Pourquoi l'Europe va perdre la guerre des changes

Alors que le Japon fait tout pour déprécier le yen, la BCE tient ferme dans sa politique «de stabilité». Une politique lourde de menace pour l'Europe, mais voulue par Berlin.

6 mn

Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)

La «guerre des change» a donc débuté. La contre-offensive japonaise qui se déploie depuis l?arrivée au pouvoir des conservateurs de Shinzo Abe a atteint une nouvelle vigueur ce vendredi avec l?annonce d?un plan de relance de l?économie d?un montant considérable: de 90 à 172 milliards d?euros, selon les modes de calcul. Ce montant, comme les mesures prises pour renforcer la politique expansionniste de la Banque du Japon (BoJ), prouvent la détermination du nouvel exécutif nippon à combattre la déflation et la récession. Une telle détermination a commencé à peser sur le cours du yen. Tokyo fait ce pari simple: pour relancer l?économie, il faut accélérer les exportations et donc bénéficier d?une baisse du yen. Finalement, c?est aussi la stratégie de Washington depuis des années.

La BCE inactive

Face à cette détermination japonaise à combattre la crise par le yen et la relance, l?attitude de la zone euro, c'est un euphémisme,détonne. Peu avant les annonces de Shinzo Abe, Mario Draghi avait prévenu qu?il ne fallait pas compter sur une nouvelle baisse des taux, ni sur une volonté de faire baisser le cours de l?euro. Alors que Tokyo affichait sa détermination à relancer l?économie, le patron de la BCE en demeurait à sa doxa monétariste: le retour de la confiance sur les marchés financiers va relancer la croissance. Il n?y aurait donc qu?à attendre. Or, rien n?est moins sûr.

Les fondements de la politique de la BCE

La BCE continue donc d?ignorer les ravages des récessions qui touchent actuellement les pays du sud de l?Europe. Elle feint de considérer que les ralentissements en France et en Allemagne sont des problèmes «techniques», liés au bon fonctionnement des tuyaux de financement des entreprises. Elle tient encore à l?idée qu?une dévaluation interne des pays de la zone euro par le coût du travail relancera plus aisément les exportations de la région qu?une baisse de l?euro qui pourrait conduire à l?inflation.

Il y a dans la politique de la BCE ce fond irréductible d?ordolibéralisme que même le fameux programme OMT (Outright Monetary Transactions, qui consiste à pouvoir racheter sans limites des obligations d?Etat de la zone euro) ne saurait faire oublier puisqu?il est à la fois «stérilisé» (donc en théorie non expansionniste) et soumis à l?acceptation des «programmes d?ajustement» explicitement prévus par le Mécanisme européen de Stabilité (MES) pour bénéficier de ses aides. La BCE est bien l?héritière de la Bundesbank. Aussi sert-elle principalement les intérêts allemands.

Défaite annoncée

Car dans un contexte de guerre des changes, l?inaction de la BCE porte en elle la menace d?une hausse de l?euro. Le programme OMT semble garantir la zone euro de l?explosion. Il permet d?acheter des obligations souveraines à des taux attractifs (Espagne, Italie notamment) avec un minimum de risques. Par ailleurs, les taux de base de la BCE demeurent nettement plus attractifs que ceux des Etats-Unis ou du Japon. Craignant de voir se déverser des flots de yens ou de dollars, les investisseurs retrouvent donc le goût des produits en euro. Le succès des adjudications espagnoles et italiennes l?a prouvé. Tout est donc fait pour que l?euro soit plus recherché, alors même que yen et dollar se livreront à un combat ardent. Du coup, l?euro s?appréciera.

Cataclysme

Cette appréciation de l?euro n?est rien moins qu?un cataclysme pour les économies européennes les plus fragiles. Elle risque simplement de réduire en cendres les efforts consentis par ces pays pour améliorer leur compétitivité et qui ne portent actuellement que quelques fruits insuffisants sur les exportations. Alors, un nouveau cycle de tours de vis pour compenser la hausse de l?euro deviendra nécessaire. Si l?euro monte, il faudra encore réduire les salaires espagnols, grecs et portugais puisque la BCE refuse d?agir sur le taux de change par sa doctrine sur l?inflation. La récession repartira de plus belle et certains pays fragiles, comme la France, pourrait bien être alors emportés. Au moment où ?peut-être? le Japon et les Etats-Unis redémarrerons dans le sillage de la Chine. L?Europe aura perdu la guerre des changes. Mais du moins, l?inflation ne sera pas supérieure à 2%.

L?Allemagne gagnante ?

Evidemment, l?Allemagne pense s?en sortir bien mieux. Selon la vieille doctrine de la Bundesbank, la hausse de la monnaie n?est pas ?si elle reste dans une proportion raisonnable? nuisible à l?économie allemande puisqu?une grande partie de ses exportations ne sont pas substituables. Quels que soient leurs produits, les produits allemands se vendent! Si Berlin mise sur un rebond de la croissance chinoise, la demande de biens d?équipement allemands repartira et avec un euro fort, l?argent coulera à flot entre le Rhin et l?Oder. Et tant pis si le reste de l?Europe est en flammes.

Les limites de la BCE

Les commentateurs qui ont salué avec ravissement l?OMT comme le nec plus ultra de la relance par la BCE n?ont pas saisi qu?il s?agissait du point maximal jusqu?où l?institution de Francfort pouvait aller. Les critiques de la Bundesbank auront été bien utiles pour prouver la «flexibilité» de la BCE. Mais en réalité, elle reste encore fortement influencée par cette sacro-sainte «culture de la stabilité» et l?arrivée du très orthodoxe luxembourgeois Yves Mersch au sein de son directoire va encore contribuer à durcir sa position. Bref, tout est fait pour que la BCE soit largement vaincue dans la guerre des changes mondiale.

L?erreur des gouvernements

Certes, la BCE n?est pas la seule à blâmer. Les gouvernements européens ont aussi leur part de responsabilité. Eux qui refusent toute alternative à l?austérité et à la dévaluation par les coûts du travail. Eux qui ont laissé à la BCE la gestion de la crise après une gestion calamiteuse entre 2010 et 2012. Eux qui continuent à réfléchir selon leurs seuls intérêts nationaux. L?Allemagne est terrifiée par toute inflation, non pas tant par crainte d?une réédition de 1922-1923 que par peur de voir sa situation compétitive se dégrader vis-à-vis de ses voisins (ce qu?elle ne craint pas en cas de hausse de l?euro) et elle est prête pour l?éviter à sacrifier les autres économies européennes. Il est inenvisageable aujourd?hui de voir Berlin se convertir à la politique de Tokyo aujourd?hui. Alors même que les finances publiques allemandes le permettraient et que celles du Japon ne le permettent guère...
 

6 mn

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 79
à écrit le 17/01/2013 à 23:08
Signaler
Que savez-vous des valeurs de Washington et du consensus. Il disait conservation des hommes et liberté du travail. Nous n'avons rien de tout ça! Il est l'heure pour un monde meilleur!

à écrit le 15/01/2013 à 9:33
Signaler
Pour éviter la guerre des changes et ainsi ne pas la perdre il faut tolérer le protectionnisme, surtout pour les pays en crise. Avec un chômage des jeunes qui tourne au tour des 50% et plus, il serait tout à fait légitime de recourir au protectionnis...

à écrit le 14/01/2013 à 20:24
Signaler
Les socialistes jettent l'anathème sur l'euro et Moody, c'est leur propre bétise qu'ils doivent pointer du doigt. C'est bien la France qui vend pour 200 milliards d'obligations aux américains plus la moitié de la bourse. La théorie dit euro fort écon...

à écrit le 14/01/2013 à 20:07
Signaler
le 10me commandement------- Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. Les déséquilibres des balances ...

à écrit le 14/01/2013 à 16:26
Signaler
L'histoire des changes semble un maigre problème quand on voit que le chômage galope dans cette Europe dépassée. Dans les classements, on nous met en sous innovation. On nous annonce 50% de chômage et les salaires à 600 euros... On est peu prévoyants...

à écrit le 13/01/2013 à 15:45
Signaler
Ceux qui font le procès de l'euro, doive faire celui du socialo facho idiot: il a par la sous compétitivité condamné l'entreprise...

le 14/01/2013 à 19:28
Signaler
Socialo et facho ? Ouvrez un dictionnaire être venez plus tard.

le 14/01/2013 à 20:13
Signaler
Quelle différence? Ils traitent de juifs tout ce qui a un peu d'argent et même ce qui travaille ou a un peu de créativité. Ils poursuivent les gens à travers la planète.

à écrit le 13/01/2013 à 4:08
Signaler
Mieux que le retour au protectionnisme par la guerre des monnaies (impossible à l'intérieur de l'Union Monétaire) une TVA différentielle serait selon moi la meilleure solution : produit importés 25%, produits locaux 15% - - Nous sommes 17 et non pas...

à écrit le 12/01/2013 à 21:00
Signaler
L'Europe ou le (saint) empire romain germanique? On aura pas 1923 mais on aura peut-etre 1933 grace à Bruning-Merkel

à écrit le 12/01/2013 à 17:06
Signaler
La France n' est pas un pays exportateur , ça se saurait....par contre le responsable du déficite de la balance commerciale c'est le pétrole..payé en dollars. Je n' ai plus les chiffres..(60/70%) un Euro fort est à notre avantage .

à écrit le 12/01/2013 à 14:36
Signaler
L'Euro a été mis en place pour casser les acquis sociaux des travailleurs, ni plus, ni moins. Vous voulez toujours de l'Europe ? Et bien, vous allez en bouffer avec la baisse généralisée des salaires et la précarité de l'emploi que nous ont joliment ...

le 14/01/2013 à 20:43
Signaler
Je dirai plutot qu'on a fait du mauvais travail...

le 14/01/2013 à 21:18
Signaler
C'est la gauche qui a fait l'Europe, le chaos. Si l'Europe du sud ne tient pas une monnaie forte, alors c'est un crime...

le 15/01/2013 à 11:26
Signaler
Tout à fait d'accord avec vous. Vistez le site de l'upr (www.u-p-r.fr ) et vous comprendrez pourquoi nous en sommes là et où nous allons si nous ne sortons pas de l'UE/euro.

à écrit le 12/01/2013 à 12:12
Signaler
Vive l'Allemagne vive la France et continuons par nos achats à soutenir massivement les caisses de retraite des salariés allemands.

à écrit le 12/01/2013 à 11:27
Signaler
Que ceux qui font de l'esprit sur les billets de Monopoly regardent la situation actuelle. Les USA sont à leur nième QE et le Japon aussi et amplifie encore. En zone euro, on ne fait pas officiellement de QE, mais dans la pratique la BCE en fait via ...

à écrit le 12/01/2013 à 11:01
Signaler
Que tous les pays qui souffrent d'un euro trop fort arrêtent d'acheter des produits allemands, même si leurs produits sont souvent de meilleur qualité, et l'Allemagne cessera d'imposer ses diktats économiques. Les consommateurs ont plus de poids que ...

le 12/01/2013 à 11:31
Signaler
je suis entièrement d'accord avec vous.

le 12/01/2013 à 12:48
Signaler
c'est véridique, il faudrait que ce soit suivi

à écrit le 12/01/2013 à 9:28
Signaler
La "germanophobie" que certains bien à tort, croient déceler - en y trouvant prétexte pour enfoncer le clou d'une campagne contre Montebourg et Hollande - pourrait bien être comprise comme l'écho inversé de la "germanolâtrie" dont le pouvoir - e...

à écrit le 12/01/2013 à 9:15
Signaler
Il nous faut trouver une solution qui conviendrait à la majorité des 17 pays membres à part égale de l'Union Monétaire et oublier un peu la France et l'Allemagne. En fait les problèmes de l'Union Monétaire proviennent du fait que les décisions ont pr...

à écrit le 12/01/2013 à 9:03
Signaler
Si je comprends bien, l'avenir de la France c'est : chômage, pauvreté, délinquance?Et Flanby qui veut qu'on attende gentiment la fin de son quinquennat?NOOOOON !!!!!

le 12/01/2013 à 12:12
Signaler
Sarko n'avait qu'a être plus efficace plutôt que de se focaliser sur l'allégement d'impôts des riches.

le 12/01/2013 à 12:50
Signaler
^@??? exact ! il aurait du employer le "karcher, partout ou ça dé.onnait! mais, qu'a t-il fait?

à écrit le 12/01/2013 à 2:01
Signaler
réflexion d'une parfaite stupidité !!! la puissance allemande est à suivre et non à repousser. l'exemple allemand est à analyser. Des entreprises française l'on fait et marchent très bien !!! les prix d'une monnaie est très important en terme de conc...

le 12/01/2013 à 8:03
Signaler
Le haut de gamme c'est très bien mais 1. Tous les marchés et clients ne veulent pas du haut de gamme, ça se saurait par exemple si les 8 millions de travailleurs pauvres s'achetaient vos "fascinantes" grosses berlines de rentiers, promeneuses de romb...

le 12/01/2013 à 9:02
Signaler
Avant de parler de germanolatrie, comparez les réformes qu'a courageusement fait la gauche allemande (Schröder) et les décisions de type URSS qu'on est en train d'appliquer en France?et comparez aussi le résultat !

le 12/01/2013 à 10:27
Signaler
Dans tous les cas, un ? fort n'est pas une bonne chose pour la France. Analysez vous bien 2 cas : La France et L'Allemagne. En plus, L'Allemagne compte bc sur les marchés émergents que les produits allemandes deja bien connus. Mais pas le cas pour t...

le 12/01/2013 à 11:05
Signaler
Vous parler que du prix du produit fini, mais pensez vous que dévaluer l'euro ne va pas faire exploser les coûts de fabrications ( matières premières, composants plus fabriqués en europe actuellement ), les brevets a payer, transports ( le produit i...

le 12/01/2013 à 11:58
Signaler
Bah surtout pour les Fabricant français en énergie renouvelable et nucléaires. Et la France va gagner cette bataille industrielle pour la fabrication des hydroliennes. Quand je regarde le Renault, je peux même pas dire que c'est un produit d'innovati...

le 12/01/2013 à 12:18
Signaler
Le but que devrait suivre la BCE est d'avoir une monnaie avec un taux équilibrée vis à vis du dollar du yen du yuan et non de faire un taux aux petits oignons pour les teutons. Si nous avions un Euro équivalent au Dollar nous payerions nos matières p...

le 12/01/2013 à 12:54
Signaler
ah! ces Allemands! quels modèles! ils ont toutes les qualités possibles, on nous le rabache à longueur de journée...mais , c'est trop beau pour être vrai...on ne nous cacherait pas quelque chose?.... des petits riens qui pèseraient lourd...? " on ne ...

le 12/01/2013 à 13:10
Signaler
Ce qui est factuel c'est que les USA mènent une guerre des monnaies non pas pour exporter mais pour réindustrialiser le pays. Ce qui est factuel c'est que EADS construit des usines en zone Dollar et en zone Yuan. Ce qui est factuel, c'est que le Japo...

le 12/01/2013 à 17:32
Signaler
Bah non, qu'il y est déflation ou inflation, le rentier s'en sort toujours... dire que garder un euro fort, c'est un pb de rentier, euh non je laisse tombé, bonne année...

le 12/01/2013 à 20:19
Signaler
Euh : l'inflation à haute dose tue la rente, quand à la déflation, elle détruit la croissance. Je ne comprends pas bien l'intérêt du rentier dans ces deux extrêmes ... Quand ça pue, ça pue pour tout le monde ! Le gagnant est celui qui a accés à des v...

à écrit le 12/01/2013 à 1:33
Signaler
Si l'on regarde les graphiques des variations historiques dollar/euros le dollar ne baisse pas longtemps car quand c'est le cas l'économie américaine va mieux, le pays attire et le dollar remonte et l'euro baisse alors comparativement. Sans parler de...

le 12/01/2013 à 15:35
Signaler
@ Jean: Hier, j'ai fait une offre pour un client aux USA, il va passer commande, mais ça fait mal quand la parité à évoluer de 1,23 à maintenant 1,335 euro pour 1 USD. Mais gardons la tête froide; le mythe est bien populairement ancré qu'une dévaluat...

le 12/01/2013 à 17:27
Signaler
tout à fait d'accord avec vous, ce qui m'inquiète le plus, ce sont tous les commentaires germanophobes... , toujours la bonne vieille faute du voisin quand on est dans la mouise. C'est pathétique. Qu'est ce que la France a pris comme décision courage...

à écrit le 12/01/2013 à 0:02
Signaler
Qu'une solution sortir de cette Europe, revenir au Franc avant qu'il ne soit trop tard...et ne dite pas que c'est impossible ou catastrophique l'avenir vous donnera tort

le 12/01/2013 à 12:49
Signaler
Il n'y a pas d'autre solution

le 12/01/2013 à 12:57
Signaler
@ félix ne dites pas ça, malheureux, revenir au franc, ça en arrange pas un sacré nombre ! ...et le reste, eh! bien, il subit ! jusqu'au clash, certainement

à écrit le 11/01/2013 à 23:37
Signaler
Si on comprend bien la pensée profonde du Romaric, pour exporter et avoir un excédent commercial élevé, il suffit d'augmenter le volume de la monnaie. Et hop, miracle ! Soudainement, on exporte ! Etrange... Les USA n'ont jamais émis autant de nouvell...

à écrit le 11/01/2013 à 23:27
Signaler
S'il suffit à la BCE d'imprimer de la monnaie pour retrouver miraculeusement la croissance, chacun d'entre nous doit contribuer à l'effort monétaire exigé par Romaric, en imprimant personnellement tout plein de jolis billets neufs. Même les billets d...

à écrit le 11/01/2013 à 23:23
Signaler
Il faut arrêter de se comporter en bisounours , la richesse ne peut être universelle, seule une partie de la population peut y accéder. L'allemagne défend ses intérêts avant de prendre en considération les intérêts de pays tels que la grèce qui n'ont...

à écrit le 11/01/2013 à 21:42
Signaler
c est la course à l'impression de billets? suivons la direction de la bce et mettons en place un plan pour les temps ou le japon et autres imprimeurs de papiers ne vont plus honorer leurs dettes (ils croient qu ils vont obliger la bce a imprimer du p...

à écrit le 11/01/2013 à 21:14
Signaler
Ils sont très rigolos ceux qui disent benoîtement que "l'euro fort attire les capitaux" : les capitaux spéculatifs oui, certainement pas les investissements dans l'économie réelle. Vous savez combien de produits dérivés s'échangent chaque jour par ex...

le 12/01/2013 à 10:54
Signaler
Donc si je comprend votre raisonnement, dévaluer l'euro ferait diminuer l'impact négatif des capitaux spéculatifs sur la zone euro ?? Vous pouvez nous expliquer plus précisément ? Pour vous, garder un euro fort favorise les rentiers ? vous pensez sé...

à écrit le 11/01/2013 à 21:09
Signaler
Puisque l'Allemagne ne pense qu'à ses interets il faut mettre en place une TVA luxe à 25% sur toutes les grosses bagnoles a quasi 100% Teutones.

à écrit le 11/01/2013 à 20:45
Signaler
Les boches veulent être les maitres de l'4eEUROPE COMME EN 43§ Libérons en nous nous avons les armes...

à écrit le 11/01/2013 à 20:29
Signaler
Nous avons perdu un gros projet à cause du taux de change USD/Euro ! Bravo aux US qui sont plus intelligents que nous.

à écrit le 11/01/2013 à 20:17
Signaler
le taux de change c' est avant tout une valeur fluctuante sur le marché à cours terme régulé parle flux des valeurs imposables sur ce marché, si on compare la valeur que prendrait ou perdrait ces valeurs sur d' autres marché et le niveau d' impositio...

à écrit le 11/01/2013 à 19:53
Signaler
Très bonne nouvelle

à écrit le 11/01/2013 à 19:09
Signaler
Article malheureusement véridique mais il existe une solution pour faire fléchir l'Allemagne, et elle est très simple, arrêtons de consommer allemand (voitures...)

le 11/01/2013 à 22:13
Signaler
Tout à fait d'accord arrêtons de consommer en particulier les voitures d'un constructeur fondé par Hitler et qui n'investit pas un centime dans notre pays!

le 12/01/2013 à 1:47
Signaler
Nous sommes en Europe ! S'ils font pareil avec nous hi hi on va avancer c'est sûr !!! D'autant que les catégories de produits importés d?Allemagne sont similaires à ceux que la France y exporte !!! Nous sommes leur 1er importateur et leur 3e exportat...

le 12/01/2013 à 11:05
Signaler
ça veut rien dire nous sommes en Europe; depuis la création de l'Euro, la concurrence entre les pays dans la zone euro s'est accentuée et c'est l'Allemagne qui sort vainqueur. "D'autant que les catégories de produits importés d?Allemagne sont similai...

à écrit le 11/01/2013 à 18:42
Signaler
Avec un euro fort les vacances hors zone euro sont plus attractives !!!

le 11/01/2013 à 22:20
Signaler
Avec un Euro fort, les investissements hors zone Euro sont plus attractifs !!!!

à écrit le 11/01/2013 à 17:37
Signaler
@ pampers, "les dévaluations successives du franc ne nous ont pas donné un gros avantage" sans ces dévaluations ni l'Italie, ni la France n'auraient pu réussir à se maintenir, on le voit maintenant que les dévaluations successives du franc et surtout...

le 11/01/2013 à 18:22
Signaler
"sans ces dévaluations ni l'Italie, ni la France n'auraient pu réussir à se maintenir" et il aurait fallu poursuivre: avec les sytemes sociaux et les choix entrepreunariaux décidés à l'époque. Quand au mathematiques il faut s'en mefier en economie ca...

le 11/01/2013 à 18:59
Signaler
Le problème aujourd'hui, c'est que les pays qui fabriquent du bas/moyen gamme pour pas cher, il y en a plein. Le modèle productif de la France des années 60 ne suffit plus pour garantir le niveau de vie actuel. On ne peut pas produire comme la Turqui...

le 11/01/2013 à 19:55
Signaler
exactement !

le 12/01/2013 à 8:48
Signaler
@ jb, ce que vous dites est juste, mais uniquement si vous vous faites l'avocat du principe de la loi du plus fort qui avantage les plus forts, ce que pourtant ni la France, ni l'Allemagne ne seront plus longtemps face à des économies comme celles de...

à écrit le 11/01/2013 à 17:26
Signaler
Excellente analyse, quand admettra t on que l euro est surevalue et que sa parite dollar ne devrait pas exceder 1,15/1,20

à écrit le 11/01/2013 à 17:24
Signaler
La thèse de l'article est confirmée par l'évolution des taux de l'euro depuis six mois vis à vis des principales devises et même de l'or. Maintenant, après les élections allemandes et l'évolution prévisible et défavorable du commerce extérieur, y com...

le 11/01/2013 à 19:04
Signaler
Faut juste espérer que les Allemands comprennent avant que toute l'Europe ne soit à terre mais j'ai des doutes sur cet espoir. Les allemands pensent avant tout à leurs propres intérêts et c'est aussi un des motifs pour laquelle l'Europe n'arrive pas ...

le 11/01/2013 à 21:14
Signaler
@Arf parce que la France ne pense pas avant tout à ses propres intérêts ???? L'Europe sortira de la crise quand tous les pays européens comprendront que leur pays c'est l'Europe.

le 12/01/2013 à 11:19
Signaler
Le seul moyen de ramener la question a l'Europe est de virer toutes les couches de parasites de tous bords politiques surnuméraires (on en a a peu près 4 millions répartis en Europe) qui ne pensent qu'a leurs intérêts personnels et détournent tout ce...

à écrit le 11/01/2013 à 17:12
Signaler
faudrait-il alors augmenter la dette par une nouvelle politique de relance? Les avantages d'un euro fort ne sont-ils pas systematiquement sous estimé par les partisans d'une dévaluation?Apres tout certe l'euro fort semble réussir à l'allemagne, mais ...

le 11/01/2013 à 18:06
Signaler
ça fait plaisir de voir que certains réfléchissent aussi à l'intéret d'un euro fort. Si l'euro était attaqué, déjà la france ne pourrait pas emprunter sur le marché à des taux si peu élevés, notre dette exploserait encore plus vite. Une monnaie forte...

le 11/01/2013 à 20:03
Signaler
tres bon pseudo pour parler de la guerre des changes, et tres bon commentaire

à écrit le 11/01/2013 à 17:08
Signaler
Contrairement à ce que prétend l'article, l'Allemagne n'a pas de réel monopole en quoi que ce soit. Toute sa production est donc substituable !

le 11/01/2013 à 22:43
Signaler
Mais cela prendra quelques années avant que les Espagnols, les Italiens, les Français produisent des voitures ou des machines-outils aussi réputées que les allemandes ...

le 12/01/2013 à 11:34
Signaler
La France produisant des machines outils d'excellente qualité jusqu'aux années 80. Depuis on a tout pété, sur l'autel de la distribution. Ce fut le bon conseiller Pinault qui expliquait a Chirac que l'industrie n'avait plus d'avenir, et que seule la ...

le 12/01/2013 à 14:12
Signaler
+ 1

à écrit le 11/01/2013 à 16:42
Signaler
Article à demi convaincant qui mélange les genres : le yen est actuellement cher, il n'est pas dévalué... Par ailleurs, la cohérence de la monnaie unique dans une zone économique "contrastée" (euphémisme) est une authentique question de fond, mais sa...

à écrit le 11/01/2013 à 16:18
Signaler
Article très intéressant. La guerre des changes n'est rien de moins que le retour du protectionnisme. Au lieu d'assumer un protectionnisme légitime, les Etats joue sur la valeur de leur devise pour doper leurs exportations et protéger leurs producteu...

le 11/01/2013 à 16:51
Signaler
Le piège de l'euro et de l'Europe (sous cette forme) très bien explicité par cet article, en effet. Romaric Godin ne devait pas être le bonnet d'âne de sa promotion tant il nous habitue à des articles de qualité, surtout comparé au tout venant habitu...

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.