+0,8% : la plus forte croissance trimestrielle britannique depuis plus de trois ans

latribune.fr

latribune.fr
Annonce positive ce matin pour la Grande-Bretagne: le pays semble engagé sur la voie de la reprise. Après une progression de la valeur de son Produit intérieur brut (PIB) de 0,4% au premier trimestre 2013, puis de 0,7% au deuxième, voilà que le pays affiche 0,8% de progression de son PIB pour le troisième trimestre de l'année.
Les chiffres publiés ce vendredi matin par l'Office des statistiques nationales (ONS) sont conformes aux attentes des analystes. "La première estimation du PIB montre que la reprise accélère" avec la "plus forte croissance (trimestrielle) depuis le deuxième trimestre 2010" dans le pays, a commenté Samuel Tombs, économiste de Capital Economics. En glissement annuel, l'économie britannique a crû de 1,5% au troisième trimestre, a ajouté l'ONS.
Dans le détail : l'activité a progressé aussi bien dans le secteur agricole (+1,4%) que dans celui de l'industrie (+ 0,5%), de la construction (+2,5%) et des services (+0,7%).
Le gouvernement du conservateur David Cameron s'est empressé de saluer la publication de ces chiffres qui "montrent que le dur labeur de la Grande-Bretagne paie et que le pays est sur la voie de la prospérité", selon un porte-parole du ministère des Finances. Et qui a ajouté :
Mais les dirigeants politiques ont beau se féliciter, il reste à voir si cette reprise est durable. Certes l'économie britannique demeure 2,5% au-dessous de son pic du premier trimestre 2008, juste avant la crise. Mais les économistes semblent y croire:
Ils considèrent globalement que ce rebond est dû principalement à la politique monétaire ultra-accommodante de la Banue d'Angleterre qui a injecté 375 milliards de livres (440 milliards d'euros) dans l'économie.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Toutefois, des économistes mettent en garde contre tout triomphalisme et soulignent le risque de déséquilibres alors que la crainte d'une nouvelle bulle immobilière a récemment émergé.
À lire également
Après avoir connu une profonde récession sur la période 2008-2009 avec une contraction de 7,2% de sa croissance, le pays a ensuite alterné fin 2011 et début 2012 entre croissance et contraction, avant de repartir sur les chapeaux de roues ce printemps.
latribune.fr