UE: la Croatie et la Slovénie progressent dans leur conflit bancaire
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La Slovénie et la Croatie pourraient bien enterrer la hache de guerre, au sujet de la vieille querelle bancaire qui les oppose. A l'issue d'une réunion de six heures à Otocec, à 75 km à l'est de Ljubljana (la capitale de la Slovénie), les ministres des Affaires étrangères des deux pays, le Slovène Karl Erjavec et la Croate Vesna Pusic, ont fait part de leur optimisme.
Reste à convaincre les gouvernements
"Nous avons une solution acceptable pour les deux parties", a déclaré Karl Erjavec. "Il faut maintenant convaincre nos gouvernements respectifs de l'accepter" pour le mois de mars, a-t-il ajouté. De son côté, la ministre croate a estimé que tous deux "étaient arrivés, dans l'ensemble, à une possible solution". Vesna Pusic a indiqué qu'elle rencontrerait de nouveau son homologue slovène le 19 février, en Croatie cette fois.
La menace du veto slovene
Une solution vivement souhaitée par la Commission européenne, alors que la Slovénie menaçait de mettre son veto à l'adhesion croate à l'UE. La Slovénie avait averti que la condition sine qua non était la résolution de ce conflit sur la répartition des actifs de la banque slovène Ljubljanska Banka (LB). Si bien que les deux ministres ont même fait appel à deux experts bancaires réputés, la Slovène France Arhar et le Croate Zdravko Rogic pour les aider à trouver un accord.
Un conflit vieux de plus de deux décennies
A l'origine de ce conflit: la faillite de la banque yougoslave basée en Slovénie Ljubljanska Banka (LB) dans la foulée de l'implosion de la république fédérale socialiste à partir de 1991. Une banque qui disposait de dépôts provenant de toute l'ex-Yougoslavie, notamment de Croatie. Or le nouvel Etat slovène ne s'est jamais réellement soucié de ces créances. En revanche, la Croatie avait accepté de garantir la moitié des dépôts de ses ressortissants pour un montant de 272 millions d'euros. 130.000 épargnants croates (et 140.000 bosniaques ont cependant perdu leurs avoirs). Un combat judiciaire s'est alors ouvert. Mais malgré les nombreuses plaintes et alors que les Etats s'étaient mis d'accord sur un arbitrage de la Banque des Règlements Internationaux, l'affaire était un peu restée en suspens... jusqu'à la menace ultime d'un veto slovene.
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