Le PIB palestinien serait amputé d'un tiers par les restrictions israéliennes

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La Banque mondiale se lance sur un terrain glissant. L'organisme traduit pour la première fois en chiffres le manque à gagner économique pour l'Autorité palestinienne engendré par l'occupation israélienne en Cisjordanie.
Résultat : les Palestiniens gagneraient 35% de PIB si "les entreprises et les exploitations agricoles étaient autorisées à se développer" dans la zone totalement contrôlée par Israël, ou "zone C", soit 61% de la Cisjordanie. Un territoire et une occupation qui font l'objet conflit apparemment inextricables depuis plusieurs décennies...
Et ce, malgré toutes les médiations internationales, dont celles ayant abouti aux accords d'Oslo en 1993, qui prévoyaient le transfert du contrôle de cette zone à l'Autorité palestinienne en 1998.
Sans ce contrôle israélien, l'économie palestinienne pourrait développer six secteurs: l'agriculture, les minéraux de la mer Morte, les mines, la construction, le tourisme et les télécommunications. Elle y gagnerait jusqu'à 3,4 milliards de dollars par an (2,5 milliards d'euros), estime la Banque mondiale.
La Banque mondiale chiffre à 6% par an la croissance nécessaire à l'Autorité palestinienne pour absorber la hausse de la population active et résorber en partie le chômage des jeunes. Le FMI chiffre à 4,5% la croissance que devrait enregistrer l'Autorité palestinienne en 2013 et à 3% l'an prochain.
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Organismes et médiateurs internationaux aborder ce sujet brûlant sous l'angle économique de plus en plus souvent. La Banque mondiale elle-même en juillet 2012, affirmait dans un rapport que la croissance économique palestinienne n'était pas durable car elle reposait trop sur l'aide internationale.
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Plus récemment, Tony Blair, l'émissaire du Quartette pour le Proche-Orient (États-Unis, Russie, Union européenne, ONU) a mis l'accent fin septembre sur la nécessité pour l'économie palestinienne de développer son secteur privé.
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