier 2012 par les deux pays concernant la réalisation du tunnel dit de base.

De son côté, Mario Monti entend, lui aussi, présenter le dit protocole au parlement italien : « J'attends sa décision souveraine et je pense que nous n'aurons pas trop de difficulté à démontrer l'intérêt de cette liaison. Il faut dépasser les obstacles ».

Quant au financement du tunnel de 57 kilomètres, dont le coût s'élève à 8,5 milliards d'euros (valeur 2010), les deux pays comptent bien sur une participation de 40 % de l'Union Européenne sur le budget 2014/2020. Tout dépendra du volume des investissements que Bruxelles consacrera aux infrastructures. « Nous devrons être convaincants », a lancé le président Hollande.

En réponse à la Cour des comptes qui critiquait le manque de pilote, dans son référé du 1er aout, François Hollande a annoncé qu'un promoteur public allait être désigné en 2013. Comme prévu depuis le départ du projet, il prendra la relève de Lyon Turin Ferroviaire (LTF), filiale de RFF et de Rete Ferroviaire Italiano et qui était chargée uniquement des études et des travaux de reconnaissance.

 

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Commentaires 6
à écrit le 06/12/2012 à 18:08
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Resumons: Le tunnel de 57 km va coûter 8.5 mia EUR et la ligne férrovière de Lyon jusqu'au tunnel?? Oublié... à mon avis encore une fois la même chose, donc 17 Mia EUR. Pour comparer: Le tunnel du Gothard qui fait aussi 57 km et dont la construction ...

à écrit le 04/12/2012 à 0:25
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Je suis pas contre le Lyon-Turin, mais personnellement je viens de mettre 3h pour faire Lyon Grenoble, une des pires voies ferrées de France. L'investissement devrait peut-être commencer par là...

le 04/12/2012 à 7:28
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comme vous le dîtes la voie entre Lyon et Grenoble est une catastrophe... retard sur retard...

à écrit le 03/12/2012 à 21:01
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On fait dans l'Andropov et le soviétisme: 200 milliards pour un projet non rentable pour relier deux villes qui n'ont que le tiers en habitants des capitales. Encore un moyen pervers pour ruiner la population!

le 04/12/2012 à 0:30
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Votre commentaire n'a pas de sens. On parle actuellement d'un chantier total de 25 milliards d'? (ce qui est déjà énorme) et non 200 milliards. Par ailleurs, cela ne signifie pas simplement relier Lyon à Turin, mais relier le réseau TGV français au r...

à écrit le 03/12/2012 à 21:01
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On fait dans l'Andropov et le soviétisme: 200 milliards pour un projet non rentable pour relier deux villes qui n'ont que le tiers en habitants des capitales. Encore un moyen pervers pour ruiner la population!

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