Forte explosion d'une voiture piégée devant le siège de la troïka à Athènes

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L'explosion a eu lieu à quelques pas d'un bureau de la troïka et n'a fait aucune victime. Les autorités avaient été mises au courant une heure avant. (Photo : Zougla)
L'explosion a eu lieu à quelques pas d'un bureau de la troïka et n'a fait aucune victime. Les autorités avaient été mises au courant une heure avant. (Photo : Zougla) (Crédits : Zougla)
Une voiture piégée a provoqué une forte explosion devant le siège de la Banque de Grèce dans le centre d'Athènes, sans faire de victimes, jeudi matin, jour de lancement de la première émission de dette de la Grèce depuis le début de la crise.

L'heure était aux manifestations dans les rues d'Athènes hier. Ce jeudi, le geste de contestation était autrement plus violent. Une voiture piégée a en effet provoqué une forte explosion devant le siège de la Banque de Grèce dans le centre d'Athènes, à quelques heures de la première émission obligataire du pays depuis le début de la crise.

Acte de protestation contre la troïka

Il n'y a fort heureusement pas eu de victimes, notamment en raison de l'heure tardive - il était 2h55 du matin - à laquelle l'explosion s'est produite. La portée de cet acte se voulait selon toute vraisemblance essentiellement symbolique, car le véhicule était garé sur un trottoir situé à quelques pas d'un bureau de la troïka, qui rassemble les bailleurs de fonds de la Grèce, l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international. Bref, les trois acteurs majeurs de la crise d'austérité infligée au pays.

Selon la police, la voiture volée, état chargée de 75 kilos d'explosif. Un appel téléphonique au site internet d'actualité Zougla et au journal Efymerida ton Syndakton avait prévenu les forces de l'ordre une heure avant le déclenchement du mécanisme.

Retour sur le marché

La violente récession qu'a traversée le pays suite à une réduction sans précédents du train de vie de l'État a fait perdre au pays 24% de sa richesse en à peine six ans. Le taux de chômage y atteint un record, en particulier chez les jeunes, et la situation sanitaire y est régulièrement dénoncée. Le niveau des salaires a baissé et l'investissement peine à se relancer.

Mais la forte compression de la demande intérieure a fait fondre le déficit commercial et les coupes dans le budget ont permis une réduction du déficit. Au plus bas, le rendement exigé par les investisseurs sur le marché secondaire pour le papier grec s'est largement réduit. Si bien qu'Athènes a annoncé hier sa première émission de dette à moyen terme depuis 2010 avec la mise sur le marché de 2,5 milliards d'euros d'obligations à cinq ans. Une opération éminemment politique, selon la plupart des observateurs, qui ne doit pas masquer le délabrement de l'économie du pays symbole de la crise des dettes souveraines.

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Commentaires
a écrit le 11/04/2014 à 14:10 :
On verse dans le terrorisme en Europe, voila qui est plutôt inquiétant!
a écrit le 11/04/2014 à 1:01 :
Encore un enfant gâté qui ne veut pas payer au prix fort ses privilèges (l'économie de la dette comme en France) sur les marchés au bénéfice de l'escroquerie de la solidarité européenne... aux frais de ses voisins.
a écrit le 10/04/2014 à 19:00 :
ça a foiré......peut on le regretter ?....
a écrit le 10/04/2014 à 18:20 :
Ce n'est pas une voiture des trafiques de J C junkers ?
a écrit le 10/04/2014 à 12:53 :
....il y en a qui se réveillent......des fois, ça marche !
a écrit le 10/04/2014 à 12:50 :
... une réaction face à l'escroquerie menée par une troïka mafieuse qui escroque les Grecs pour le plus grand profit de la BCE (la Grèce lui rapporte des centaines de millions d'euros chaque année) et de quelques pays parasites, dont la france qui n'est jamais à une truanderie ou une malversation près. L'idéal serait maintenant de s'attaquer directement et légitimement aux "intérêts" des voleurs européens à travers toute la Grèce.
a écrit le 10/04/2014 à 11:51 :
et les journalistes disent que la Grèce se relève et un exemple que l'austérité marche.
a écrit le 10/04/2014 à 11:51 :
et les journalistes disent que la Grèce se relève et un exemple que l'austérité marche.
Réponse de le 10/04/2014 à 15:09 :
Mais que voulez-vous, les journalistes écrivent ce que les patrons leur disent d'écrire.
a écrit le 10/04/2014 à 8:52 :
Quelle ingratitude ces Grecs après tous les bienfaits qu'on leur à prodigué.Bon leur pib est tombé de 25%,mais bon comme on dit,on ne fait pas d'omelette sans casser d’œufs.
Réponse de le 10/04/2014 à 10:30 :
J’espère que c'est ironique
Réponse de le 10/04/2014 à 12:55 :
Quel commentaire intellgent et pertinent. Il est vrai qu'il y a grandement intérêt pour les petits français très moyens à continuer à escroquer les Grecs. Il est vrai aussi que la france, qui a longtemps vécu en pillant ses colonies et en réduisansoplations en esclavage, continue aujourd'hui à survivre aux dépens des Grecs : la Grèce, qui ne reçoit que moins de 15 % de la pseudo-aide (le reste étant détourné au profit desbanksters - dont la BCE - et de quelues états-voyous européens), rapporte chaquee des dizaines de millions d'eos aux françai qui n'ont pas déboursé un seul cent pour la Grèce. Il est vrai que, qund on a une mentalité de parasite, de profiteur, de fainéant et d'incompétent, on ne change pas. Et la france restera donc ce qu'elle est. On voit sa splendide réussite.
Réponse de le 10/04/2014 à 16:18 :
hihi A votre avis !!!!,ce matin tous les commentateurs étaient heureux que la Grèce revienne se faire étriller sur les marchés financiers.Cela leur suffit pas ils continuent de plus belle.Dette/Pib 190%.Ils sont partie pour 50 ans de récession,au bout de dix on s'habitue certes.

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