Le déficit courant grec au plus bas depuis l'entrée du pays en zone euro

 |  | 193 mots
Lecture 1 min.
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le déficit courant de la Grèce a été réduit de 73% pour atteindre 5,58 milliards d'euros l'an dernier. C'est la conséquence d'une réduction des intérêts de la dette imposée à ses créanciers privés et d'une baisse des importations.

Le déficit courant de la Grèce n'a jamais été aussi bas depuis l'entrée du pays dans la zone euro. Il a été réduit de 73% et a atteint 5,58 milliards d'euros en 2012 soit 2,9% du PIB (contre 9,9% en 2011). C'est le résultat d'une baisse des importations et la baisse de la charge des intérêts de la dette souveraine du pays, comme l'a annoncé ce mardi la Banque de Grèce.

Les importations, hors produits pétroliers, ont chuté de 12% à 41,6 milliards d'euros, selon les statistiques de la banque centrale. Les exportations de biens, hors carburants traités dans les deux raffineries du pays, ont augmenté de 3,8% sur la même période, à 13,85 milliards d'euros.

La charge d'intérêts sur la dette souveraine de la Grèce a chuté après une décote de 75% imposée aux créanciers privés en mars. Le solde de ce compte a baissé de 75% à 2,16 milliards. Les revenus du tourisme, principale source de revenus du pays, ont accusé une baisse de 4,6% à 10,2 milliards d'euros.

POUR ALLER PLUS LOIN:

» La Grèce aurait gonflé son déficit public sous l'oeil de Bruxelles pour justifier l'austérité

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/02/2013 à 5:29 :
Il faudra bien revenir un jour à une sorte de protectionnisme pour compenser les différences fondamentales entre pays. Un protectionnisme qui pénaliserait les importations et encouragerait la production locale. Une TVA différentielle me semble être la solution la plus rapidement applicable. TVA réduite (15%) sur toute production locale et majorée (25%) sur produits importés. Ceci devrait encourager les multinationales à investir dans les pays déficitaires afin d'y garder leurs débouchés. A la base du problème du surendettement il y a les excédents et déficits des balances commerciales. Quand un pays produit plus qu'il ne consomme (Allemagne 15 MILLIARDS PAR depuis plus de quinze ans, Chine, etc.,) et qu'il exporte cette surproduction il y aura forcément un autre pays qui consommera plus qu'il ne produit (France, etc.,) . La est en fait tout le problème. Le déficit budgétaire n'est souvent que la conséquence du déficit de la balance commerciale, puisque causé par le manque à gagner du aux chômage, lui même du au déficit de la balance commerciale.
a écrit le 19/02/2013 à 16:10 :
Ben oui, Flamby est arrivé et d'un coup de baguette magique, a résolu tous les problèmes. De quoi se plaint-on en France ?
a écrit le 19/02/2013 à 15:42 :
Le déficit courant Grec au plus bas c'est normal puisque les grecs ont une économie parallèle et un autre système de monnaie que l'euro. En Crète ils vont bientôt demander leur indépendance puisqu' Athènes ferme tout "hôpitaux unviversité postes......". Moi aussi je fais mon pain mes confitures mes conserves j'essaie d'acheter le moins possible bien entendu je ne mange pas de produits cuisinés surgelés. En France aussi le déficit extérieur est appelé à baisser car dans l'obligation nous allons moins consommer. Faut pas sortit de Saint Cyr pour savoir qu'en cas de crise grave au début on panique après on s'arrange ou on meurt.
Réponse de le 19/02/2013 à 16:45 :
de quoi parlez vous en évoquant un autre système de monnaie que l'euro? je n'ai jamais vu ni entendu parler de ça alors que je viens de quitter la Grèce après deux ans d'expatriation.... Mouahhaahah la crete veut etre independante... elle va survirvre comment sans l'argent d'athens....
Réponse de le 19/02/2013 à 17:09 :
De nombreuses villes et régions d'Europe battent leur propre monnaie pour revitaliser leur économie locale c'est vieux comme le monde. Quand à l'autonomie de la Crête elle va survivre comment sans l'argent d'Athènes c'est bien pour cela qu'elle se pose la question puisqu'il n'y a pratiquement plus de redistribution.
a écrit le 19/02/2013 à 15:19 :
Ce sont les vrais ou faux-vrais chiffres? Avec les grecs on est sûr de rien.
a écrit le 19/02/2013 à 14:48 :
De toute facon quelqu un devra payer pour toutes les dettes accumulées en Europe...le problème est de savoir qui va payer. Les politiques non au contraire en profitent pour continuer à profiter du systeme (font les lois), leurs copains financiers non car interet commun,
le contribuable moyen oui car ils se laissent ettouffer petit à petit et croit les politiques et ainsi va la vie...
a écrit le 19/02/2013 à 14:04 :
Trop drôle ce titre qui laisse penser que la cure d'austérité fait du bien à la grèce qui sera, selon Jacques Sapir, en cessation de paiement au mois de juin. Chers contribuables préparez-vous à encore payer pour cette funeste UE qui me donne envie de ger.....
Réponse de le 19/02/2013 à 14:29 :
Jacques Sapir avait déjà prédit à plusieurs reprises que 2011 marquerait la fin de la zone euro. Ne voyant rien s'accomplir, il a ensuite prédit que la Grèce sortirait de la zone euro avant les élections de juin 2012.

Absolument rien de tout cela ne s'est produit, et il en sera à nouveau de même pour juin 2013, mais cela ne l'empêchera pas de prophétiser une nouvelle catastrophe à une nouvelle échéance, laquelle sera relayée sans le moindre discernement par des gens comme "Cessation de paiement"...
Réponse de le 19/02/2013 à 15:01 :
Pendant 40 ans , les "économistes" soviétiques ont démontré que le capitalisme vivait ses dernières heures et que l'URSS allait rapidement rattraper puis dépasser les USA.
On en rit encore.
Réponse de le 19/02/2013 à 15:05 :
@ Tapir : la grèce est soutenue à bout e bras par l'europe et cela coute de plus en plus cher. Mr Sapir, que je n'apprécie pas, a raison, la grêce est e nfaillite, et on la maitient en vie à coup de milliards. Tant que l'europe paye, cela peu durer, mais toute l'europe s'enfonce dans la récession et la faillite ... l'état providence et le social clientélisme de gouvernements fous c'est bientôt fini.
Réponse de le 19/02/2013 à 15:12 :
Vous êtes un peu dur avec Jacques Sapir alors que ses analyses sont pleines de bon sens sur l'euro. Il faut être un européiste "fanatique" pour penser le contraire. En ce qui concerne mon discernement, je vous remercie il va bien. Que vous le vouliez ou non, la zone euro va exploser, c'est une certitude. La seule interrogation c'est le timing.
Réponse de le 19/02/2013 à 15:32 :
Au risque de vous décevoir, l'UE comme l'URSS finira par éclater.
Réponse de le 19/02/2013 à 15:52 :
Marc Tapir si nous n'appréciez pas Jacques Sapir vous pouvez écouter Olivier Delamarche c'est un libéral et en plus il a de l'humour et souvent il est plus sévère que Jacques Sapir qui vous incommode. En ce qui concerne la Grèce elle est en situation de cessation de paiement et va demander encore une restructuration de sa dette il est possible qu'on lui accorde encore une aide ou un délai mais d'autres pays son presque dans sa situation. Alors êtes-vous prêt à payer afin que l'euro demeure ou pas telle est la question? Ne pas apprécier une personne n'empèche pas de voir la réalité.
Réponse de le 19/02/2013 à 16:08 :
@john galt : Que la Grèce, tout comme le Portugal, l'Espagne ou l'Irlande, soit effectivement soutenue par l'Europe, ne change rien au fait que Jacques Sapir disposait de cette information lorsqu'il a prédit à de multiples reprises la fin de la zone euro.

@@Marc Tapir : Je vous rassure, je ne suis pas un européiste fanatique. Je pense en revanche, qu'il faut avoir un sérieux problème avec l'UE pour ne pas admettre et se rendre compte que oui, Jacques Sapir s'est trompé à chaque fois qu'il a cru bon affirmer et prédire avec une totale conviction que la fin de la zone euro était proche ou que la Grèce allait sortir de la Zone Euro.
Réponse de le 19/02/2013 à 16:14 :
@droit dans le mur : Je ne conteste pas ce que vous dites, je pense également que la Grèce devra demander une nouvelle restructuration de cette dette délirante qui n'en finit plus d'augmenter. J'y suis personnellement favorable, je pense que les pays européens, tels que la France ou l'Allemagne, auraient bien plus à y perdre qu'à y gagner en cas de faillites incontrôlées de ces pays (Grèce, Espagne, Portugal, etc...). Je doute sincèrement que la dislocation de la zone euro nous aide à faire face aux puissances émergentes que sont les BRICS.
Réponse de le 19/02/2013 à 16:28 :
"Je doute sincèrement que la dislocation de la zone euro nous aide à faire face aux puissances émergentes que sont les BRICS." L'UE nous démontre tous les jours sa capacité à se mettre d'accord pour faire face aux puissances émergentes (lol). Comme pouvez-vous penser que 27 pays (bientôt plus) aux intérêts si divergeants peuvent avancer dans le même sens ? Depuis 20 ans nous avons la vérité inverse sous nos yeux. D'autre part, sortir de l'UE n'empechera pas le commerce internationale de continuer. En revanche il permettra à chacun des pays d'affiner sa politique économique, douanière et monétaire en fonction de ses forces et ses faiblesses. Aujourd'hui on propose le même remède à 17 malades différents. Ca ne peut pas marcher et on le voit tous les jours.
Réponse de le 19/02/2013 à 16:30 :
Marc Tapir Les BRICS ne sont pas si puissants leur population sont souvent dans la misère pareil pour la Chine. La dislocation de la zone euro est déjà entrée dans les faits beaucoup de pays de cette zone ne veulent ou ne peuvent pas payer c'est un leurre de croire que les choses vont s'arranger le point de non retour a été franchi. Le FMI la TROÏKA la BCE ne sont rien d'autres pour les pays en difficulté qu'une armée d'occupation invisible et les soutenir à mon avis est une très grave erreur. Enfin les hommes sont toujours partis à la guerre la fleur au fusil.
a écrit le 19/02/2013 à 14:00 :
Comme quoi , contrairement à la pensée unique française, l'austérité , ça marche !
A quand la France ?
Réponse de le 19/02/2013 à 15:03 :
Ce qui marche ce n'est pas la rigueur, qui plombe l'activité et fait exploser le chômage, mais le défaut partiel sur la dette. Cette réduction du déficit est essentiellement due à la baisse des intérêts d'emprunt.
a écrit le 19/02/2013 à 13:57 :
Boh, c'est pas grave, l'UE continuera de payer ! On aime bien ça nous, payer !
Réponse de le 19/02/2013 à 14:48 :
C'est amusant ces gens qui ne voient que le court terme, sans se soucier le moins du monde de ce qu'on appelle communément le moyen et le long terme. C'est vrai, l'Union Européenne prête actuellement aux pays en difficulté, et à écouter des gens comme Jules, on pourrait très bien décider de les laisser tomber (tout comme des pays mieux lotis pourraient un jour également décider de laisser tomber la France en cas de difficultés graves), mais ce serait oublier un peu rapidement ce qu'ils nous en couterait. Pour reprendre une expression célèbre, nous aurions non seulement le déshonneur de ne pas avoir voulu secourir nos propres voisins en difficulté, mais nous aurions également à en subir les conséquences économiques, bien plus importantes que l'aide actuellement fournie à tous ces pays.
Réponse de le 19/02/2013 à 15:09 :
@ Brice : cela coutera la recapitalisation de notre système bancaire, mais en retour, nous aurons la croissance après une bonne récession et une dévaluation. alors que là, nous payons et nous avons une récession sans fin. Pas sur qu'au bout du compte, cela soit mieux ...
Réponse de le 19/02/2013 à 15:17 :
Vous jouez sur le catastrophisme concernant les conséquences d'une sortie de l'UE, ce que je comprends car cela reste le seul "levier" des pro-ue pour convaincre du bien-fondé de la construction européenne. Mais pourriez-vous développer votre argumentation ? Ca m'intéresse.
Réponse de le 19/02/2013 à 15:26 :
Vous en connaissez beaucoup des ex-prisonniers condamnés pour vol ou meurtre qui retrouvent le droit chemin à long terme? Le problème des pays du sud (sous le soleil) est culturel (corruption) en complément à la pauvreté. Regardez la compatibilité de notre système judiciaire plombé en faisant payer les honnêtes gens pour la bêtise des autres. C'est de ce modèle que vous voulez pour l'Europe?
Réponse de le 19/02/2013 à 15:59 :
@john galt : Observez un peu les conséquences multiples de la faillite de la banque Lehman Brothers. Quand ce sera fait, tentez d'imaginer si la faillite de plusieurs pays européens passerait comme une lettre à la poste.

@@Brice : Le catastrophisme, ce sont des gens comme Jacques Sapir qui ne cessent d'en parler systématiquement, tout en se trompant à chaque fois. Je ne pense pas que l'UE dans sa forme actuelle soit sans faille, bien au contraire, mais je reste convaincu qu'il s'agit d'une construction perfectible. Et quitte à abandonner ce projet, autant ne pas le faire en pleine tempête.

@Michel : Je ne sais pas quelles peuvent être les capacités cognitives de quelqu'un pour qu'il se sente contraint de comparer des pays entiers à des criminels, tout en recouvrant le tout d'une sauce de déterminisme social et climatique. J'imagine, à vous lire, que la Russie ou l'Ukraine, pays disposant d'un ensoleillement réduit, sont de véritables exemples en matière de justice, de lutte contre la corruption et d'équité sociale.
Réponse de le 19/02/2013 à 16:12 :
+1 avec les réponses apportées à mon commentaire... Brice, vous avez l'air de vivre dans un monde de bisounours pro-UE... La Grèce devrait simplement sortir de l'UE, point barre (remarque nous aussi, ça nous ferais du bien...). C'est tout leur système qui est à remettre en cause, c'est une passade bien difficile dans la quelle ils se sont engouffrés tout seul. Le pire étant qu'ils continuent dans le même sens, sans voir aucune amélioration. Tous ce que l'UE prête aujourd'hui ne sera jamais remboursé...Donc vous le dites si bien, oui, je suis pour laisser tomber la Grèce ! D'ailleurs, sortir de l'UE et retrouver leur propre monnaie ne pourrait leur faire que du bien. A la place ils préfèrent continuer à faire grève histoire de ne pas stopper leur décadences. Libre à eux, mais nous n'avons pas à plonger la dedans !
Réponse de le 19/02/2013 à 16:21 :
"Le catastrophisme, ce sont des gens comme" Non, la catastrophe c'est l'UE, une construction non démocratique et qui mène les populations à la misère pour mieux les asservir. "d'une construction perfectible". Je ne partage pas votre avis car l'europe est comme ses concepteurs ont voulu qu'elle soit. Et vu les directions prises ca sera de pire en pire."Et quitte à abandonner ce projet, autant ne pas le faire en pleine tempête." Le plus tôt sera le mieux et de manière concertée. Le risque c'est qu'on laisse pourrir la situation comme on le fait aujourd'hui et que cela se passe dans la panique. La sortie de l'ue/euro aura un coût mais qui sera moindre que le coût d'un maintien dans l'ue.
a écrit le 19/02/2013 à 13:35 :
Et alors? c st toujours une passoire. Quand arrêteront-ils d´être subventionnés par la communauté? RIDICULES ces grecs.
Réponse de le 19/02/2013 à 14:37 :
Ridicules, parce que leurs sacrifices portent des fruits ? Allons, vous ne seriez même pas capable de supporter le quart du dixième de ce que ces gens ont eu à subir en matière de réductions salariales, de chômage, de paupérisation, de hausse de taxes et de créations d'impôts nouveaux.
Réponse de le 19/02/2013 à 15:36 :
"vous ne seriez même pas capable de supporter le quart du dixième de ce que ces gens ont eu à subir" Vous avez raison, les français se révoltent au bout d'un moment quand on les prend pour des cons. Fort heureusement c'est dans l'adn de la France.
Réponse de le 19/02/2013 à 15:45 :
Ce que ce peuple a subi, est une injure, une abominable honte, tout à fait!
a écrit le 19/02/2013 à 13:35 :
Bientôt, le malade sera mort guéri.
a écrit le 19/02/2013 à 13:35 :
Un déficit courant de la balance extérieure reste un déficit et continue d'enfoncer le pays dans l'endettement.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :