Espagne : la baisse du chômage est "absolument insuffisante" pour Mariano Rajoy

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Nous avons de l'espoir pour l'avenir, car je crois que nous avons rompu la tendance de destruction de l'emploi et nous sommes maintenant dans la tendance contraire, a réagi Mariano Rajoy.
"Nous avons de l'espoir pour l'avenir, car je crois que nous avons rompu la tendance de destruction de l'emploi et nous sommes maintenant dans la tendance contraire", a réagi Mariano Rajoy. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Bien que son pays ait enregistré une baisse historique du nombre de chômeurs en avril, le chef du gouvernement espagnol ne se repose pas sur ses lauriers. Il rappelle ainsi la situation dramatique du pays, avec environ 5 millions de demandeurs d'emploi.

C'est une baisse historique. Sur le mois d'avril, la quatrième économie de la zone euro a vu le nombre de chômeurs reculer de 2,33%, soit 111.565 personnes en moins. Ce qui en fait, dans les annales, "le meilleur mois d'avril", a annoncé le ministère de l'Emploi.

"C'est un bon chiffre", a reconnu Mariano Rajoy, interrogé par la radio Cadena Ser, et "l'essentiel est qu'il y a maintenant un changement de tendance". Et de préciser:

"Nous avons de l'espoir pour l'avenir, car je crois que nous avons rompu la tendance de destruction de l'emploi et nous sommes maintenant dans la tendance contraire".

"Je ne suis pas satisfait"

Mais le chef du gouvernement, qui table sur un taux de chômage de 24,9% en 2014 puis 23,3% en 2015, a immédiatement prévenu: cette baisse du chômage est "absolument insuffisante" à ses yeux:

"Tant qu'il y a plus de 5 millions de personnes au chômage en Espagne, c'est inacceptable et je ne suis donc pas satisfait".

Selon les différentes méthodes officielles de calcul, le pays compte entre 4,7 et 5,9 millions de demandeurs d'emploi, pour un taux de chômage de 25,93% au premier trimestre. Le ministère de l'Emploi, qui recense les personnes inscrites comme chômeuses sur les listes du service public pour l'emploi, comptabilisait fin avril 4,684 millions de demandeurs d'emploi. L'Institut national de la statistiques (INE), qui décompte celles recherchant activement un emploi, en dénombrait 5,933 millions fin mars.

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Commentaires
a écrit le 06/05/2014 à 23:59 :
Ce qui est extraordinaire c'est qu'il n'y a plus de cris d'orfraie depuis le Gouvernement Rajoy, qui continue une politique dingue en Espagne. Ha mais quand c'était JL Rodriguez Zapatero ... c'était différent, c'était "avant" !?
a écrit le 06/05/2014 à 19:58 :
"Tant qu'il y a plus de 5 millions de personnes au chômage en Espagne, c'est inacceptable et je ne suis donc pas satisfait" -- En France, FH aurait plutôt dit "j'arrive pas a tenir mes promesses mais c'est pas grave, le plus important est de reporter les élections"
Réponse de le 06/05/2014 à 22:24 :
Quels arguments!
a écrit le 06/05/2014 à 18:12 :
Comme pour la France et pour tous les pays, il faudrait définir le taux de chômage comme le rapport entre : 1. D’une part, les personnes en situation d’inactivité totale ou partielle (temps partiel non voulu) ou ayant un niveau d’activité insuffisant quand le travail est exercé à titre libéral ou d’indépendant (donc population à retraiter au moins partiellement selon le niveau d’activité/revenu nets de frais sur une base mensuelle) 2. Et D’autre part, la population en âge de travailler ayant terminé sa scolarité ou sa formation de reconversion et en conditions de travailler (ce qui ne veut pas dire que des personnes souffrant d'un handicap ne font pas partie de la population active) et qui veulent travailler à temps plein ou à temps partiel (donc volontairement). L’Espagne aurait selon ce mode de calcul et malgré la baisse de sa population active compte tenu des exodes de travailleurs immigrés en Espagne dans les années 90-2000 retournant dans leur pays ou migrant ailleurs, ou des émigrants espagnols vers l’Europe ou vers d’autres zones géographiques notamment parmi les jeunes, on aurait probablement un taux de chômage de plus de 35% (pour 25% officiel) comme il serait de 17 à 18% en France (pour un taux officiel d’environ 11%/ France Métro+départements Outre mer).
Réponse de le 07/05/2014 à 0:07 :
Avant les années 2000 vous alliez à Barcelone, dans les cuisines et les serveurs, vous aviez des espagnols. Après vous aviez que des gens du continent sud-américains... Maintenant vous avez des espagnols, en moins grand nombre.
a écrit le 06/05/2014 à 17:51 :
Entre 4,7 et 5,9 millions, à la louche cela donne 1,2 millions d"écart ! Par contre la baisse est de 111.565 personnes en moins, pile-poil.
a écrit le 06/05/2014 à 14:42 :
C'est normal que le chômage baisse car une bonne partie des jeunes diplômés quitte le pays pour des cieux plus cléments.
Réponse de le 07/05/2014 à 0:02 :
Diplomés ou en cours. Je suis étonné, vivant dans une partie très anciennement colonisée par l'Espagne mais totalement oublié, de voir autant de jeunes espagnols. En tout cas cela ne me déplait pas, cela fait raisonner mes origines pas si lointaines.
a écrit le 06/05/2014 à 11:48 :
le chomage baisse avec des emplois précaires; les gens fuient le pays. Les réformes structurelles ultralibérales ont massacré l'Espagne. Bruxelles demande à la France de faire la même chose. Et des idiots utiles français soutiennent cette position bruxelloise.
Réponse de le 06/05/2014 à 13:36 :
Pas les idiots : les rentiers et les oligarques !
Réponse de le 06/05/2014 à 17:12 :
pas les rentiers et les oligarques mais Hollande et son discours du Bourget.

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