Grèce : nouveau record du taux de chômage

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La Grèce continue de payer le prix de la crise sur le plan social. En octobre, le taux de chômage était de 26,8%. Les plus touchés sont les jeunes et les femmes.

La Grèce se fait plus discrète depuis quelques semaines sur le plan européen. Pourtant, la situation sociale ne cesse de s'y dégrader. En octobre, le chômage a poursuivi sa progression et touche désormais 26,8% de la population active.

Progression de 37,7% en un an

C'est 0,8 points de plus qu'en septembre 2012. Plus éloquent, depuis septembre 2011, le nombre de chômeurs a bondi de 37,7%. Il touchait alors 19,7% de la population active. Au total, la péninsule héllénique compte désormais pas moins de 1,345 millions de personnes.

Les femmes et les jeunes sont les plus touchés

Avec 56,6 % des actifs entre 15 et 24 ans sans emploi, ce sont sans surprise les jeunes qui boivent le plus la tasse. La tranche des 25-34 ans compte quant à 34,1% de chômeurs. Les femmes sont elles aussi à la peine. 30,4% d'entre elles est à la recherche d'un emploi. Elles sont plus touchées que les hommes actifs qui comptent 24,1% de demandeurs d'emploi.

Pas de perspective d'amélioration à court terme... sauf pour le gouvernement

Selon un rapport trimestriel de l'Institut de recherche du patronat grec (IOVE), publié dans la presse grecque jeudi, le chômage est prévu d'atteindre 27,3% en 2013. La Banque centrale de Grèce avait prévenu début décembre que le chômage allait continuer de se situer à un niveau très élevé, à 26% en 2013 et 2014, contre des prévisions plus optimistes du gouvernement, qui lui table sur un taux de 22,4% en 2012 avant une petite hausse à 22,8% en 2013 et un recul de 21,4% en 2014.

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a écrit le 13/01/2013 à 4:30 :
Le protectionnisme est tout à fait légitime pour les pays économiquement faibles, dont la Grèce.
Avec une TVA majoré (25%) sur les produits importés et minoré (15%) sur les produits - Made in Greece - le taux de chômage devrait rapidement baisser dans les pays faibles de l'Union. Puisque cela inciterait les entreprises traditionnellement exportatrices vers la Grèce, donc Allemandes et Chinoises, à investir et produire en Grèce tout ou bonne partie de ce qui est destiné au marché Grec, afin pour pouvoir vendre leur produit avec TVA minoré (15%).
Ceci devrait faire rapidement baisser le chômage et de plus contribuer à l'équilibre budgétaire, puisque les revenus des salariés seraient imposé en Grèce, de même en ce qui concerne les cotisations sociales. Les dépenses de l'état seraient par la même occasion réduites, puisque le nombre de chômeurs et par conséquent les indemnités chômage baisseraient (le nombre de suicides aussi).
En revanche, si les même mesures étaient appliquées en Allemagne sur les produits -Made in Greece- cela n'aurait pratiquement aucune répercussion sur l'économie grecque, puisque celle-ci n'exporte guère vers l'Allemagne ou la Chine. Ainsi les excédents et déficits des balances commerciales, cause principale de la crise, pourraient être réduits.
a écrit le 11/01/2013 à 7:07 :
Les bénéfices réalisés dans les pays sur-endettés, y compris la Grèce et la France étant souvent réinvestis par les grandes entreprises surtout allemandes hors de la Zone Euro, entre autres dans les pays de l'ancien bloc soviétiques que nous sommes en train de coloniser d'ailleurs en rachetant tout ce qui est privatisé, ce qui va nous donner le contrôle économique sur ces pays. - - Que la Grèce, l'Espagne, le Portugal et autres affichent un chômage des jeunes qui dépasse déjà les 50% n'intéresse ni M Weidmann, ni M Sarrazin, ni ma pomme, et Merkel s'en balance, en fait cela nous arrange, nous récupérons ainsi l'élite de ces pays, puisque nous manquons de jeunes hautement qualifiés. - - Quand à M Klaus Regling, qui se dit inquiet pour l'Italie (production industrielle en baisse de plus de 25% depuis 2007), croyez moi, c'est bien le dernier des soucis des Allemands. L'Italie comme la Grèce et autres pays du sud sont destinée à faire partie du tiers monde à plus ou moins brève échéance, la France également mais à plus long terme. - - - Les accords UE ne garantissent pas une qualité de vie similaires dans les pays de l'Union Monétaire, le fait que les pays pauvres deviennent toujours plus pauvres et les pays riches toujours plus riches le prouve. Nous exerçons une sorte de néocolonialisme en somme. - - - Et qui nous empêchera de quitter ce cirque qu'est l'UE, une fois que nous aurons reconquis en en prenant le contrôle économique, les territoires de l'est « Ostgebiete » perdus après la deuxième guerre mondiale? Déjà une bonne partie de ces territoires est au main du gros capital allemand.
a écrit le 10/01/2013 à 18:27 :
ma p'tit dame avant y faisaient rien apres y font toujours rien! ah si nous payons copieusement a coups de MDS 4 pour la FRANCE en peu de temps
a écrit le 10/01/2013 à 18:16 :
quel dégout de voir autant de misère et dire que l on continue cela est pitoyable et mal sain..............................

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