Le directeur général du MES, Klaus Regling, se dit inquiet pour l'Italie

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Klaus Regling a mis en garde contre le risque de départ du président du conseil italien. Pour lui, "s'il y avait un changement politique, les succès [de Mario Monti] pourraient vite être effacés".

Le directeur général du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, s'est montré confiant quant à une issue prochaine de la crise en zone euro mais inquiet pour l'Italie, dans un entretien au magazine Focus.

Sauvetage de la zone euro : la moitié du travail a été fait

Dans le sauvetage de la zone euro, "la moitié du travail a été fait", a-t-il affirmé à l'hebdomadaire. "De bons progrès ont été atteints. Cela va prendre encore deux ou trois ans pour que tous les pays de la zone euro aient un déficit public inférieur à 3% de leur Produit intérieur brut (PIB), et pour qu'ils soient sur le bon chemin pour un budget équilibré", a-t-il estimé.

Italie : les succès de la politique de Mario Monti "pourraient vite être effacés"

M. Regling a toutefois mis en garde contre le risque de départ du président du conseil italien. "La politique de réforme de (...) Mario Monti a fait baisser les taux. Cela n'est jamais garanti dans le temps", a-t-il prévenu. "S'il y avait un changement politique, ces succès pourraient vite être effacés", a-t-il poursuivi. Désireux que l'Italie continue sur la voie des réformes, les partenaires européens de M. Monti, de droite comme de gauche, ont récemment encouragé à demi-mot le dirigeant italien à se lancer dans la course électorale l'an prochain, en le soutenant face à son sulfureux prédécesseur Silvio Berlusconi.

Le 8 décembre, le "Professeur", comme il est surnommé, avait annoncé son intention de démissionner une fois approuvé le budget, en réaction au lâchage de son gouvernement par M. Berlusconi. L'action gouvernementale de Mario Monti, perçu comme un gage de stabilité pour le pays, avait permis de faire baisser les taux d'emprunt italiens.

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a écrit le 21/12/2012 à 5:13 :
La disparité des compétitivités à l'intérieur de l'Union Monétaire est surtout due à des facteurs naturels et immuables (taille du marché intérieur, position géographique, topographie du pays, climat, ressources et richesse naturelles (matières premières), taille du pays, natalité (faire venir de la main d'oeuvre hautement qualifiée des pays voisins, comme tentent de le faire les allemands, coûte moins cher que d'élever des enfants et de les former soi même) etc, etc.)
S'il est vrai que la France et l'Allemagne pourraient arriver à une compétitivité comparable il n'en est pas de même pour d'autres pays de la zone Euro.
Des pays aussi peu industrialisés que le Portugal, la Grèce et autres ont donc peu de chance d'arriver à la même compétitivité que l'Allemagne (à moins de devenir des paradis fiscaux).
Leur demander d'augmenter leur compétitivité par le dumping social et par le dumping des salaires et illusoire. Des pays comme la Chine, l'Inde et autres pays asiatiques ne peuvent être égalés en ce qui concerne le dumping social.
Seule solution, les accords doivent être modifiés de façon à permettre aux pays ainsi désavantagés de développer et de protéger leur économie contre des économies plus fortes afin d'arriver au sein de l'Union Monétaire à une plus grande convergence des économies.
Il est aussi important d'arriver à un partage horizontal du travail pour éviter l'exil de jeunes souvent hautement qualifiés dans les pays périphériques (Portugal, Espagne, Grèce 50% de chômage des jeunes).
Il faut tenir compte de la réalité, l'Allemagne étant le pays économiquement le plus fort de la Zone Euro a pu profiter de l'endettement des autres pays pour développer son industrie aux dépens des autres économies de la Zone Euro.
L'exemple allemand restera espérons le une exception, il nous faut maintenant trouver un remède au mal et aux préjudices causés aux autres économies de l'Union Monétaire Européenne par des traités imposés par l'axe franco-allemand et qui se révèlent être avantageux surtout pour l'économie allemande!
a écrit le 17/12/2012 à 21:03 :
"avait permis de faire baisser les taux" ou "aurait permis de faire baisser les taux":
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sp%C3%A9culation_sur_les_dettes_souveraines_europ%C3%A9ennes#Mode_de_financement_:_par_les_obligations
En 2010 plus de 60% de la dette francaise a été achetée par les banques C e n t r a l e s
étrangères. Qu'en est il de l'Italie en 2012? Les taux sont-ils liés aux réserves de changes en Euro, où sont-ils l'objet de manipulation sur le modèle du Libor?
Aucune certitude à ce sujet..
a écrit le 17/12/2012 à 11:22 :
Voici un avertissement sans frais relayé par LT à tous ceux qui voudraient voter comme ils l'entendent et non comme il faut.
a écrit le 17/12/2012 à 7:43 :
En tant qu'allemand et fonctionnaire je me dis que pour le moment, grâce a nôtre excédent de la balance commerciale de 16 Milliards PAR MOIS en moyenne et ceci depuis 17 ans, nous profitons plus que quiconque de l'UE et de l'Union Monétaire, ceci aux dépens des pays moins favorisés que nous. Les quelques petits milliards que l'Allemagne doit verser à Bruxelles tous les ans ne sont rien par rapport à l'excèdent commercial que nous réalisons grâce à cette petite cotisation. Excèdent commercial énorme qui nous permet d'exporter nôtre chômage vers les pays de l'union monétaire économiquement plus faibles et qui, a cause des traités imposés à l'UE par l'axe franco-allemand, ne peuvent ni empêcher ni taxer l'avalanche de produits Made in Germany qui étouffe et empêche leur propres économies de se développer. Les bénéfices ainsi réalisés dans les pays sur-endettés, y compris l'armement pour la Grèce, étant souvent réinvestis par nos grandes entreprises hors de la Zone Euro, souvent dans les pays de l'ancien bloc soviétiques que nous sommes en train de coloniser d'ailleurs en rachetant tout ce qui est privatisé et qui peut nous donner le contrôle économique sur ces pays. Alors pas de souci et que la Grèce, l'Espagne, le Portugal et autres affichent un chômage des jeunes qui dépasse déjà les 50% n'intéresse ni M Weidmann, ni M Sarrazin, ni ma pomme, en fait cela nous arrange, nous récupérons ainsi l'élite de ces pays, puisque nous manquons de jeunes hautement qualifiés. Quand à M Klaus Regling, qui se dit inquiet pour l'Italie, croyez moi, c'est bien le moindre des soucis des Allemands. L'Italie est déstiné à faire partie du tirs monde à plus ou moins courte échéance.
Les accords UE ne garantissent pas une qualité de vie similaires dans les pays de l'Union Monétaire, et que les pays pauvres deviennent encore plus pauvres et les pays riches toujours plus riches le prouve.
Après tout l'Allemagne peut quitter l'UE si nous ne sommes pas contents, personne ne peux nous en empêcher.
Réponse de le 20/12/2012 à 20:25 :
Le petit A-Loch de service a parlé . Hugh !!!
a écrit le 16/12/2012 à 19:20 :
Moi, je suis inquiet pour le MES : ce machin va t'il réussir à aider les banques à se défaire de leurs dettes pourries, va t'il réussir à faire payer la facture par les contribuables, comme c'est son objectif ? Va t'il réussir à racheter toutes les dette grecques aux banques, à prix fort, avant de les annuler ?
a écrit le 16/12/2012 à 19:05 :
Succès pour qui? Le MES va -t-il envoyé un proconsul en Italie? Annuler les élections?
a écrit le 15/12/2012 à 19:42 :
Perso, moi je suis inquiet pour la France
a écrit le 15/12/2012 à 19:29 :
Cette europe là est morte à termes , et il est grand temps d'arreter de se laisser berner par ces politiques umps depuis des lustres , ils nous enfument avec des dettes astronomiques , et vivent comme des pachas , avec notre argent !!! ILS GASPILLENT SANS COMPTER ET NOUS PRENNENT POUR DES VAUX !!! Voilà la triste réalité !!!
a écrit le 15/12/2012 à 18:48 :
Des progrès ?
Donnez-nous la liste monsieur l'Eurocrate.
En fait de progrès : accroissement du chômage et de la pauvreté, récession, diminution des recettes fiscales, et...augmentation de la dette !
Ce type se moque de nous. Et je suis poli !
a écrit le 15/12/2012 à 18:44 :
Mécanisme Européen de Stabilité (MES) règle d'or.

Les décisions seront prises par le Conseil des gouverneurs composé exclusivement des ministres des finances de la zone euro. Aucun veto, ni aucune autorité des parlements nationaux n?est prévu sur ces ministres lorsqu?ils agissent au titre de gouverneurs. De plus, ils jouiront en cette qualité d?une immunité totale leur permettant d?échapper à toute poursuite judiciaire. Pourtant, ils disposeront alors librement des caisses de l?État qui devra accéder de façon « irrévocable et inconditionnelle » à leurs demandes. Il est aussi intéressant de noter que le budget de départ du MES pouvant être réclamé aux États-membres dans un délai de sept jours seulement n?est pas plafonné et peut donc augmenter de façon illimitée sur décision du Conseil des gouverneurs.
Aucun membre ou employé de cette structure ne sera élu par la population ni responsable devant elle. Plus fort encore, le MES peut attaquer en justice , mais pas être poursuivi, pas même par les gouvernements, les administrations ou les tribunaux. Le manque de transparence concerne aussi les documents « inviolables », qui ne seront rendus publics que si le Conseil des gouverneurs le souhaite ?

a écrit le 15/12/2012 à 18:34 :
Ce sont les Allemands qui ont imposé l'Euro fort (Euro = Deutsch Mark) et, ce faisant c'est l Euro qui détruit les industries des pays d'Europe du Sud et même celle de la France. Quand on ne peut plus dévaluer et qu'on a une monnaie trop forte, on coule !
L'Allemagne a un excédent Commercial de 210 milliards d'euros, ayant profité essentiellement à son économie (60 % de ses exportations en Europe),la France depuis qu elle a adopté l Euro a un déficit de son Commerce Extérieur de 75 milliards d'euros.
La construction de l Europe a été dénaturée par des Instances, non élues par les peuples européens, telle que la Commission Européenne (prenant des décisions à l'encontre des économies des pays européens au nom de l ultra-libéralisme, laissons faire le marché !) à laquelle s'ajoute la Crise américaine des Subprimes et là, il y a beaucoup encore à dire, concernant nos banques françaises remplies d'actifs pourris !

Tout cela révèle l impasse dans laquelle se trouve la zone Euro, qui ne nous protège pas, car elle organise une concurrence déloyale à l'intérieur et à l'exterieur de l'Europe.

Pour comprendre le rôle de la monnaie, allez voir cette excellente conférence en ligne !
http://www.u-p-r.fr/sortie-de-leuro/faut-il-avoir-peur-de-sortir-de-leuro
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/pourquoi-leurope-est-elle-comme-elle-est

Réponse de le 15/12/2012 à 21:09 :
Cette vidéo est REMARQUABLE ! L'analyse du cas Suédois nous en dit long sur les pratiques européistes.
Réponse de le 16/12/2012 à 7:25 :
Oui, sauf que tout cela n'a aucun rapport avec le libéralisme mais tout avec l'étatisme et le social clientèlisme.
a écrit le 15/12/2012 à 18:32 :
La crise de l Euro va continuer parce qu?une monnaie unique est incapable de survivre sur la base d?économies divergentes. En ne remettant pas en cause l Euro cher et non dévaluable, en continuant à faire dépendre les budgets des Etats des taux dintérêts privés, en ne rétablissant pas de frontières économiques pour faire face à la concurrence déloyale, la politique de François Hollande est une équation sans solution.

Pendant que le Président se croit soulagé, l?hémorragie des entreprises et de l?emploi s?aggrave tous les jours. Les hausses d?impôts sont donc sa seule solution avec les coupes dans les dépenses : le remède va tuer le malade.
a écrit le 15/12/2012 à 17:47 :
hormis la baisse des taux que'on peut imputer à Monti, pour son pragmatisme, le reste chômage, dette sous sa gestion ont explosé. Donc les louanges sont à relativiser. N'oublions quelle fût son activité auparavant d'où son étranglement de la population italienne en ce moment. Serait-ce pire ou mieux avec Berlusconi?
Réponse de le 15/12/2012 à 18:20 :
Effectivement Monti étrangle la population italienne...taxes. ..impôt etc.....Berlusconi peut relancer la croissance. ...pire ou mieux. ....
a écrit le 15/12/2012 à 17:40 :
Tu parles de succès ! Savez-vous pourquoi Berlusconi a jeté l'éponge avant même la bataille ? Parce que l'Italie a atteint jeudi dernier le triste club des pays dont la dette est de 2000 milliards d'euros ! Alors votre Monti, c'est surtout une marionnette placée là par les banques.

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