Y a-t-il un modèle britannique pour la France ?

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La croissance britannique atteindrait 2,7 % cette année, contre 2 % en Allemagne et 1 % en France.
La croissance britannique atteindrait 2,7 % cette année, contre 2 % en Allemagne et 1 % en France.
De plus en plus de voix s'expriment pour que l'on regarde outre-Manche. Mais le modèle britannique n'est pas forcément celui que l'on croit.

Le Royaume-Uni peut-il être un modèle pour la France ? La question mérite sans doute d'être posée, alors que le projet de budget du gouvernement de David Cameron, présenté mercredi 19 mars, repose désormais sur une hypothèse de croissance de 2,7 % contre 2,4 % envisagés en décembre dernier. C'est nettement mieux même que l'Allemagne dont les élites françaises tressent à l'envie les louanges, et qui, au mieux, peut espérer frôler cette année les 2 %. Et ceci a été obtenu en réduisant les dépenses publiques et le déficit public. Alors, faut-il se tourner vers l'exemple britannique ? Et comment ?

L'austérité en action…

L'erreur consisterait à simplement s'arrêter, comme le font de nombreux observateurs français, que sur un versant de la politique britannique : l'austérité. Londres a en effet réduit sensiblement ses dépenses publiques depuis l'arrivée au pouvoir de David Cameron. Le déficit a été réduit de 11 % du PIB à 6,6 % cette année. Notons néanmoins que cet effort corrige la forte hausse des dépenses enregistrées dans les dernières années du mandat travailliste et que, comme l'on peut le remarquer, le déficit britannique demeure plus élevés outre-manche qu'en France. En revanche, si le poids de la dette publique continue d'augmenter au Royaume-Uni, elle devrait rester à 93,4 % inférieure à celle de la France (96,1 %), compte tenu de la bonne dynamique de croissance.

La réduction des dépenses publiques n'est cependant pas le seul moteur du retour à la croissance du Royaume-Uni. Certes, elle permet au gouvernement de baisser certaines taxes et notamment l'imposition sur les sociétés dont le taux devrait passer à 20 % l'an prochain contre 28 % en 2010. Mais la croissance britannique, c'est surtout la croissance de la consommation. Et si la consommation est repartie si rapidement, c'est parce que le marché du travail a bien résisté à la crise. Le taux de chômage a certes beaucoup monté en 2008 et 2009 dans le sillage de la crise financière, mais depuis 2010, il s'est stabilisé entre 7 % et 8 %.

… mais pas seulement

La raison en est simple : l'austérité britannique a été compensée par des mesures monétaires fortes prises par la Banque d'Angleterre (BoE) qui n'a pas lésiné sur les moyens pour soutenir l'économie pendant que l'Etat réduisait ses dépenses et s'est fixé des objectifs d'emploi. Un programme de prêts aux PME et aux acquéreurs de logements a été mis en place. Entre janvier 2010 et aujourd'hui, le bilan de la Banque d'Angleterre a augmenté de 70 %. Celui de la BCE a grossi de 14 % ! Ceci a un moment pesé sur la livre et compensé une partie des effets néfastes de l'austérité. C'est un point important : l'austérité britannique a été équilibrée par la politique monétaire. Cela n'a jamais été le cas en zone euro. Défendre le modèle britannique pour la France ne peut donc se limiter à une défense de l'austérité. Il faudrait aussi s'accompagner d'une politique monétaire plus agressive et pour une politique de changes autonome. C'est à ce prix que le Royaume-Uni est sorti en trombe de la crise.

Le projet de société de David Cameron

L'austérité à la britannique a également une autre facette : celle d'un projet de société plus ambitieux. C'est ce que vient précisément de souligner une étude réalisée par l'Institut de l'Entreprise et titré Royaume-Uni, l'autre modèle ? Son auteur, Eudoxe Denis, appuie l'idée que le gouvernement Cameron a engagé une réforme de profondeur de la société britannique afin de rendre l'Etat plus efficace et d'engager une baisse des dépenses à moyen et long terme.

Ce projet avait été résumé sous le terme de Big Society par David Cameron durant la campagne électorale. Ce terme n'est plus guère utilisé, car il est devenu outre-manche le synonyme d'austérité. Mais pour Eudoxe Denis, l'ambition est demeurée. Quelle est-elle ? Elle « consiste à chercher un remède aux maux de la société dans la société elle-même plutôt que dans le renforcement de l'Etat ou dans l'accroissement de la dépense publique. » A la différence de la doxa thatchérienne, il ne s'agit plus de s'appuyer uniquement sur le marché, mais sur les forces issues de la « société civile » : associations, ONG, mutuelles, entreprises sociales, réseaux divers, « communautés locales. » L'Etat alors ne disparaît pas. Il « joue le rôle de catalyseur des initiatives sociales. »

L'innovation sociale pour faire reculer les dépenses publiques

Selon Eudoxe Denis, il y a eu depuis 2010 une véritable tentative de mise en pratique de cette « Big Society », principalement dans deux domaines : l'éducation et l'innovation sociale. Dans l'éducation, les « free schools » et les « academies » se sont multipliées. Ce sont des établissements gratuits et financés par l'Etat, mais complètement autonomes, ce qui permet de réduire la bureaucratie. En tout, il y en aurait 3.500 et, selon Eudoxe Denis, les résultats sont très favorables et permettrait d'améliorer le niveau des élèves. . L'étude s'attarde également sur les Social Impact Bonds (SIB). Ces produits permettent de fixer des objectifs aux prestataires de l'Etat et de ne pas les payer si ces objectifs ne sont pas atteints. A la prison de Peterborough, dans le centre de l'Angleterre, ces SIB ont permis de réduire de 7,5 % le taux de récidive.

Bien d'autres projets de ce type sont en cours. Il s'agit, selon Eudoxe Denis, de redéfinir à terme le périmètre de l'Etat et de réduire ses dépenses afférentes au manque d'éducation ou à la récidive. « Le coût de la récidive est estimé entre 9 et milliards de livres chaque année », rappelle-t-il. On certes encore loin de ces objectifs, mais le déploiement de ces mesures pourraient, à terme, avoir des conséquences notables sur le budget de l'Etat, notamment avec la mise en place annoncée d'un crédit universel unique visant à remplacer l'intégralité des prestations sociales.

Des réformes contestées

Ce modèle de « Big Society » est cependant très contesté au Royaume-Uni. L'opposition et plusieurs associations comme Oxfam ont mis en avant un creusement des inégalités, ce que conteste en partie Eudoxe Denis qui insiste sur le fait que le bilan de l'actuel gouvernement est plus favorable que celui du Labour en ce qui concerne le nombre de workless families, de familles où aucun membre ne travaille. Entre 1997 et 2007, durant le mandat du Labour et alors que le pays était en croissance, ces familles ont reculé de 203.000. Elles ont baissé de 426.000 depuis 2010. Même si, on le sait, le travail ne signifie pas forcément la sortie de la pauvreté. On enregistre également quelques ratés. Mercredi 19 mars, le Daily Telegraph soulignait que 14 groupes d'academies, gérant actuellement 170 établissements, avaient été interdites d'expansion par les autorités en raison de doutes sur la qualité de l'enseignement. Autrement dit, il n'y a pas de garanties automatique d'une amélioration de la qualité par cette autonomisation de l'éducation.

Un modèle pour la France ?

Ces mesures peuvent-elles alors inspirer la France ? Selon Eudoxe Denis, ce serait tout à fait possible. « Le Royaume-Uni n'est pas plus éloigné de la France que l'Allemagne », souligne-t-il, en mettant en avant les similitudes démographiques et institutionnelles (notamment la centralisation) importantes pour la gestion des dépenses publiques. Il estime aussi que de telles réformes sont conciliables avec le « modèle républicain » qui n'est pas synonyme d'Etat omniprésent et de rejet des attentes de la société civile.

Reste évidemment qu'il faut être prudent avec la notion de « modèle. » L'économie britannique a ses forces qui ne sont pas celles de la France. La société également. Certaines pratiques pourraient être des sources d'inspiration, en les adaptant. Mais l'ambition du gouvernement Cameron de « modifier la société » pourrait, elle, servir de modèle à une France qui semble chercher en vain sa voie.

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Commentaires
a écrit le 07/04/2014 à 10:58 :
L'auteur oublie de préciser que le Royaume Uni, et la Roumanie, sont les deux seuls pays européens qui atteignent un indice d'inégalité sociale comparable à celui un pays d'Afrique. Cela devrait donner à réfléchir.
a écrit le 30/03/2014 à 11:54 :
L'économie britannique est très cyclique, voilà tout. -3% une année, + 3% l'année suivante.
En France, on aura -1%, +1%.
a écrit le 28/03/2014 à 10:04 :
Surtout pas copier leur modèle car fondé sur une nouvelle bulle..!!!!!..Regardons le marché automobile...qui est florissant mais qui diffère le paiement à la revente future à un prix exorbitant ...bulle qui éclatera bientôt.....Idem pour l immobilier !!!..Par contre l économie des USA étant en fort rebond ..;aide beaucoup à la reprise de UK car économies très dépendantes....Chaque pays a sa structure et copier serait une erreur . Idem avec l Allemagne...et l Italie qui rince gratis sans argent !!!!
a écrit le 27/03/2014 à 8:44 :
Louons Cameron avec ses 12% de jeunes (actifs ou pas ) de 18-24 ans qui sont au chomage (+900.000) quand en france il ne sont que 9% de la meme tranche a etre dans la meme situation (+650.000). louons cameron et ses droits annuels d'inscription à l'université qui ont été double ou triplé a 6000 ou 9000 euros l'année. Louons les contrats "zero heures" qui vous fait attendre l'appel d'un employeur qui vous tient a disposition selon ses besoins . Louons le niveau du déficit public a 8%. Louons le cout pour le contribuable des nationalisations des banques privées . Louons louons ..... mais surtout on n'achete rien car le pipeau britannique fait croire que 500.000 francais sont a londres quand le recensement n'en denombre pas plus de 160.000 et pas plus de 180.000 allemands dont on ne parle pas d'une evasion migratoire du pays de merkel.
a écrit le 27/03/2014 à 8:38 :
Souvenons nous . Juin 2007, c'est l'annonce d'un nouveau binome européen. fi du duo franco allemand voici venir le duo franco-britannique (sarkozy - blair) . Puis on est revenu à la douce entente franco allemande avec l'absolue necessaire convergence vers l'allemagne , on a batifolé aussi sur les pays bas , la suede, on nous a meme fait le cout de la liberalisation du travail de zapatero qui reussit brillamment a faire gagner le chomage. et depuis 10 jours on nous encense un italien qui a été touché par la grace. il ne supprime pas le senat , il va en faire un corps representatif des elus locaux (comme nous depuis 1958) et il va modifier le scrutin d'elections des députés avec une prime au gagnant pour en finir avec les effets de marasme de la proportionnelle (comme nous depuis 1958), il va baisser l'impot local de taxe professionnelle (comme nous en 2010) il va vendre 100 voitures à la valeur argus des plus faibles (nous on a baisser les traitements de ministres) . Cerise sur le gateau l'etat italien va faire un sacrifice magistrale : payer 60 milliards de retard de paiement au entreprises (la on est mauvais payer mais surement pas a des niveaux pareils) Mais avec tout cela on crie au genie italien qui lance des reformes qui seraient des nouveautés .... Certainement pour les italiens.
a écrit le 26/03/2014 à 11:17 :
Un bon article, assez nuancé et qui évite le "dénigrement de la France".
Il ne faut toutefois pas oublier que c'est la bulle immobilière qui stimule aujourd'hui l'économie du Royaume-Uni. Qui risque de se voir désuni sous peu, d'ailleurs.
a écrit le 26/03/2014 à 1:04 :
A oui bonne idée, importons le contrat zéro heure qui fait recette la-bas!
Des que vous posez votre tournevis ou stylo ou arrêtez de tapoter sur l'ordi vous n’êtes plus payé(e)... 70 heure/ semaine pour un quart de smic.. Plus belle la vie
a écrit le 26/03/2014 à 0:00 :
Ce modèle, c'est aussi 6.7% de deficit public, de l’austérité jusqu'a 2020, George Osborne l'a annonce lui même et une dette qui va augmenter jusqu'en 2018 au mieux....
Les inégalités ont fortement augmente, hormis Londres et sa région, le reste de l'Angleterre ne voit pas trop le retour de la croissance.
a écrit le 25/03/2014 à 21:36 :
l'aspect le mieux du modèle anglais est de ne pas avoir le mark comme monnaie.
a écrit le 25/03/2014 à 20:13 :
Oui , et les petites gens en Angleterre ils en pensent quoi de cette croissance ? misère-misère comme dirait l' autre .
a écrit le 25/03/2014 à 19:26 :
Les Brits ont été nos dadas de toujours, allez...
a écrit le 25/03/2014 à 18:09 :
Le modèle Allemand, le modèle Britannique, Finlandais pour l'éducation scolaire (pas parfait d'après les enseignants locaux, ça doit évoluer), .... Peut-être un jour le modèle Français qui convient à notre contexte ? Chacun est différent, ils manquent d'inspiration, les dirigeants ?
a écrit le 25/03/2014 à 17:41 :
Oui un modele sans l'euro ,monnaie d'escroc!
a écrit le 25/03/2014 à 16:43 :
tout le monde connait les mesures à prendre pour conforter notre mode de vie, "heureux comme Dieu en France" dit le dicton allemand. Le problème c'est les électeurs français schizophréniques, qui veulent tout changer...pour leur voisin sans toucher à leurs propres rentes diverses. Ca va pas plaire, mais ce n'est pas partisan, ce sont simplement les exemples qui me viennent, quand on réélit un Balkany au premier tour, qu'on va réélire Gaudin ou qu'on donne 10% à Dallongeville à Henin Beaumont et qu'on donne un blanc seing à nombre de cumulards de mandat et dans le temps, c'est bien qu'on veut rien voir changer. Vous l'aurez compris, je suis plutôt à gauche, mais j'applaudis quand je vois l'alternance à Niort après 60 ans de PS. C'est à nous de nous bouger.
a écrit le 25/03/2014 à 16:35 :
Faudrait déjà que les Britanniques est un système "modèle". Qu'il y ait matière à s'inspirer pourquoi pas, c'est bien à quoi devrait servir l'Europe en son entier, prendre ce qui a de mieux un peu partout pour tenter de le transposer/adapter chez nous. La Big society, qui en fait veut dire désengagement de l'état dans l'école ou la police (des citoyens sont pris pour patrouiller seul!) ou le communautarisme par exemple ça fait pas envie. Par contre leur non cumul, leurs médecins avec beaucoup moins de liberté et entouré d'une équipe, le contrôle du médoc je dis oui 3 fois oui.
a écrit le 25/03/2014 à 15:16 :
Allez donc demander aux Britanniques de payer des prélèvements obligatoires à hauteur de ceux en France, ce serait la révolution ! Allez donc demander aux Français de rennoncer à leur assistanat social en tout genre (RSA, CMU, CMU-C, APA, AME, UNEDIC) et au secteur publique de n'être pas plus important que celui des Britihs, sondage intéressant à réaliser messieurs les sondeurs.
a écrit le 25/03/2014 à 14:39 :
Bien sur que l'Angleterre peut etre un modele pour la France .Les anglais n'ont pas l'€ il n'y a rien à rajouter.
a écrit le 25/03/2014 à 14:22 :
Autofinancement:
La politique de la BoE n'a pas si bien fonctionne que cela. Le QE a surtout permit aux grosses banques d'avoir plus de liquidites pour etre 'compliant' avec les nouvelles regles de liquidite imposee par le FSA pour eviter une nouveau credit crunch. Donc Les banques n'ont pas injecte de cash dans l economie comme l'auteur semble le suggerer. Ca a donner lieu a pas mal de debat au parelement d'ailleurs.
Durant la periode post 2008 on avait deux type d'entrerpises, celle qui etaient pieds et mains lies aux banques car elles avaient des tresories deficitaires et elles ont mis la clef sous la porte et des entreprises mieux gerer qui ont accumulue de la tresories durant cette periode, en attendant que les choses se tassent. C'est le cas par exemple de John Lewis et de waitrose qui sortent tres bien de la crise. Si on regarde les choses objectivement,la croissance de ses dernieres annees a ete surtout autofinance.
Restructuration:
La deuxieme chose est que ne tres peu de temps l'economie c'est restructure tres rapidement.
A titre d'exemple, Les chaines de pub on elargie leur clientelle en proposant des repas moins gras et plus adapter pour les familles pour survivre et ca a tres bien marche, les chaines de cafes style pret a mange, nero, Starbuck ont continue a se developper, car les gens achete sur internet et du coup leur habitude de consommation change, ils ont plus de temps et ils vont plus au cafe... tout ce qui est en coucurrence avec direct avec internet comme Vrigin mega store, HMV etc .. ont ferme.
Big Society:
Je ne pense pas que cameron, s'engage dans des reformes ambitieuses comme le pretend l'auteur. Blair, Brown et Cameron suive le meme mouvement historique que Tatcher en sont temps avait lance. Il y a un acceptation general en Grande Bretagne que les poltiques n'ont pas les competences pour gere la vie des gens (cf nationalisations pre periode de Tactcher, coucil house, job for life, systeme de retraite etc...). Donc beaucoup de services ne sont pas privatise mais maintenant deleguer a des charities, et ces charities sont techniquement en concurrence pour lever des fonds... la difference reside dans le fait que ils n'ont pas d'objectif de rentabilite mais il doivent atteindre le break even si ils veulent survivre ... Il y a le pour et le contre. La big society c'est une version light ou rechauffee de ce que Tatcher a proposer en sont temps. La free school est vraiment debatue et beaucoup de gens n'apprecie pas du tout ce genre d'approche par exemple. Il faut se mefie des statisitic pour attester d'un succes. Les politiciens sont tres fort a trouver les bons chiffres pour justifier tout et n'importe quoi.

Modele ou valeur:
Tatcher a reintroduit la meritocatie. Et il y a un concensus autour ce cette valeur qui est indegnable. Tous les gouvenment qui ont suivi sont dans la meme ligner que Tatchter. La force de la politique de Tatcher a ete de donne la possibilite au 'average Joe' de devenir riche voir tres riche... Les gens adhere a cette vision des choses. Comme de partout il y a des exces, mais le principe meme de la meritocratie n est jamais remis en cause. Donc les gens accepte une societe inegalitaire ou tout le monde a sa chance de changer la donne. Ca surprenant car le royaume-uni est une monrachie constitutionnelle.

Allocation chomage / marche du travail:
L'auteur semblent oublie un element fondemental qui est le marche du travail. Si vous perdez votre job, le maxium que vous pouvez recevoir par semaine c'est 40 livres... donc quand on n a pas le choix, on est oblige de se bouger, soit trouver un autre job, soit monte sont propre petit business... et tout le monde accepte les regles du jeux. Donc dans ce contexe ca ne peut que repartir a un moment ou a un autre car on n a pas le choix.

La France:
En france, les valeurs phare sont la republique, laicite, l'egalite (voir egalitarisme) et la solidarite. Personne ne se pose la question de savoir si ses valeurs sont utiles et si on doit les garder ou pas ou si bien meme elles sont reellement mise en pratique. Par exemple comment s'ouvrir a monde multiculturel, si on revendique un seul shema de pensee comme un quasi religion qu'est la laicites? Comment travailler avec des pays musulmans qui deviennent de plus en plus puissance avec la manne petroliere par exemple? egalite/egalitarisme: comment promouvoir l'entrepeunariate si tout le monde in fine aura la meme chose? si le succes est enviee jalousee voir douteux aux yeux du reste de la communaute? republique, comment un systeme qui se dit republicain peut il fonctionne quand tout fonctionne avec un systemes de titres de noblesse (diplome de tel ou tel ecole) et de castes? Solidarite: Est ce que les gens auront envi d'etre solidaire, si certains se gavent au passages? Si ceux qui cree la richesses se sentent socialement rejeter?

C'est pas vraiment un modele qui faut a la France. C'est un retour au principe de realite, ou un 'reality check' a partir de la les francais ne sont pas plus bete que les autres et a leur facon, avec leur cultures et leur propre methodes, ils peuvent reussir.
Réponse de le 25/03/2014 à 19:25 :
Just fantastic...Very very good analysis...Thanxx...
Une très belle analyse...
a écrit le 25/03/2014 à 14:16 :
Est-ce qu'Eudoxe Denis a aussi des choses à nous dire sur le fiasco de G4S lors des jeux olympiques, qui a conduit à faire appel en catastrophe à la police et à l'armée...?

Non, bien sûr, puisqu'il est là pour faire de la retape néolibérale.

La réalité est que la France a déjà trop pris exemple sur le Royaume-Uni, et que c'est l'une des raisons du malaise, comme le montre Jean-Louis Beffa dans son livre de 2012.

Chaque pays a un mode d'organisation qui lui est propre et lui vient de son histoire ; l'idée stupide qui règne dans ce pays (et pas ailleurs...) qu'on peut faire du copier collé a déjà fait assez de dégâts comme cela.

Non, l'avenir de l'école française ne passe certainement pas par les académies, et il n'est pas souhaitable que les prisons soient gérées par des sociétés privées.
a écrit le 25/03/2014 à 13:38 :
Le modèle de L'Angleterre est celui de l'endettement qui explique en bonne partie la hausse de la consommation. Les anglais sont endettés à 160% de leur revenu brut contre 103 pour les français.
Le modèle de la création de richesse par la dette n'est malheureusement pas éternel. Naturellement le Royaume-Uni ignore la règle du 3%, d'ailleurs son déficit est à plus de 6% et pratique une politique monétaire combative.
Ce n'est donc pas un modèle accessible aux membres de l'UE.
a écrit le 25/03/2014 à 13:08 :
Qui doit prendre modèle sur l'autre ?
a écrit le 25/03/2014 à 12:53 :
Il est toujours frappant de remarquer qu'un aspect sociologique primordial est méconnu lors de ces tentatives d'analyse comparée. La société au R.U. accepte les inégalités sociales (quelles qu'elles soient: héritage (famille royale, par exemple), ou "bingo" (bonuses à la City,...)), alors que le modèle français est a priori contre. Si l'on intègre cet aspect, la mise en perspective des "modèles" modifie la pertinence de l'approche "comparative".
a écrit le 25/03/2014 à 12:36 :
Vue que le model actuel c'est plutôt EX URSS cela fait une sacre différence!!!
a écrit le 25/03/2014 à 12:29 :
Quand on voit qu'en GB, si vous avez un cancer et que votre "taux de survie" avec les médicaments est de moins de 40% alors ils seront à votre charge à 100%. Si c'est cela le modèle britannique, je préfère la France et de loin.
a écrit le 25/03/2014 à 11:30 :
Bien sur qu'il faut regarder de ce cote de la manche le pb est quell type de regard. Aujourd'hui le RU et la France sont des forms de caricatures et si la france doit regarder le RU l'inverse est aussi vrai.
a écrit le 25/03/2014 à 11:21 :
Du fait de sa langue et de son histoire le RU a un lien financier/commercial privilégié avec ses anciennes dépendances (USA, Canada, Australie, Inde, Nigeria etc...) que la France (ni les autres pays d'Europe) n'auront jamais. Quand une startup américaine veut s'implanter en Europe, elle va systématiquement choisir Londres, sans se poser de question. Attention, cela a du bon, mais cela a aussi du mauvais (pays devenu une sorte de banque géante et un terrain de jeu pour les spéculateurs de tout poil). Par ailleurs, il faut rappeler que ce pays vit de ses ressources pétrolières depuis des décennies.
a écrit le 25/03/2014 à 11:13 :
Il y a au moins un système électoral dont nous pourrions nous inspirer, sans deuxième tour avec accords stupides rendant les programmes important impossible. Ce mode de scrutin parfait permet l'alternance, évite les extrêmes, et coûte moins cher. De plus l'absence de président rend le parlement responsable, ce dernier avait refusé avec raison l'engagement en Syrie malgré l'avis du premier ministre.
a écrit le 25/03/2014 à 11:00 :
le royaume uni et la france sont les deux extremes opposées(mais pas si éloignées) de ce qu'on peut faire dans le systeme mondial sans en sortir (et en sortir c'est la ruine). Le reste de l'europe regarde. L'Europe du nord regarde en haussant les épaules devant la financiarisation extreme brittanique d'un coté et le socialisme pepere Francais de l'autre, L'europe du sud tente une voie médiane.Personne ne propose d'initiative enthousiasmante
a écrit le 25/03/2014 à 10:58 :
et quels seront les effets de la perte du pétrole écossais ?
a écrit le 25/03/2014 à 10:21 :
Les mesures monétaires fortes prises par la Banque d'Angleterre (BoE) nécessitent la souveraineté monétaire. Elles ne sont pas suffisantes pour sortir d'une crise, mais sans elles la sortie de crise est beaucoup plus difficile. C'est ce qu'expérimentent à leur dépend les pays en crise économique de la zone euro. C’est bien évidemment aussi ce que va expérimenter la France qui est dans l’euro et qui est en crise par manque de compétitivité, désindustrialisation prononcée, dépenses et endettement publics trop élevés, déficits budgétaires, commerciaux et de balance des paiements. Si la France fait une action énergique de rétablissement de la compétitivité, il va lui manquer deux choses pour que l’action réussisse et ce serait de toute façon très difficile même avec ces deux choses si elles avaient du jour au lendemain, à savoir d’une part une monnaie qui lui soit propre et un taux de change adapté à la situation actuellement bancale de son économie, et d’autre part une banque centrale avec des attributions élargies comparativement à la BCE.
a écrit le 25/03/2014 à 9:58 :
et on publie la bulle immobiliere qui a repris a Londres, alimentee par le credit facile. Le probleme c est qu une bulle a evidement vocation a exploser et que ce type de bulle fait de sacre degats (entre les gens qui ne peuvent se loger et les banques en faillite une fois que la bulle a fait boum)
a écrit le 25/03/2014 à 9:56 :
Il n'existera jamais sur terre un seul et unique modèle pour la simple raison que chaque pays doit faire face à des contraintes totalement différentes. Regardez aux USA. Malgré leur fédéralisme et leur libéralisme, certains états n'arrivent pas au même niveau que les autres. Il y a toujours des déséquilibres si on ne réglemente pas finement les marchés. En France, vous avez des régions ou on dépense plus d'un salaire mensuel pour le chauffage à l'année, alors que les dom-tom ont trop chaud. Les besoins, les ressources et les dépense n'ont rien de commun d'une région à une autre, d'un pays à un autre et vouloir tout uniformiser est évidement absurde, sauf si le but consiste à affaiblir certaines nations pour en prendre le control.
a écrit le 25/03/2014 à 9:47 :
Il faut aussi rappeler que le deficit commercial du royaume uni est supérieur à celui de la FRANCE et que le royaume uni est basé sur la finance de la city.
a écrit le 25/03/2014 à 9:41 :
Ce qui est sur, c'est qu'en Angleterre, ma boite embaucherait parce qu'elle ne subirait pas le seuil social des 10 salariés ! Ce qui est sur, c'est que lorsqu'on embauché, on peut revenir en arrière si on a vu trop grand !! Ici, mis à part le blocage lié aux seuils sociaux, l'impossibilité quasi totale de mettre fin à un CDI fait qu'on embauché pas AU DÉPART !! D'ici fin mai, je vais réduire l'activité pour l'équivalent d'un temps plein, parce que dans la durée, je n'ai pas de certitude absolue !! En plus, les salariés, grâce aux réformes anti-Sarkozy de ce gouvernement, ne veulent plus faire d'heures supplémentaires!!!
Réponse de le 25/03/2014 à 11:13 :
les heures sup défiscalisées, de l'homme qui sauvait le monde tous les matins, était une mauvaise mesure puisque à ce moment là il n'y avait pas de tension sur l'emploi ,exceptés qq secteurs .le problème était de trouver du travail à un maxi de personnes et non d'en faire faire + à ceux qui en avaient et de rendre les les heures sup moins chères que les normales .
Réponse de le 25/03/2014 à 12:15 :
C'est d'ailleurs pour cela qu'il sont des milliers "createurs de richesse" à partir tout les jours vers l'angleterre...il ne vous reste plus qu'a rejoindre ce pays merveilleux ou l'herbe est plus verte....
Réponse de le 25/03/2014 à 13:33 :
@pm : le problème, c'est que MOI Je président, ne sauve rien tous les matins: il ne rend pas les heures sups moins chères que les normales..; il rend les heures normales AUSSI chères que les heures sups, et au passage, décourage les salariés !! Ce président normal qui devait prendre le train plutot que l'avion (1 fois depuis son élection, et un Falcon à 9200 euro pour se rendre aux élections de Tulle (une procuration suffisait!) !!! Trouver du travail à un max de personnes, d'accord, mais en retirant 150h sups à 6 salariés, ca ne fait QUE 900h de travail : ca vous interesse de postuler, vous ? Et en plus, parce qu'on n'ajoute pas carottes et navets, il y aurait 150h de secrétariat, 50h de mécanique auto, 150h d'enseignement moto et le reste en enseignement conduuite Auto !!!
a écrit le 25/03/2014 à 9:37 :
C'est quoi l'autérité à la française: ah oui! dépenses publiques à 57% du PIB, et dépenses sociales: record du monde..alors modèle anglais ou modèle allemand, personne ne peut en être certain, mais le modèle français envié par tous ne marche pas! Nos interrogations mènent au doute, à l'absence de prises de décisions, à l'absence de dynamisme, à l'absence d'investissement, à l'effondrement de notre société, et cela, les dernières élections démontrent que beaucoup de nos compatriotes le savent.
a écrit le 25/03/2014 à 9:32 :
Il y a surement de bonnes choses a apprendre du modèle britannique. Mais il faudrait surtout rappeler que la forte croissance britannique fait suite a une forte chute et que sur l'ensemble du cycle, la France a améliorer sa position par rapport au Royaume-Uni en terme de PIB (et de dette publique).

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