La BCE "disposée et prête" à prendre des mesures en cas de déflation (Draghi)

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En marge du G20 Finances, Mario Draghi a indiqué que le Conseil des gouverneurs de la BCE se tenait prêt à agir en cas de déflation dans la zone euro.
En marge du G20 Finances, Mario Draghi a indiqué que le Conseil des gouverneurs de la BCE se tenait prêt à agir en cas de déflation dans la zone euro. (Crédits : Reuters/Francois Lenoir)
Le patron de la BCE a de nouveau voulu rassurer les observateurs : en marge du G20 à Sydney, il a de nouveau assuré que la BCE se tenait prête à intervenir en cas de déflation en zone euro.

Le conseil des gouverneurs de la BCE est "disposé et prêt à prendre des mesures au cas où" les risques de déflations "prendraient de l'ampleur". Lors du G20 Finances à Sydney, le président de la Banque centrale européenne, l'Italien Mario Draghi, a de nouveau prévenu que la BCE pourrait intervenir en cas de crise.

Fin janvier, lors du Forum économique mondial de Davos, Mario Draghi avait indiqué qu'il était envisageable que la BCE rachète des prêts bancaires accordés à des entreprises ou à des ménages.

Pas de signe de déflation

Mais pour le moment, la question ne se pose pas : c'est presque devenu une antienne pour le président de la BCE, il n'y a aucun signe de déflation en Europe. A Sydney, il a expliqué :

Nous n'avons pas la preuve que des personnes reportent leurs plans de dépenses en vue d'acheter moins cher un bien identique, en d'autres termes, nous ne voyons pas ce qui est défini comme étant la déflation.

Début février, la publication des chiffres de l'inflation lors du mois précédent a sonné comme une mauvaise surprise. Au lieu d'accélérer légèrement comme attendu, l'inflation a encore ralenti, à 0,7%, après 0,8% en décembre. Loin de l'objectif de la BCE de maintenir une inflation proche de 2%.

>> Lire : La BCE va-t-elle baisser ses taux face aux craintes de déflation?

Le Conseil, "disposé et prêt"

Alors que les analystes se divisent sur la question de savoir si la BCE doit ou non mettre en place des mesures de relance, Mario Draghi assure que le Conseil des gouverneurs se tient près à intervenir:

Nous sommes conscients des risques. Le Conseil des Gouverneurs est disposé et prêt à prendre des mesures dans le cas où ces risques monteraient en puissance.

Le conseil aura, selon Mario Draghi, "l'ensemble des informations pour décider d'agir ou non" lors de sa prochaine réunion, le 6 mars à Francfort. A cette occasion, les gouverneurs de la BCE publieront pour la première fois une projection de l'inflation pour l'année 2016.

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Commentaires
a écrit le 26/02/2014 à 9:33 :
si ce système contInue ? plus rien ne se vendras ,? ET plus rien ne s achèteras? EST TOUS LE MONDE SERAS PERDANT,,???
a écrit le 25/02/2014 à 11:05 :
heureusement que la BCE a des outils et des critères lui permettant d'affiner son jugement. La déflation, c'est quand l'agent économique reporte son achat : et ce n'est pas le cas.
De plus, certains produits voient leur prix baisser (électronique, TV ..) sans qu'on puisse parler de déflation.
A quoi servirait une baisse des taux ? Aux banques, sans aucun doute, mais à nous, particuliers, à quoi servirait une baisse des taux consentis aux banques ?
A rien et ces banquiers sont dangereux à force de vouloir ... arranger la situation, qui empire pourtant partout.
a écrit le 25/02/2014 à 8:02 :
Donc les marches montent...on vit une epoque financiere formidable...Plus c est pourri plus ca monte.... seul pb jusqu a quand?
a écrit le 24/02/2014 à 18:52 :
Ne rêver pas les usa ont intérêt vu l'état de leur économie à voir l'euro fort pour mettre en difficulté notre économie. Un euro faible fait donc la part belle pour un prix élevé du pétrole car nul doute que si l'euro ne valait plus qu'un dollar le pétrole redescendrait autour de 75 / 80 dollars, n'oublions pas que les usa sont aussi producteurs. Un dollar faible permet donc aux usa de faire du dumping sur leur production industriel (auto/aviation boeing, ....)
Pour l'instant nous sommes à la limite de la déflation ce qui signifie pour les état un risque de perte de recette (tva/cotisation sociale sur des salaires en baisse...) et donc un risque de relèvement des taux d'imposition, de baisse drastique des dépenses publiques (fonctionnement et investissements) et d'augmentation de déficit budgétaire...
a écrit le 24/02/2014 à 18:52 :
Ne rêver pas les usa ont intérêt vu l'état de leur économie à voir l'euro fort pour mettre en difficulté notre économie. Un euro faible fait donc la part belle pour un prix élevé du pétrole car nul doute que si l'euro ne valait plus qu'un dollar le pétrole redescendrait autour de 75 / 80 dollars, n'oublions pas que les usa sont aussi producteurs. Un dollar faible permet donc aux usa de faire du dumping sur leur production industriel (auto/aviation boeing, ....)
Pour l'instant nous sommes à la limite de la déflation ce qui signifie pour les états un risque de perte de recette (tva/cotisation sociale sur des salaires en baisse...) et donc un risque de relèvement des taux d'imposition, de baisse drastique des dépenses publiques (fonctionnement et investissements) et d'augmentation de déficit budgétaire...
a écrit le 24/02/2014 à 14:04 :
HEIN?! Mario Draghi veut augmenter les salaires??!

Ah non, ouf, j'ai eu peur. Il compte juste poursuivre la même politique: sauver les riches et appauvrir les autres...
Réponse de le 24/02/2014 à 14:18 :
Huhu n'a rien compris...
Réponse de le 25/02/2014 à 14:45 :
>Yves

Tout à fait Yves. Mais il est vrai que je ne suis pas un "entrepreneur". Et ça n'aide pas question intelligence, pas vrai Yves?
a écrit le 24/02/2014 à 11:04 :
Première des mesures à prendre, en toute priotrité : aligner d'autorité le cours de l'euro sur le dollar, 1 euro = 1 dollar et c'est déjà prés de 38% (aujourd'hui !) de gain de "productivité" gagné.
Réponse de le 24/02/2014 à 11:47 :
L’euro est en taux de change flottant par rapport aux autres monnaies. Pourquoi ne peut-on pas faire un taux de change fixe de 1 dollar pour un euro par exemple ? On trouve un lien Wikipédia dont je cite seulement un extrait expliquant le pourquoi : «Avantages inhérents au change flottant : Limitation spontanée de la spéculation. Les modèles de Robert Mundell et Marcus Fleming montrent la faiblesse d'un régime de changes fixes par l'épuisement des réserves de change, qui servent aux banques centrales à maintenir le cours de leur monnaie. Le change flottant ne permet plus aux marchés financiers, et à la spéculation, de parier sur l'effondrement d'un régime de change, comme l'avait fait avec succès George Soros en 1992 avec la livre Sterling d'Angleterre. Cela s'explique par l'extrême mobilité des capitaux liée à la déréglementation, et par le décloisonnement des marchés dans les années 1970. Les changes flottants donnent toute latitude à chaque gouvernement de mener les politiques monétaires et d'expansion économique qui lui conviennent. La contrainte de change est levée. L'exemple du Canada en matière de flottaison est fréquemment citée. Il montre qu'une banque centrale se libère de cette tâche pour se consacrer pleinement à sa politique interne, comme la maîtrise des taux d'intérêt en intervenant sur le marché interbancaire, ou la contraction de sa masse monétaire afin de minimiser l'inflation. Ajustement automatique de la balance des paiements, chaque déficit sur la balance courante se soldant par une entrée nette de capitaux. Il ne faut pas perdre de vue que dans une économie internationale, un déficit de la balance courante résulte d'un différentiel entre épargne et absorption. Un déficit entraînera une dépréciation de la monnaie domestique qui permettra une amélioration de la compétitivité des prix."

En zone euro, le gros problème c’est que ses pays membres qui ont des économies de plus en divergentes, par exemple l’Allemagne qui a un énorme excèdent de la balance commercial, alors que la France à un gros déficit, sont en taux de change fixe les uns par rapport aux autres en raison de l’euro. Les concepteurs de l’euro ne devaient sans doute pas avoir bien compris à quoi servaient le taux de change (et avaient sans doute d’autres motivations).
a écrit le 24/02/2014 à 9:56 :
Quel est l'entrepreneur complètement barjot qui voudrait encore investir et créer des emplois en France avec un système d'impôts aussi inique ?
Réponse de le 24/02/2014 à 10:43 :
Le souci, dans votre raisonnement, est que la crise est mondiale.
Réponse de le 24/02/2014 à 12:47 :
Laisse Yvan, c'est un "entrepreneur"...
Réponse de le 24/02/2014 à 14:21 :
Et vous, vous êtes quoi ?...
Réponse de le 24/02/2014 à 17:01 :
+1000000000000000000000000000 !
Réponse de le 24/02/2014 à 21:40 :
Est ce bien le sujet ?
a écrit le 24/02/2014 à 9:41 :
Depuis au moins le déclenchement du krach boursier mi-2.007, les simagrées des G 20 ont convaincu suffisamment du bluff et du poker-menteur des financiers et instituts d'émission monétaristes. Cela dure depuis trois décennies et le défaut pérennisée de croissance avec le chômage suffisent à comprendre la déflation en bout du low-cost.
a écrit le 24/02/2014 à 9:01 :
C'est pourtant simple, il faut augmenter les salaires, ce qui améliore le pouvoir d'achat et entraine mécaniquement une hausse des prix et de la TVA. Mais il semblerait que l'on préfère l'austérité, maintenir la pression sur la population pour qu'un système favorable à la finance perdure.
Réponse de le 24/02/2014 à 9:44 :
Très juste, cette pression sur la population étant un outil efficace pour la soumettre aux bons vouloirs des gouvernants qui sont les commanditaires de la Finance commanditée pour régner.
a écrit le 24/02/2014 à 8:46 :
Il ne veut pas intervenir trop tôt afin que cela soit bien visible, mais cela sera trop tard pour redresser la barre! Com. ou action, là est le dilemme!

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